Le Pays Zoulou vers Hluhluwe -iMfolosi

Notre voyage dans les belles montagnes du Drakensberg s’achève. D’autres aventures nous attendent !

Hier soir c’était une antilope, ce matin c’est toute une famille de babouins qui vient nous rendre visite !

La route n’est pas de tout repos pour Laurent. Entre les gens qui marchent sur le bas-côté, les chèvres qui traversent sans prévenir, les vaches, les potholes (trous énormes dans le bitume), les dos d’âne qui ne sont jamais signalés… il faut zigzaguer et freiner sans arrêt ! Quant à la dernière portion de route, on s’est vraiment demandé si elle aboutissait à l’entrée de la réserve. Déjà aucun panneau n’indiquait Hluhluwe-imfolozi et, plus on avançait plus elle était en mauvais état, avec même de l’herbe qui poussait dessus. Je savais que Cengeni gate était une entrée secondaire mais on a bien cru se retrouver face à une entrée condamnée. Heureusement un garde était là pour nous ouvrir le portail.

Voilà à quoi peut ressembler la route par endroits :

Et plutôt que de faucher, ils allument des feux partout, sur le bord des routes mais aussi dans les parcs nationaux, les champs…

La réserve de Hluhluwe-iMfolozi

Hluhluwe-iMfolozi est la plus ancienne réserve d’Afrique. Elle est notamment connue pour être un véritable sanctuaire du rhinocéros blanc. Alors que l’espèce était presque éteinte, à la fin du 19e siècle, une petite cinquantaine de rhinocéros ont été protégés au sein de la réserve iMfolosi. Les programmes de sauvegarde ont porté leurs fruits et la population de Hluhluwe-imfolozi avoisine aujourd’hui les 1500 individus malgré le braconnage dont ils sont victimes. C’est la plus importante population au monde.

En plus des rhinocéros, la réserve abrite également les autres « big five », c’est à dire des éléphants, buffles, lions et léopards. Le terme de « big five » a été créé par les chasseurs pour qualifier les animaux d’Afrique les plus difficiles et gratifiants à chasser. Bien évidemment, la chasse est interdite dans la réserve de Hluhluwe-iMfolozi (seuls les braconniers n’ont pas bien intégré le concept !).

On espère bien apercevoir quelques uns de ces big five ! Les paris sont ouverts dans la voiture : quel animal verrons-nous en premier ? Léo et Laurent misent sur les antilopes (ils ne se mouillent pas trop), Axel sur les rhinocéros (ambitieux le petit) et moi sur les phacochères (je ne me mouille pas trop non plus). Et c’est moi qui remporte la mise !

Après les phacochères, nous avons vu une quantité inestimable d’impalas, des zèbres, des buffles et 4 rhinocéros blancs. Pas trop mal pour un début !

Entrés dans la réserve à 14h45, nous faisons le Check in à 17h au camp de Mpila. La réceptionniste nous conseille de nous méfier des singes qui tentent par tous les moyens d’entrer dans les voitures et les logements. Au moment de sortir nos affaires de la voiture, pas de singe en vue… et 3 secondes plus tard l’un d’entre eux entre par le coffre ! Il faut être vigilant et vif pour les chasser ! Ils sont partout !

Dans l’antre du Drakensberg

Que ce soit en Afrikaans ou en Zulu, le nom donné aux montagnes qui se dressent devant nous ne laisse planer aucun doute sur leur relief accidenté et leurs sommets acérés. Drakensberg signifie littéralement « montagnes du dragon » en Afrikaans et uKhahlamba se traduit par « barrière de lances » en Zulu. Depuis notre chalet (le nº15 du upper camp), la vue est tout simplement unique. Appelé « l’amphithéâtre », le panorama le plus célèbre de ce massif s’étale sous nos yeux. Le café semble encore meilleur face à tant de beauté. D’autant plus que les températures, à l’extérieur comme à l’intérieur, sont moins froides aujourd’hui donc le petit-déjeuner est plus appréciable qu’hier. Avec le soleil, il fait même bon dans le chalet.

