Le désert du Namib c’est par où ? Suivez la dune !

Premiers pas sur la dune.

Nous quittons le Lapa Lange Game Lodge vers 8h15 et mettons le cap à l’ouest, direction le Namib-Naukluft park. Jusqu’à Maltahöhe, nous roulons à bonne vitesse sur une route asphaltée limitée à 120 km/h. Après Maltahöhe, la route devient piste, pas terrible au début puis plus roulante. Nous voyons plein de nids de républicains sociaux sur le bord de la route. Ces petits oiseaux, endémiques du sud de l’Afrique, fabriquent leurs nids en les agglomérant les uns aux autres. Cela fait des nids collectifs énormes qui peuvent faire rompre les branches tant leur poids devient conséquent.

Du côté de Zaris pass, les paysages deviennent intéressants.

Nous bifurquons sur la D845 et après quelques centaines de mètres, nous tombons sur un petit troupeau d’oryx en train de traverser la piste.

Ensuite, la C27 longe les dunes du désert du Namib. Nous touchons au but mais les 40 derniers kilomètres nous semblent très longs car la piste est de la vraie tôle ondulée. On est secoués comme des pruniers ! Après 4 heures de route, nous arrivons enfin à Sesriem où nous pique-niquons.

Le tri sélectif à la mode africaine (avec un nid de républicains sociaux dans l’arbre) :

Nous achetons le permis pour 2 jours et entrons dans le parc pour aller en haut de la dune Elim, la plus proche de l’entrée.
On grimpe, on se remplit les chaussures de sable orange, les garçons cavalent en tête et j’essaie de les suivre ! Pfiou c’est dur de marcher dans le sable mou ! Heureusement, le paysage est souvent prétexte à faire une pause photo qui permet de récupérer un peu de souffle en même temps. Et avec la lumière dorée de fin d’après-midi, c’est somptueux.

Tiens d’ailleurs, un oryx est en route vers le sommet de la dune pour se mettre au frais pour la nuit. Pause photo !

C’est chouette, on voit les hautes dunes situées au fond du parc. Pause photo !

Ah et de l’autre côté on a une belle vue sur les montagnes du Naukluft et la savane. Pause photo !

Je suis obligée de vider mes chaussures à plusieurs reprises car au bout d’un moment, je n’ai plus de place pour mes pieds tellement elles sont remplies de sable !

Après 2 heures de « balade » sur la dune, nous reprenons la route pour rejoindre Weltevrede guestfarm où nous arrivons juste au coucher du soleil. Le dîner est servi à heure fixe ; à 18h30 on nous sert l’entrée, puis nous nous servons au buffet. Ce soir, c’est lasagnes de springbok. Délicieux ! En fin de repas, les serveuses entonnent quelques chansons Namas qui contiennent 4 kliks différents. Vous savez, les kliks comme les Bushmen des Dieux sont tombés sur la tête !

On se couche à 20h30 (pas grand chose d’autre à faire de toute façon !). Demain on se lève avant l’aube pour être à la porte d’entrée du parc qui ouvre au lever du soleil, à 6h45.

Kalahari, sable rouge et savane

Safari dans le Kalahari

J’imaginais le désert du Kalahari comme une étendue de dunes rouges parsemées d’herbes jaunes. En réalité c’est l’inverse : du bush assez plat sous lequel on devine du sable rouge.

Ce matin, nous prenons le temps. On avait besoin de repos après le boulot et le long voyage en avion. On se lève tranquillement un peu avant 8h. Moi je me suis déjà levée à 6h30 pour voir le soleil se lever (c’est beauuuu sur la savane et le plan d’eau) mais je me suis recouchée ensuite.

Notre chalet

Dans la matinée, nous partons explorer la réserve privée du Lodge à pied. Il y a 3 sentiers de 2,2 km à 11,5 km. Comme nous sommes super courageux en ce début de séjour, nous choisissons celui de 2 km ! Ben quoi, il fait chaud et il faut se préserver pour les prochains jours. Nous voyons des antilopes (j’ai pas encore bien capté les différences donc je ne sais pas trop quelles races c’est), des autruches et trois girafes. Pour un début on est plutôt satisfait. C’est vraiment chouette de pouvoir accéder à la réserve en autonomie et de croiser des girafes alors qu’on est à pied à quelques mètres d’elles.

En début d’après-midi, un guide du Lodge nous emmène dans un grand enclos où vivent trois guépards. Il y en a deux autres dans un second enclos qui sont plus sauvages et agressifs. Comme partout où on peut en voir en captivité en Namibie, ils sont là parce qu’ils ont été recueillis blessés ou orphelins. Ces trois-là sont de gros chats qui ronronnent quand on s’approche ! Vrai de vrai, ils ronronnent et nous lèchent les mains ! On passe environ 45 minutes, juste nous quatre avec eux, à leur gratouiller la tête et à les photographier sous tous les angles. Ils sont captivants.

