Le nord de Lanzarote : Cueva de los verdes, Playa Caleton blanco et Monte Corona

On se lève ce matin encore avec le soleil qui nous permet de prendre de nouveau le petit-déjeuner dehors. C’est bien agréable ! Mais des nuages arrivent du nord et le temps se couvre. Plutôt que de filer faire l’ascension du monte Corona, le volcan le plus au nord, nous nous arrêtons au petit musée-boutique de l’aloe vera. Un film en français nous explique l’origine, la culture et les bienfaits de cette plante qui pousse particulièrement bien à Lanzarote. Entre Léo qui a pris des coups de soleil hier et Axel avec son acné, on a deux cobayes pour tester l’efficacité de l’aloe vera ! Pendant ce temps, une averse tombe durant 2 minutes maximum. On décide d’aller visiter la cueva de los verdes.

La Cueva de los verdes

La Cueva de los verdes est aménagée dans un tube de lave, appelé le tunnel de l’Atlantide, né de l’éruption du volcan de la Corona. Depuis le cône volcanique, il courre sur 8 km et se prolonge même jusque sous la mer. C’est le plus grand tunnel de lave sous-marin du monde. Deux sites touristiques ont été créés dans le tunnel : los Jameos del agua et la Cueva de los verdes.

Sur un kilomètre, la Cueva de los verdes a été aménagée en véritable œuvre d’art par Jesus Soto. Les jeux de lumière magnifient les cavités, mettant en valeur les différentes strates et textures de lave et les couleurs naturelles liées aux gaz, oxydes, dépôts salins, etc. La visite permet de parcourir d’abord le tunnel inférieur puis le tunnel supérieur. La hauteur du tube peut atteindre 50 mètres et 15 mètres de largeur !

Par endroits, des trous dans le plafond du tunnel inférieur laissent apercevoir le tunnel supérieur .

Nous n’avons pas entendu grand chose des explications du guide car il avançait assez vite et nous pas trop… nous avons pas mal traîné à l’arrière du groupe pour éviter l’effet troupeau et pour prendre le temps de photographier cette merveille.

En sortant, on constate que les nuages sont moins nombreux et moins denses. En amont de la Cueva de los verdes, j’avais repéré des « trous » sur Google maps. On décide d’aller voir de plus près.

Il s’agit toujours du même tube de lave de l’Atlantide, issu du volcan de la Corona, dont plusieurs parties sont écroulées.

Caleton blanco

En poursuivant vers le nord, on arrive à de petites plages de sable immaculé parsemées de rochers volcaniques qui forment des piscines naturelles. Le contraste entre le blanc du sable, le bleu caraïbes de l’océan et le noir de la roche crée un paysage assez irréel sur cette île où domine le gris. Le village d’Orzola, tout de blanc vêtu, est installé sous le volcan et face à l’océan. Des flots tumultueux de l’Atlantique ou du volcan, on se demande ce qu’il défie.

Il est 14h passé, on commence à avoir faim. Le restaurant du volcan est fermé et celui d’Orzola est plein. On se retrouve dans le mignon village de Haria pour déjeuner à La Porte Verte (hautement recommandable !).

Randonnée sur le volcan de la Corona

Le ventre plein, on retourne sur nos pas pour enfin faire l’ascension du monte Corona. Après avoir visité ses entrailles et lui avoir tourné autour toute la journée, il est temps de découvrir son cratère. Contrairement aux volcans du centre de l’île, celui-ci est très ancien et le plus haut de Lanzarote. Son apparition remonte à plus de 21600 ans. Ses éruptions ont créé le malpais (chaos de lave figée) qui s’étend sur la côte est et ses cascades de lave de plus de 400 mètres de haut se sont déversées vers la côte ouest, en direction des falaises de Famara. La randonnée de 3 km, qui part de la petite église de Yé, permet d’accéder à la caldera de ce volcan (130 mètres de dénivelé).

Les garçons se sont amusés à porter les cailloux volcaniques de manière plus ou moins élégante !