Tugela gorge trail

Pour la randonnée du jour , nous partons directement du Thendele camp. Pas besoin de la voiture aujourd’hui. Nous marchons tout droit vers l’amphithéâtre, en direction des gorges de la rivière Tugela. Tombant de près de 950 mètres, du haut des falaises de gré, elles comptent parmi les plus hautes chutes d’eau du monde. Presque 1km de haut !!! Mais en cette saison, les pluies sont rares donc elles sont presque à sec.

La randonnée complète fait plus de 15 km. En faisant demi tour au niveau de l’échelle qui contourne la gorge, on peut la limiter à 13 km aller-retour. Et c’est déjà pas mal !

La marche est longue et presque toute en montée à l’aller. On alterne entre des passages avec vue sur l’amphithéâtre, sur le Policeman’s helmet (sous son autre face par rapport à hier), dans des vallées boisées. La fin est assez escarpée et on termine dans le lit de la rivière où il faut faire son chemin parmi les rochers. L’apothéose est l’entrée du canyon formé par la Tugela.

Pour la pause déjeuner, un gros rocher lisse et ensoleillé nous permet de pique-niquer et de nous réchauffer au soleil.

L’échelle, qui est censée mener en haut du lit de la rivière pour contourner le tunnel, est fermée. Nous n’avions pas l’intention de monter mais comme ça nous n’aurons aucun regret. Le retour se fait assez rapidement, chaque pas nous rapprochant un peu plus du canapé dans lequel on rêve de se vautrer ! Et dans la douleur car Axel et Laurent ont des ampoules aux pieds. On s’arrête à un moment car on entend du bruit dans les buissons. Des babouins sortent de partout. On les observe sauter dans les arbres, se suspendre… ils sont marrants à regarder tant qu’ils gardent leurs distance avec nous.

Cette randonnée est l’une des plus prisées du Drakensberg. On a croisé un davantage de monde que sur les randos précédentes : une trentaine de personnes et 10 babouins !

En rentrant au cottage, une antilope nous honore d’une petite visite alors qu’on s’apprête à boire l’apéro.

Le soleil se couche sur l’amphithéâtre.

Clarens, aux portes du Drakensberg

Notre avion est parti avec 1 heure de retard de Paris, ne nous laissant que 1h30 pour la correspondance à Londres. Heathrow étant le plus gros aéroport d’Europe, on croise les doigts pour que ce soit suffisant. Et comme l’avion qui doit nous emmener en Afrique du Sud est aussi en retard… pas de souci, ça passe largement !

British Airways ne fait pas comme les autres compagnies. Sur un vol de 10h30, le pilote n’a pas rattrapé une seule minute du retard pris au départ. Pas cool ! On arrive donc à 10h15 au lieu de 9h15. Heureusement, on passe assez vite la police des frontières et on récupère tous nos bagages en 10 minutes. C’est un peu plus long chez Europcar. Nous partons enfin à 11h45 sur les autoroutes de Johannesburg.

Nous faisons les courses dans un Hyper Checkers repéré à l’avance et filons tout droit vers le sud, vers le massif du Drakensberg où nous avons une première étape de prévue à Clarens.

Clarens est une petite ville charmante et très touristique située à une vingtaine de kilomètres de la frontière du Lesotho. Elle porte le nom d’une ville suisse où le Président Paul Kruger s’est exilé lors de la Seconde guerre des Boers au début du XXe siècle.

Pour notre premier séjour en Afrique du Sud, nous nous laissons porter par la joie d’être là tous les quatre et allons au resto pour célébrer cette première soirée des vacances. J’ai réservé chez Clementines quelques jours avant de partir, c’est une institution à Clarens. Et effectivement, c’est très bon. En plus on nous attribue une table juste devant le poêle. Une gentille attention que nous apprécions car il fait très très froid (moins de zéro !).

Voyage en Croatie : le bilan

Ce voyage avec la famille au complet a été une vraie bouffée d’oxygène en cette période morose (note à toi, voyageur du futur : si tu ne vois pas de quoi je parle, tape Covid-19 dans ton moteur de recherche !).

