31 décembre… Après un vol sans encombre et avec Champagne sur Air France, nous atterrissons à Bangkok Suvarnabhumi le 1er janvier.

Il est 9h en Thaïlande, 3h en France, nous manquons de sommeil mais l’effervescence de la ville nous motive et estompe la fatigue. Nous faisons du change au guichet puis prenons un ticket qui nous oriente vers un taxi. Comme il n’est pas décidé à mettre le compteur en route (comme la majorité des taxis qui partent de l’aéroport), on se met d’accord avec le chauffeur sur le prix : 550 bahts. J’avais lu que la norme était 500 bahts pour le centre-ville. On ne va pas se battre pour 1,35 € !
Petit aparté : à chaque fois qu’un Thaï sera content du prix négocié, il nous dira avec un grand sourire “Bonne année !” et nous on se dira “Mince, on aurait pu payer moins cher !”.
Il nous dépose au bout de la petite rue où se trouve notre hôtel. Il est impossible de d’effectuer un demi-tour dans cette allée qui longe un canal, et c’est pour cela que j’ai choisi cet emplacement. Au moins nous n’aurons pas à subir le bruit de la circulation.

Nous déposons nos bagages, nous nous changeons (il fait plus de 30° alors qu’il faisait 5° à Paris), et partons vers le secteur où se trouvent les principaux temples royaux de Bangkok. Notre idée est de traverser le Chao Phraya – le fleuve qui traverse Bangkok – pour visiter le Wat Arun sur la rive ouest. Lorsqu’on arrive au Tah Tian pier, qui est l’embarcadère pour le Wat Arun, la file d’attente nous refroidit direct ! On se dit qu’on en a pour au moins 1 heure avant d’obtenir un ticket. A croire que tout le monde s’est donné rendez-vous ici en ce jour férié. Nous partons à la recherche d’un plan B. Une glace à la pulpe de noix de coco fraîche m’aidera à réfléchir !



50 mètres plus loin, nous prenons une allée qui débouche sur le Chao Phraya et trouvons un tout petit quai où une dame vend des tickets. Je lui demande si son bateau va au Wat Arun et c’est bien le cas. Ici il n’y a quasiment personne ! En revanche on se dit que ça va être invivable au Wat Arun si tous les gens qui attendent sur l’autre quai y vont. Et effectivement, il y a pas mal de monde mais on parvient à faire le tour du temple et à en profiter malgré tout.

Haut de près de 100 mètres, le prang principal du temple et les 4 prangs qui l’entourent sont recouverts de décorations faites avec des morceaux de porcelaine de Chine. Un travail minutieux époustouflant ! Le prang central, de style Khmer, symbolise le Mont Meru qui représente l’axe du monde dans la cosmologie bouddhique. Il est protégé par des statues de gardiens chinois. On peut monter au premier niveau du prang par de très hautes marches.






La visite se poursuit dans les autres bâtiments du temple, dont l’ubusot qui abrite la salle d’ordination des bonzes.






Nous reprenons un bateau en direction du quartier Chinois. Nous traversons d’abord le Pak Khlong Talat, le marché aux fleurs de Bangkok. C’est ici que sont confectionnées les couronnes et autres décorations florales que les bouddhistes apportent en offrandes dans les temples. Ça sent bon et certaines couronnes sont vraiment de petits bijoux tant leur confection est soignée et esthétique.







On traverse une étroite allée où sont suspendues des lanternes chinoises et qui débouche dans les rues de Chinatown.

Le quartier est très calme mais quand on approche du Wat Mangkon Kamalawat, surnommé le temple du dragon, il y a davantage de monde. C’est un temple bouddhiste chinois qui mélange également les traditions taoïste et confucianiste. Les fidèles de ces différentes croyances coexistent ainsi dans le même espace. Il se distingue des autres temples par son architecture et ses ornements typiquement chinois, et c’est pour cette raison qu’on voulait le visiter.




Le quartier commence à s’animer en fin de journée mais nous sommes crevés et décidons de retourner vers l’hôtel pour manger. Nous n’avons pas déjeuné à midi – avec le décalage horaire nous n’avions pas faim – alors on commence à avoir un petit creux et envie d’une bière fraîche. On prend un tuktuk qui nous emmène à Khao San road, LA rue de la débauche et du mauvais goût à Bangkok ! Pourquoi alors aller précisément là-bas me direz-vous ? Eh bien parce qu’on voulait voir, parce que l’hôtel est tout près et parce qu’il y a beaucoup de bars et de restos. Celui que nous choisissons, le Buddy beer, est même plutôt sympa car il a une cour intérieure donc on n’est pas directement sur la rue.

Le reste de Khao San est sans grand intérêt : des boutiques de fringues et de souvenirs, bars à weed et CBD, salons de massage, stands de nourriture plus ou moins douteuse (crocodile grillé alors qu’il n’y a quasiment plus de crocos en Thaïlande, mygales et insectes en tous genres…), et du bruit, du bruit, du bruit. J’achète juste une barquette de mango sticky rice (riz gluant, mangue fraîche et crème de coco, trop trop bon !) et en 15 minutes à pied nous sommes à l’hôtel. À 19h nous nous écroulons dans notre lit après une bonne douche fraîche.
























































































