Kruger NP – une journée autour de Skukuza

La nuit n’a pas été de tout repos… mes copines les hyènes ont hurlé et ricané pendant un long moment ! C’est génial d’entendre la vie sauvage comme ça, en immersion, mais on est un peu fatigués ce matin ! Surtout que, pour optimiser nos chances de voir des animaux, on se lève avant l’aube afin de sortir du camp dès l’ouverture des portes. À 6h10 on est en route ! Nous refaisons l’itinéraire d’hier soir pour voir si les lions sont toujours là. Ils sont descendus dans le lit de la rivière donc on les voit de plus loin par rapport à hier soir.

5 minutes plus tard, une meute de hyènes tachetées traverse la route. Elles ont sûrement chassé toute la nuit (on les a bien entendues !) et viennent se reposer sur le talus au bord de la route.

On roule 10 minutes et, de nouveau, des hyènes nous passent devant. Je suis ravie car, en plus des lions et des léopards, je tenais à voir des hyènes. Nous n’en avions vu qu’une seule, de nuit et de loin, au point d’eau d’Halali à Etosha, en Namibie. Souvent décrites comme fourbes et méchantes (la faute à Walt Disney), moi je les trouve mignonnes.

Nous retournons au camp pour prendre le petit-déjeuner, puis repartons vers le sud pour faire une boucle sur la S114 et la H3. Dans les rochers, on voit deux jolies oréotragues. Ces antilopes miniatures se camouflent souvent dans les rochers où elles n’ont aucun mal à se déplacer grâce à leurs sabots pointus. Elles ne pèsent pas plus de 15 kg et mesurent dans les 40 à 60 cm. Difficile de les distinguer de loin, elles se font discrètes !

Encore un beau Rollier à longs brins qui nous domine du haut de sa branche.

Nous nous arrêtons au bird hide du Lake panic, juste à côté du camp de Skukuza. Il n’y a pas beaucoup d’oiseaux mais des hippopotames, dont deux qui n’arrêtent pas de se chamailler à coups de gueules grandes ouvertes.

On rentre déjeuner dans notre cottage. Un phacochère est en train de tondre la pelouse !

Après avoir déjeuné, on repart sur la H3. Des lions ont été vus à Transport dam alors on y va. Il y a en effet 5 lions en train de dormir de l’autre côté du plan d’eau. On les voit bien à la jumelle mais ils sont trop loin pour nos objectifs photo. En repartant du plan d’eau, on croise des Waterbucks (cobes à croissant). Ces grandes antilopes sont marrantes avec leur cercle blanc sur les fesses. Elles sont aussi très peureuses et tournent le dos dès qu’on s’arrête à leur niveau. Leurs gènes leur dictent une vigilance extrême à tout moment, comme toutes les antilopes d’ailleurs.

Tout du long de la H1-1, à part des zèbres, les innombrables impalas et quelques girafes, ce n’est pas la foule ! Ce sont les plus rares qu’on a envie de voir ! Cela dit, je ne me lasse pas des zèbre. Ils sont tellement beaux.

Donc voilà, les paysages sont beaux mais vides.

Allez, une petite photo d’impala. Les pauvres, elles sont tellement communes qu’on ne leur accorde plus d’attention. Elles sont jolies pourtant.

On traîne, on traîne, et on ne voit pas l’heure qui tourne. On a juste passé le camp de Pretoriuskop que je m’aperçois qu’il est déjà 16 h passées. Comme le temps est couvert aujourd’hui, on n’a pas vu le soleil décliner. On doit rentrer au camp avant 17h30… ça va être très chaud ! Il ne manquerait plus que ce soit maintenant, alors qu’on doit speeder, qu’on croise un animal intéressant !

Mais pas de risque, à part une hyène solitaire, rien à déclarer !

Au loin, en pleine ligne droite, on voit une voiture arrêtée. On se dit qu’on ne sera pas les derniers à rentrer au camp. En s’approchant, on constate qu’il y a un triangle orange sur la plage arrière, que l’avant gauche est complètement enfoncé et que l’Airbag s’est déclenché. Probablement une collision avec un animal qui est sorti des buissons ! La vitesse est limitée à 50 km/h mais beaucoup (les Sudaf notamment) ne la respectent pas, alors quand un animal déboule sans prévenir… Paf !