Le ciel et la lumière étant magnifiques, nous décidons de monter au mirador del Rio. On sait qu’il est malheureusement fermé cette semaine à cause du tournage de la saison II de la série Apple TV « Foundation », mais on peut se garer un peu avant pour profiter de la vue sur l’île de la Graciosa, les salines et la plage del Risco.

El cuervo et la montaña colorada

Nous sommes arrivés hier soir à l’aéroport d’Arrecife avec 20 minutes d’avance que nous avons largement reperdues puisque nous avons attendu 2h30 au comptoir du loueur de voiture (Cicar est réputé… peut-être trop !).

Ce matin je découvre les premières joies des vacances à Lanzarote : boire mon café sur la terrasse ensoleillée de la maison, en plein mois de février, et prendre mon temps.

Dans l’antre du volcan El Cuervo

Lanzarote est une île volcanique qui est apparue il y a plusieurs millions d’années. Sur une surface de seulement 60 km sur 25, l’île compte une centaine de volcans et 300 cratères ! El Cuervo est le premier volcan à être entré en éruption lors de la longue période d’activité volcanique qui a commencée en septembre 1730. À partir de ce moment, les éruptions se sont enchaînées durant près de 6 ans, prenant fin au début de 1736. Ces phénomènes volcaniques ont modifié la physionomie de l’île, en recouvrant près d’un tiers de sa surface, notamment des terres fertiles, et en créant une trentaine de nouveaux volcans, dont El Cuervo fut le premier.

El Cuervo est caractéristique des volcans de Lanzarote : une faible altitude (388 mètres) et un petit cratère. Le chemin pour le découvrir en fait le tour, offrant une belle vue sur las Montañas de fuego – les volcans du parc national de Timanfaya – et permet surtout d’entrer à l’intérieur du cratère.

En face del Cuervo, il y’a un autre volcan nommé la montaña negra. Ce volcan, plus ancien que ses voisins, doit son nom à sa couleur noire, due à la cendre qui l’a recouvert lors des éruptions de 1730-1736. J’avais prévu d’en faire le tour puis d’enchaîner avec le tour de la montaña colorada un peu plus loin. Mais on a craint la saturation de « tours de volcans » et avons choisi d’aller directement vers la belle montaña colorada.

La montaña colorada, le volcan rouge

La couleur de la face sud-est de ce volcan est provoquée par la présence d’oxydes de fer. Ce côté est constitué de lapili alors que l’autre côté est un champ de lave. La principale curiosité, où la majorité des visiteurs s’arrête, est une bombe volcanique qui aurait été expulsée lors de l’éruption des Montañas del fuego, à quelques kilomètres d’ici, entre 1730 et 1736.

En début d’après-midi, nous avons cherché un endroit ombragé pour pique-niquer. On pensait trouver un arbre dans le village de Tinguaton… mais non, pas d’arbre. Nous avons continué notre route jusqu’à se retrouver en bord de mer. A défaut d’ombre, nous avons trouvé un cadre plutôt sympa pour manger nos sandwichs ! Au bout d’une petite piste un peu caillouteuse, ce lieu nommé Bajo de la montaña est assez captivant : un volcan rouge dont la moitié a été engloutie par l’océan Atlantique d’un bleu hypnotique.

Sur le retour vers notre maisonnette située à Playa Honda, nous nous arrêtons dans la seule bodega ouverte en ce dimanche : El Grifo. Lanzarote est une île aride mais les viticulteurs ont réussi à tirer le meilleur de son sol volcanique. Avec beaucoup d’ingéniosité, ils ont utilisé le gravier volcanique, qui retient particulièrement bien l’eau, et ont construit des petits murets pour protéger leurs cultures du vent. Les vignobles de Lanzarote sont uniques et très graphiques. Chaque pied de vigne est installé dans un creux et abrité par un muret, souvent en demi-cercle. Les vins ne sont pas donnés mais ils sont bons.

On termine la journée par une balade à pied sur le front de mer de Playa Honda où nous prenons un verre au soleil couchant. Ce village est un très bon point chute, bien situé pour visiter Lanzarote, paisible, agréable et plein de bons restos et commerces.