Ce qu’on a aimé lors de nos vacances en Croatie

En 10 jours, nous nous sommes concentrés sur les incontournables :

  • Dubrovnik : essentiellement la vieille ville puisque nous n’avions que 2 jours pleins sur place. L’idéal est de flâner dans les ruelles pour découvrir tous les monuments, les jolies maisons, les passages, les escaliers… puis de prendre de la hauteur en faisant le tour des remparts. Cette visite est chère mais les points de vue sont vraiment exceptionnels.
  • Split : une ville hors du commun, étonnante, éclectique, pleine de charme. La vieille ville toute entière est un monument ! Le petit plus est de monter dans le clocher dans la majestueuse cathédrale pour une vue sur le dédale de rues et de toits.
  • Le Parc national des lacs de Plitvice : des cascades et des lacs, il y en a dans le monde entier. Les chutes d’eau de Plitvice ne sont ni les plus hautes, ni les plus impressionnantes, ni même les plus belles si on les considère individuellement. Ce qui fait leur singularité, ce qui les rend uniques, c’est leur nombre et leur diversité. C’est aussi la couleur de l’eau et des forêts. Ma-gni-fique !
  • Le Parc national de Krka : Krka ne se résume pas au chutes de Skradinski Buk que l’on voit partout en photo. Le parc est très étendu le long de la rivière Krka et cela vaut le coup de commencer la visite par le nord pour découvrir de nombreuses chutes d’eau, des vestiges de forteresses, le monastère orthodoxe de Krka, les chutes et la grotte de Roski slap, l’île de Visovac et son monastère, le village de Skradin et enfin les magnifiques cascades de Skradinski. En faisant la visite dans ce sens, on termine par le plus beau aux heures où le soleil donne de belles couleurs à la nature environnante.

Les hébergements de vacances en Croatie

Les hôtels sont relativement onéreux en Croatie. Nous avons privilégié la location d’appartements.

Nous avons réservé les hébergements sur Airbnb et Booking.

Le parc national des lacs de Plitvice

Qui n’a jamais vu des photos de ces innombrables cascades se déversant dans des bassins d’un vert émeraude au milieu d’une végétation dense ? Plitvice est le parc national le plus connu, le plus grand et le plus visité de Croatie (1 million de visiteurs par an) mais aussi le plus ancien d’Europe du sud. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Son intérêt réside bien sûr dans les nombreuses chutes d’eau, ses 16 lacs séparés par des barrières de travertin, et également dans la forêt primaire de hêtres et de sapins qui leur sert d’écrin. Hormis les passerelles de bois qui permettent de visiter le parc, aucune intervention humaine n’y est tolérée et la baignade est fort heureusement interdite (on a quand même croisé un couillon en maillot avec sa serviette de bain !). On observe ici la nature dans son état sauvage et on en prend plein les yeux.

Depuis l’entrée 2, on prend un petit bateau pour traverser le lac Kozjac, le plus grand des lacs de Plitvice. Puis on décide de suivre plus ou moins l’itinéraire E, avec un peu du H, pour faire les lacs supérieurs. Ces lacs supérieurs sont entourés d’une forêt épaisse et le relief ici est peu marqué. Ça grimpe tranquille !

L’eau coule de partout, dévalant d’un lac à l’autre, et passant même sous les passerelles.

Le seul bémol c’est la foule. Il y a vraiment trop de monde et ça gâche un peu le plaisir. Il y a un quota de 5000 personnes par jour mais à certains endroits ça bouchonne. Et encore, il parait que parfois il faut attendre 2 heures pour acheter les tickets d’entrée ou pour prendre le bateau. J’avais réservé sur le site internet donc nous n’avons pas eu à faire la queue qui, en effet, était assez longue mais pas au point d’atteindre 2 heures d’attente. Visiblement personne ne sait qu’on peut aussi acheter les tickets en bas à l’entrée 2 (ce n’est indiqué nulle part) et là il n’y a presque pas d’attente.