Léo est à l’aise mais Axel garde ses distances…

Personnellement, je suis sceptique sur le bien fondé de la démarche de ces lodges. Je crains qu’ils ne fassent passer l’intérêt économique avant la protection des espèces. Toutefois, les guépards du Lapa Lange ont l’air en bonne santé et le prix dérisoire que nous avons payé doit tout juste suffire à régler les frais de vétérinaire et la nourriture. Pas de quoi s’enrichir. Le guide nous a dit que le vétérinaire était passé récemment, on peut donc supposer qu’ils sont bien soignés. Ayant perdu leur instinct sauvage, ils ne peuvent de toute façon pas être relâchés car ils mourraient. Alors finalement, ils ne sont peut-être pas si malheureux ici, dans leurs grands enclos.

A 15h30, nous suivons un autre guide qui nous emmène, avec un énorme pick up surélevé, dans la réserve pour un safari (ici on dit un game drive). Et là on enchaine les rencontres : 3 girafes avec un girafon, des gnous noirs, des gnous bleus (en fait ils sont gris !), des springboks, des bubales, 2 rhinocéros blancs (en fait ils sont gris aussi !), des autruches et même des œufs, une sorte de chien sauvage tacheté que le guide n’a pas vu donc on ne sait pas ce que c’est !

Avant que le soleil ne disparaisse pour la nuit, on s’arrête et notre guide sort une table, une nappe blanche, des boissons et gâteaux apéro pour contempler le coucher du soleil comme il se doit. Une tradition qu’on trouve très sympa et qu’on serait tenté d’adopter !

Si la suite du voyage est aussi excitante que cette première journée de visite, ça promet…

Afrique australe : premières impressions

Nous sommes bien arrivés en Namibie, à 7h30, avec le soleil levant. Avec 2 heures de retard sur le planning prévu mais ça c’est pas grave. Et déjà sur le côté du tarmac, ça grouille de babouins qui détalent à l’arrivée de l’avion !

Comme je le redoutais, la connexion internet est très limitée donc les nouvelles arriveront au compte-gouttes ! Surtout les photos !

Après un briefing par le guide de l’agence Tourmaline, la récupération du véhicule de location et les courses, nous prenons la route vers le sud.

Sur la route entre l’aéroport et le Lapa Lange Game Lodge, dans le Kalahari, nous croisons des babouins, une autruche, des springboks et un grand koudou. Nous roulons principalement sur la B1, une route goudronnée qui traverse la Namibie du nord au sud. Seuls les derniers 35 km sont de la piste de gravier. Pour une prise en main du 4×4 – un Toyota Hillux – c’est parfait parce que, déjà c’est une grosse voiture et en plus il faut appréhender la conduite à gauche. Laurent actionne plus souvent les essuie-glaces que le clignotant car même les commandes au volant sont inversées !

Lorsqu’on croise un autre véhicule sur une piste, pendant quelques secondes on se retrouve dans un nuage de poussière. C’est le fesh fesh (mélange de sable et poussière).

Au Lodge, où nous arrivons vers 15h30, notre chalet donne sur un point d’eau où sont venus s’abreuver des élands du Cap – qui comptent parmi les plus grandes antilopes du monde – et deux rhinocéros blancs… à 20 mètres de notre terrasse ! On passe la fin d’après-midi à les observer.

Ce soir, après un rapide mais excellent dîner au resto du Lodge, on est au lit à 20h !

Une petite photo de l’intérieur de notre chalet :

29 juillet – journée shopping et retour à Denver

Je n’ai pas grand chose à raconter ni à vous montrer aujourd’hui. Le but de la journée est de dépenser des sous dans les outlets de Silverthorne !

Sur la route, nous traversons Vail et passons à côté d’Aspen. Des stations de ski réputées et huppées où il ne reste que quelques plaques de neige par-ci par-là en ce mois de juillet. Nous passons un col à plus de 3200 mètres, nous longeons le Colorado et l’Eagle river, puis nous arrivons enfin à Silverthorne. Il n’y a pas énormément de boutiques, contrairement aux outlets de Las Vegas ou Castle Rock, mais on a l’essentiel : Gap pour les enfants et Levi’s pour les parents !

Nous arrivons à Denver en fin d’après-midi et nous retrouvons les fameux bouchons qui ont failli nous faire louper l’avion il y a deux ans. Comme nous avions beaucoup aimé la Bottom Rock Brewery, nous y retournons pour dîner et sommes heureux de constater que c’est toujours aussi bon… et bruyant ! Il y a beaucoup d’animation dans le resto comme dans la rue, on est vendredi soir. Le burger aux champignons est à tomber !!!