On dîne au Cattle Baron, le meilleur resto du Kruger, pour se consoler de cette journée en demi-teinte. Heureusement qu’on s’est levés aux aurores sinon on n’aurait pas vu grand chose. En voyant tous les récits de voyages et photos sur le Kruger, on s’attendait à voir une faune plus abondante. Être au bon endroit au bon moment est une histoire de chance… et elle n’était pas avec nous aujourd’hui. En regardant le sighting board ce soir, on se rend compte que des gens ont vu un léopard et des lions sur le trajet qu’on a fait ce matin. C’est un peu énervant !

Clarens, aux portes du Drakensberg

Notre avion est parti avec 1 heure de retard de Paris, ne nous laissant que 1h30 pour la correspondance à Londres. Heathrow étant le plus gros aéroport d’Europe, on croise les doigts pour que ce soit suffisant. Et comme l’avion qui doit nous emmener en Afrique du Sud est aussi en retard… pas de souci, ça passe largement !

British Airways ne fait pas comme les autres compagnies. Sur un vol de 10h30, le pilote n’a pas rattrapé une seule minute du retard pris au départ. Pas cool ! On arrive donc à 10h15 au lieu de 9h15. Heureusement, on passe assez vite la police des frontières et on récupère tous nos bagages en 10 minutes. C’est un peu plus long chez Europcar. Nous partons enfin à 11h45 sur les autoroutes de Johannesburg.

Nous faisons les courses dans un Hyper Checkers repéré à l’avance et filons tout droit vers le sud, vers le massif du Drakensberg où nous avons une première étape de prévue à Clarens.

Clarens est une petite ville charmante et très touristique située à une vingtaine de kilomètres de la frontière du Lesotho. Elle porte le nom d’une ville suisse où le Président Paul Kruger s’est exilé lors de la Seconde guerre des Boers au début du XXe siècle.

Pour notre premier séjour en Afrique du Sud, nous nous laissons porter par la joie d’être là tous les quatre et allons au resto pour célébrer cette première soirée des vacances. J’ai réservé chez Clementines quelques jours avant de partir, c’est une institution à Clarens. Et effectivement, c’est très bon. En plus on nous attribue une table juste devant le poêle. Une gentille attention que nous apprécions car il fait très très froid (moins de zéro !).

Las Roques de Garcia depuis Llano de Ucanca

Puisque la dernière fois Axel n’a pas voulu faire la boucle complète, nous retournons vers Las Roques de Garcia pour finir la rando et voir la partie basse, dans la plaine sédimentaire du Teide. Pour éviter la galère de chercher une place de stationnement sur le parking de Las Roques, nous nous garons au belvédère Llano de Ucanca. De là, on traverse entièrement la plaine avec le Teide en point de mire. Il y a un vent à rendre fou et les blousons sont de sortie malgré le soleil qui ne parvient pas à nous réchauffer.

La partie basse de la rando se fait sans aucun problème. Le panorama est magnifique.

Ensuite, le chemin grimpe dans la roche et ça se complique un peu. Je pensais que la montée serait plus simple et surtout moins longue ! Ma mère abandonne et décide de nous attendre au niveau du rocher nommé « la cathédrale » par lequel nous allons redescendre.

Arrivés au point le plus haut, on peut souffler un peu et profiter des vues sur les coulées de lave et tous ces pitons rocheux aux couleurs chaudes. On commence à avoir faim (il est midi passé) mais il y a trop de vent pour manger ici… et trop de monde aussi. C’est la grande transhumance des humains sur ce sentier !

Nous finissons la boucle en descendant depuis le mirador vers « la cathédrale ». Ceux qui font la rando dans le sens inverse ont l’air de souffrir du dénivelé autant que de la chaleur.

Faire la randonnées de Roques de Garcia depuis le mirador de Llano de Ucanca est une bonne idée. Certes, on parcourt 3 km de plus qu’en partant du parking de Roques de Garcia mais les vues lors de la marche d’approche sont top.

Las Carboneras – Chinamada

Retour dans le Parc rural d’Anaga pour une randonnée qui va nous mener de Las Carboneras au village troglodytique de Chinamada (7,6 km – 340 m de dénivelé).

On trouve une place assez facilement à côté de la petite église toute mignonne du village, puis nous décidons de faire la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre en partant vers le sud de Las Carboneras.

Dès le début du parcours, les vues sont très belles sur Las Carboneras et le magnifique environnement naturel de ce village perché. Le beau temps et la chaleur sont bien présents, on sue sur la première montée ! Il y a très peu de monde sur cette randonnée qui chemine à flanc de colline.

A l’arrivée à Chinamada, il y a un peu plus de monde mais c’est tout de même très tranquille. Les quelques maisons troglodytes se situent derrière l’église. Elles ne sont pas nombreuses, on s’attendait à autre chose… On a vu un village troglodyte bien plus intéressant à Grande Canarie.