Nous n’avons pas trop attendu non plus pour prendre le petit train ou les bateaux. A chaque fois nous sommes montés dans le premier qui arrivait. Donc ça aurait pu être pire niveau foule. J’imagine même pas…

Le phénomène naturel qui donne naissance à tous ces lacs et cascades est le même qu’au parc de Krka. Petite révision : l’eau de pluie, en cheminant à travers les fissures du sol, composé de calcaire et de dolomite, dissout la roche. Les sédiments se déposent sur les mousses et les algues, créant différentes formes karstiques, comme des grottes et des barrières de travertin. Ces barrières forment des barrages naturels, créant des cuvettes qui donnent naissance aux lacs et, par débordement ou infiltration, aux chutes d’eau.

Barrière de travertin
Tout ce qui est immergé est recouvert, petit à petit, par les sédiments. Les arbres deviennent pierre.

Au bout du dernier lac supérieur, nous prenons une sorte de petit train qui nous ramène à l’entrée 2. Après le pique-nique, nous longeons le lac Kozjac pour aller du côté des lacs inférieurs. Cette partie du parc est moins étendue, encaissée dans un canyon de falaises calcaires, et on est souvent à la queue leu leu !

Nous n’avons pas vu d’ours ni de loups qui peuplent les montagnes des alentours de Plitvice, mais un petit serpent.

C’est dans le Parc national des lacs de Plitvice qu’a éclaté le premier conflit de la guerre d’indépendance, en 1991. Des policiers serbes ont pris un bus de policiers croates en embuscade pour prendre le contrôle de la région. Et c’est ici aussi qu’a eu lieu le dernier affrontement, lors de l’opération Tempête lancée par les croates, qui a mis fin à la guerre en 1995. Un si joli lieu pour une si vilaine guerre.

Nous logeons à une dizaine de kilomètres du parc, dans un chalet rustique et mignon. Le propriétaire tient un restaurant sur la route des lacs et c’est sa maman qui nous accueille. Elle est adorable mais ne parle pas un mot d’anglais ! On communique comme on peut, avec les mains.

Pour fêter l’anniversaire de Léo, nous allons au resto du propriétaire, le bistro Vila Velebita. Le cochon à la broche est excellent et les enfants apprécient leur pizza.


Deuxième jour à Plitvice

Normalement nous aurions dû visiter le parc des lacs de Plitvice aujourd’hui alors que de la pluie était annoncée. Et la pluie est bien arrivée dans la nuit. Il pleut même très fort. Donc ce matin c’est grasse matinée, courses à Korenica et lessive.

La météo semble s’améliorer alors, après un repas pris dans notre chalet, je regarde sur Google Maps où on pourrait bien aller. Je repère une petite route qui mène à des hébergements, parallèle à la route principale qui longe les lacs. Potentiellement, on pourrait y trouver des points de vue sur les lacs. Hier on voyait des gens là-haut, sans comprendre par où ils étaient passés puisqu’on ne voyait pas d’accès dans le parc.

Bingo ! Je suis contente de moi. La route longe le canyon par le haut et de petits sentiers en sous-bois mènent à des belvédères.

En prenant de la hauteur, on distingue bien les différences de niveau entre les lacs et les chutes d’eau qui tombent d’un lac à l’autre.

Veliski slap, la plus haute cascade du parc
Le ruisseau qui donne naissance à Veliski slap

On voit même des chutes d’eau invisibles depuis les passerelles du parc et les vues d’ensemble sont absolument magnifiques !

Malgré le temps couvert cet après-midi, le bleu des lacs est toujours aussi… bleu. On est bien contents de notre découverte !

En rentrant au chalet, une belle surprise nous attend. La mamie nous a fait le plein d’eau dans la carafe (on aurait préféré du vin 😉 et elle a allumé un feu dans la cheminée. On apprécie vivement car il fait 15° dehors. On sort le Monopoly et l’apéro pour une belle soirée au coin du feu.