Voyage en Croatie : le bilan

Ce voyage avec la famille au complet a été une vraie bouffée d’oxygène en cette période morose (note à toi, voyageur du futur : si tu ne vois pas de quoi je parle, tape Covid-19 dans ton moteur de recherche !).

Ce qu’on a aimé lors de nos vacances en Croatie

En 10 jours, nous nous sommes concentrés sur les incontournables :

  • Dubrovnik : essentiellement la vieille ville puisque nous n’avions que 2 jours pleins sur place. L’idéal est de flâner dans les ruelles pour découvrir tous les monuments, les jolies maisons, les passages, les escaliers… puis de prendre de la hauteur en faisant le tour des remparts. Cette visite est chère mais les points de vue sont vraiment exceptionnels.
  • Split : une ville hors du commun, étonnante, éclectique, pleine de charme. La vieille ville toute entière est un monument ! Le petit plus est de monter dans le clocher dans la majestueuse cathédrale pour une vue sur le dédale de rues et de toits.
  • Le Parc national des lacs de Plitvice : des cascades et des lacs, il y en a dans le monde entier. Les chutes d’eau de Plitvice ne sont ni les plus hautes, ni les plus impressionnantes, ni même les plus belles si on les considère individuellement. Ce qui fait leur singularité, ce qui les rend uniques, c’est leur nombre et leur diversité. C’est aussi la couleur de l’eau et des forêts. Ma-gni-fique !
  • Le Parc national de Krka : Krka ne se résume pas au chutes de Skradinski Buk que l’on voit partout en photo. Le parc est très étendu le long de la rivière Krka et cela vaut le coup de commencer la visite par le nord pour découvrir de nombreuses chutes d’eau, des vestiges de forteresses, le monastère orthodoxe de Krka, les chutes et la grotte de Roski slap, l’île de Visovac et son monastère, le village de Skradin et enfin les magnifiques cascades de Skradinski. En faisant la visite dans ce sens, on termine par le plus beau aux heures où le soleil donne de belles couleurs à la nature environnante.

Les hébergements de vacances en Croatie

Les hôtels sont relativement onéreux en Croatie. Nous avons privilégié la location d’appartements.

Nous avons réservé les hébergements sur Airbnb et Booking.

Split hors les murs

En dehors du palais de Doclétien, Split a encore d’autres atouts.

Notre appartement étant situé à 1,5 km à l’ouest de la vieille ville, nous avons eu l’occasion d’arpenter plusieurs fois la longue promenade le long du port, qui offre de belles vues sur la ville et permet de faire son marché parmi les yachts à louer ?

Celui-ci est à louer pour 399 000 euros la semaine (les prix psychologiques existent même sur la location de yachts de luxe !). On peut y loger à 12 personnes et il est loué avec 13 membres d’équipage.

De nuit c’est super beau.

Bizarrement, juste en face des yachts et bars branchés, un bâtiment immense est à l’abandon alors qu’un autre, tout moderne, est en construction à côté. C’est surprenant que cette verrue ne soit pas détruite, ça fait tache au milieu du reste.

En longeant les quais, on arrive face à l’immense place de la République (Trg Republike). Elle a un petit côté vénitien avec ses arcades et ses couleurs chaudes. D’ailleurs elle a été pensée pour ressembler à la place Saint-Marc de Venise. Elle forme un U ouvert au sud sur le port et la mer Adriatique.

À partir de la place de la République, on commence à longer le palais de Doclétien, caché derrière les bars et restaurants du front de mer.

À l’est des remparts, il y a un marché qui se tient tous les jours. Je voulais y acheter de l’huile d’olive mais il faut avoir confiance car elle est vendue dans des bouteilles recyclées. Comment être sûr que ce n’est pas de l’huile de supermarché ? D’ailleurs un monsieur a voulu m’en faire goûter ; son huile était dans des bouteilles carrées comme l’huile Carapelli mais sans étiquette. Et quand il l’a ouverte, j’ai entendu le bruit caractéristique d’un bouchon qui n’a jamais été ouvert… Dans le doute je n’ai rien acheté.

De notre appartement, en partant vers l’ouest, on longe la colline Marjan. Elle est interdite aux voitures et nous n’avons pas trouvé le courage de monter au sommet à pied.