Un coin à l’ombre, avec une fontaine à proximité juste à côté de l’église, tombe à point nommé pour la pause pique-nique. Après avoir rechargé les batteries, on se sent d’attaque pour poursuivre vers le Mont Aguaide. On passe au-dessus d’une autre maison troglodyte, puis le panorama sur la mer et les falaises se dévoile. La brume de chaleur fait comme un filtre flou sur la mer, c’est beau ! On s’amuse à observer plein de gros lézards noirs qui se cachent dans les pierres du mirador mais le vent nous oblige rapidement à rebrousser chemin pour retourner vers Las Carboneras.

Comme le retour est censé se faire par la route, et que ça ne nous plaît pas trop de marcher sur le bitume par cette chaleur, on reprend un bout du chemin parcouru à l’aller en remontant vers le sommet du mont Tenejias. De là, un autre sentier part sur la gauche (au niveau du petit calvaire). En alternant des passages sur la route et des portions de chemins plus escarpés, on parvient à rejoindre Las Carboneras. Comme ça fait du bien de s’asseoir dans la voiture !

Alors qu’à vol d’oiseau Taganana n’est pas si loin, il nous faut faire un grand détour par les routes sinueuses de l’Anaga pour rejoindre ce village avec ses airs de bout du monde. Une table en terrasse et à l’ombre, avec vue sur la mer, fait notre bonheur pour une pause fraicheur fort attendue. Léo prépare son drone pour aller faire quelques prises de vues du village et de la plage de Benijo un peu plus loin.

La journée se termine au restaurant Ibericos Gastro Bar, à Puerto de la Cruz. Hautement recommandable, même si, pour le cadre, on a toujours une préférence pour Tito’s Bodeguita à quelques kilomètres de là.

El Pijaral (ou Chinobre) dans le Parc rural d’Anaga

La randonnée prévue ce matin se situe au nord-est de Tenerife, tout au bout du Parc rural d’Anaga, et porte plusieurs noms : El Chinobre, el Pijaral, el bosque encantado… Comme il s’agit d’une Réserve naturelle intégrale, seules 45 personnes par jour sont autorisées à entreprendre cette rando et il est nécessaire d’obtenir une autorisation au moins 1 semaine au préalable sur le site Cabildo de Tenerife

Attention, des gardes forestiers vérifient les autorisations ! On a vu un petit groupe de jeunes faire demi-tour au pas de course pour leur échapper !

Je trouve que « el bosque encantado » lui va bien, surtout un jour nuageux comme aujourd’hui quand la brume envahit parfois le sentier. Il se dégage alors une ambiance enchanteresse, presque mystique. En revanche, pour les points de vues c’est moins le pied !

Randonnée El Chinobre

On démarre la randonnée (6,5 km – 300 m de dénivelé) au niveau du petit parking situé sur la gauche de la route, au kilomètre 4.8 en venant de la Ensillada. Le chemin est étroit, bien tracé mais parfois glissant et envahi de végétation.

Au Mirador Cabezo del Tejo, la boucle revient vers le parking par un chemin large et sans difficulté hormis sur la toute dernière partie ou on repique sur un sentier forestier étroit pour remonter au parking.

Le Parc rural d’Anaga est constitué de montagnes abruptes, de profonds ravins et d’une laurisylve (forêt primaire) dense et intacte. L’humidité qui règne presque constamment dans cette forêt apporte l’eau essentielle à son développement et favorise la propagation de mousses sur les troncs tordus. On se croirait de retour au Jurassique ou dans un décor de film fantastique ! Ce n’est pas sans nous rappeler les paysages du plateau de Rabaçal à Madère.

Sur le trajet vers Taganana, un rocher nous interpelle. Suivant l’endroit où l’on se place, il peut prendre l’aspect d’une tête de lion. Vous le voyez ?

On trouve un emplacement de choix pour pique-niquer : la playa de Benijo. Avec ses rochers émergeant de l’océan, elle a un côté inquiétant et fascinant à la fois.

Que ce soit sur le chemin de rando et même sur les routes, on croise vraiment peu de monde par ici. Et pourtant qu’est-ce que c’est joli et tellement différent des étendues volcaniques autour du Teide. On s’arrête fréquemment le long de la route pour observer les panoramas vertigineux.

Certains belvédères sont plus fréquentés, comme le Mirador de Cruz del Carmen qui offre une vue sur La Laguna ou encore le Mirador Pico del Ingles où se trouve une curiosité : el camino viejo.