28 juillet – Ces fichues Fisher Towers

La voiture s’est bien reposée, il n’y a pas de flaque suspecte en-dessous… tout va bien. Le choc sur le rocher de la Potash road n’a pas dû être trop méchant. Oufff !

Nous quittons Moab à regret. On adore ce coin. Les paysages, la Colorado river, l’ambiance de la ville, la « coolitude » des gens, les restos, les boutiques… Tout est plaisant.

Notre défi de la matinée est de faire la randonnée au pied des Fisher Towers en se rendant au moins au pied du Titan, la plus grande de ces tours de pierre situées sur la route panoramique UT-128 qui longe le Colorado. Il y a deux ans, nous nous étions contentés de les contempler de loin, depuis la piste d’Onion creek et depuis la route 128.
Photos souvenir :

Onion creek - Fisher Towers, Moab
Fisher Towers, Moab

La rando en entier fait 6,8 km et seulement 5 km aller-retour jusqu’au Titan. Facile ! En plus, il paraît que si on commence la rando pas trop tard, le sentier est en partie à l’ombre.
Sur le papier, tout est parfait. Oui mais…
D’abord, comme presque tous les jours depuis le début du voyage, nous avons du mal à tenir le timing fixé et à partir à l’heure de l’hôtel. Ensuite, nous n’avons pas été prévoyants hier et n’avons rien à manger pour ce midi donc il faut faire des courses avant de partir de Moab. Pour finir, le sentier est très mal balisé et nous nous engageons sur deux fausses pistes avant d’abandonner ! Je ne sais pas si c’est fait exprès pour embrouiller les futurs randonneurs mais certains s’amusent à créer des cairns un peu partout ; du coup, on ne sait plus lesquels suivre. Pour une fois, les américains pourraient copier l’exemple français et mettre quelques traits de peinture sur les rochers. Ce serait plus fiable que les petits tas de cailloux sans pour autant dénaturer le paysage. Et pour couronner le tout, nous sommes à contrejour donc nos photos sont pourries !!!!! Un conseil : si vous y allez un jour, faites la randonnée en fin de journée et apportez une boussole 🙂

P1090306_DxOstandard
P1090308_DxOstandard
P1090310_DxOstandard
P1090311_DxOstandard
P1090312_DxOstandard

Après 1h30 de marche et d’escalade de rochers au sein des Fisher Towers, nous n’avons pas réussi à aller au pied du Titan. Nous ne sommes pas loin et, en revenant vers le parking, nous trouvons finalement la trace du bon chemin (enfin, je crois !) mais le temps et la force nous manquent pour persévérer. Et avec tout ça, il est déjà midi donc on commence à avoir faim et trop chaud. Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre au bord du Colorado. Dernier pique-nique du voyage…

Pour rejoindre Grand Junction, notre ville étape pour la nuit, nous parcourons la totalité de l’UT-128 en faisant un arrêt à Cisco. C’est un village fantôme. Un vrai, pas une reconstitution. Deux scènes de Thelma et Louise ont été tournées ici. Malheureusement, il a été pillé et la plupart des bâtiments sont détruits. Ce qui nous surprend, ce sont les 2 ou 3 maisons en bon état relatif au fond du village. Des gens habitent ici !!! Il faut en vouloir ou vraiment ne pas avoir le choix pour vivre au milieu de véhicules rouillés, maisons écroulées, caravanes abandonnées… il y a même un mouflon mort en décomposition au bord de la route !!! C’est glauque !!! Drôle de dernière rencontre avant de quitter l’Utah.

P1030473
P1030474

De retour dans l’Etat du Colorado, nous parcourons les 37 km du Colorado National Monument. C’est un petit parc qui offre des vues sur des formations rocheuses et des canyons. C’est joli mais après les grandioses parcs d’Arches, Canyonlands et même le Canyon de Chelly, il ne fait pas le poids ! Pas assez rouge, pas assez profond, pas d’arches, pas de ruines, pas de rivière qui coule au fond (trop loin pour être visible)… Et la proximité de Grand Junction gâche le paysage puisqu’on voit la ville en arrière-plan. Pas très « wild west » tout ça…

P1090315_DxOstandard
P1090316_DxOstandard
P1090317_DxOstandard
P1090318_DxOstandard

Entrés dans le parc à Fruita, nous ressortons à l’autre bout à Grand Junction. Sur la route qui rejoint le centre-ville, on voit de magnifiques villas aux proportions énormes. Ca doit être sympa d’habiter là !

Arrivés à l’hôtel Clarion, nous faisons un tour à la piscine. Elle est très agréable, chaude et entourée d’arbres et de fleurs. Bizarrement il n’y a pas grand monde alors que l’hôtel est énorme. Pour le dîner, nous avons trouvé un petit resto super sympa, The Ale House, où on peut manger en terrasse ou dans le jardin. Les frites de patate douce sont excellentes !