Une église est incrustée dans la paroi

Nous nous contentons d’aller à l’une des plages situées à la base de la colline Marjan : Kasjuni beach. Il faut aimer être proche de ses voisins ! Et comme partout en Croatie, il ne faut pas avoir les pieds sensibles ou alors il faut être équipé de chaussures de plage car ce sont des galets.

Rafting sur la Cetina

La rivière Cetina caracole une centaine de kilomètres depuis sa source. Tranquille en été, elle grossit beaucoup de l’automne au printemps et a formé une gorge profonde bordée de hautes falaises. Elle se jette ensuite dans l’Adriatique au niveau de la ville d’Omis.

Pour découvrir ces beaux paysages de l’intérieur, nous avons réservé une descente en rafting avec la compagnie Pirates rafting.

Les garçons ayant demandé une grasse matinée, nous partons en fin de matinée de Split pour faire un tour à Omis. La vieille ville médiévale est toute petite, adossée aux montagnes. Contrairement à la plupart des villes historiques que nous avons visitées en Croatie, les maisons du front de mer sont plus colorées. Le rouge et le jaune des façades ressortent d’autant plus sur le gris clair des montagnes calcaires.

On pique-nique au bord de la rivière, en regardant les bateaux passer, à quelques kilomètres en amont d’Omis.

Puis vient l’heure du départ. On se change, on enfile les gilets de sauvetage et les casques, on monte dans la navette qui remonte la rivière et c’est parti pour 3 heures de descente sur la Cetina. Il y a cinq bateaux. On embarque avec deux jeunes allemands et leur copine bimbo. Je pense que c’est la première fois de sa vie qu’elle touche une rame !

Nous allons parcourir 10 kilomètres du point de départ au point d’arrivée où nous avons laissé la voiture.

Notre guide s’appelle Charlie, c’est sa deuxième saison ici. Les consignes principales qu’il nous donne, c’est de mettre les pagaies en l’air quand le passage est étroit, de continuer de ramer quand on traverse les rapides, et de s’asseoir au fond du bateau quand ça brasse beaucoup et que Charlie nous dit « bomba ». Moi je me retrouve deux fois au fond du bateau sans qu’on me le demande mais c’est une autre histoire…

À cette saison, la Cetina est classée catégorie 2, donc la descente n’est pas risquée et ça brasse juste assez pour s’amuser. Pour rigoler un peu plus, Charlie nous propose de passer certains rapides en marche arrière ou en faisant des 360°.

La température de l’eau est de 16°, on y goûte vite puisque les gens d’une autre compagnie de rafting sont arrêtés sur notre trajet et lancent une bataille d’eau à notre passage. Et ils ont la technique pour envoyer des paquets d’eau ! Alors lorsque nous nous arrêtons à notre tour, on leur réserve une belle haie d’honneur !

Et on s’arrose nous-mêmes aussi !

Les deux jeunes allemands de notre groupe sont des petits marrants. On se marre pas mal, surtout quand ils se mettent à imiter leur copine qui ne fait qu’effleurer la surface de l’eau et rame avec le petit doigt levé !

Vous trouvez qu’on a souvent les pagaies en l’air, qu’on ne rame pas beaucoup et que c’est une promenade pépère ? Regardez la suite…

Là par exemple, Charlie a dit « bomba » !

Vers la fin du parcours, il y a un passage de rapides dangereux. Il faut descendre du bateau pour que les guides traversent seuls. Laurent et moi choisissons de prendre le chemin classique. Les garçons choisissent de traverser une grotte dans laquelle il faut sauter dans l’eau qui n’est qu’à 10°. Ils ressortent transis de froid mais contents de l’expérience, surtout qu’ils ont l’occasion ensuite de faire un saut dans la rivière depuis une falaise de 5 mètres de haut.

On rentre à Split à 20h passées, crevés et contents de notre journée !

Par contre, je ne sais pas par quel insecte j’ai été piquée mais j’ai une boursouflure toute chaude de près de 10 cm de diamètre sur la cuisse et une autre sur le genou.