Hier, j’ai réservé une excursion en bateau dans les îles Hong et Lao Lading. Le patron vient nous chercher à 8h à l’hôtel pour nous emmener au port. D’autres personnes, toutes françaises, nous rejoignent. Nous sommes 10 donc ça va car sur la plupart des bateaux c’est plutôt 25 personnes. C’est marée basse et il y a tellement de bateaux qu’il faut en traverser plusieurs avant d’accéder au nôtre. Ce nombre d’embarcations est stupéfiant ! Si tout le monde se retrouve sur les mêmes îles, ça promet d’être convivial !
À 9h, nous arrivons à Koh Lao Lading. On nous dépose sur une plage d’où un court chemin part pour arriver à une autre jolie plage enserrée entre des falaises.
Il faut se méfier des méduses et des poissons voraces. Laurent s’est fait mordre ! Avec ses jambes blanches, ils ont dû le prendre pour un bout de pain !
Le bateau fait un arrêt snorkeling avant de pénétrer dans la lagune de Koh Hong. On entre par une faille pour découvrir un espace quasi fermé cerné de falaises.
De l’autre côté de Koh Hong, on arrive sur une belle plage, elle aussi dominée par de hautes formations rocheuses.
C’est d’ailleurs le sommet d’une des montagnes que l’on vise dès notre arrivée puisqu’un point de vue y a été aménagé. Nous donnons d’abord au pilote du bateau notre obole pour payer l’entrée dans le parc national marin de Thanbok Kharanee, puis entamons l’ascension. La montée n’est pas une sinécure mais le panorama à 360° sur les îles de la mer d’Andaman et sur la plage de Koh Hong vaut bien les litres de sueur que nous versons. Quelle récompense !
L’autre récompense est de se dire que dans quelques minutes nous serons sur cette plage de sable blanc et pourrons nous prélasser dans la mer chaude.
Nous allons à Klong Muang voir le coucher du soleil et dîner dans un resto de plage très agréable, joliment décoré. C’est amusant de voir des décos de Noël dans les palmiers.
Par la grande baie vitrée face à notre lit, nous voyons que les nuages sont toujours bien bas. Tant pis, on maintient le programme. Nous nous sommes mis d’accord avec la propriétaire de l’hôtel hier soir pour qu’elle nous serve le petit-déjeuner après notre balade sur le lac. Partir tôt est la meilleure solution pour éviter les groupes qui arrivent à partir de 9h30.
Le lac Cheow Larn
Nous nous garons sur le parking au-dessus de l’embarcadère et allons négocier un bateau. Notre “capitaine” (c’est ainsi qu’il s’est présenté !) est très sympa et marrant. Il est ravi que je lui demande si je peux le prendre en photo et prend immédiatement la pose !
On vient visiter le Parc national de Khao Sok principalement pour sa forêt tropicale, plus ancienne encore que la forêt amazonienne, et pour le lac Cheow Larn. Ce dernier est apparu lors de la construction du barrage Ratchaprapha dans les années 1980, qui a provoqué l’inondation de la vallée et nécessité l’évacuation de 5 villages désormais immergés. Des eaux émeraude du lac émerge aujourd’hui une centaine de pitons karstiques calcaires envahis de végétation sur fond de jungle, une sorte de Baie d’Halong en eau douce. Ces pitons, qui forment un paysage spectaculaire, sont les sommets et crêtes de massifs montagneux dont la base disparaît dans les profondeurs du lac.
Malheureusement pour nous, la météo gâche un peu le moment et assombrit la surface de l’eau. Une averse nous fouette le visage sur le retour à l’embarcadère. Cela nous fera un argument de plus pour revenir un jour et visiter le Parc national de Khao Sok plus en profondeur.
En partant du parking, j’envoie un message à la propriétaire de l’hôtel et, à notre retour, le petit-déj est servi sur la terrasse devant notre chambre. Royal !
Khao Na Nai Luang Dharma Park
Le site vers lequel nous nous dirigeons maintenant, je l’ai découvert en fouillant la carte sur Google maps. Uthayan Tham Na Nai Luang, ou Khao Na Nai Luang Dharma Park, est un temple composé de 6 pagodes disséminées dans la montagne, reliées par des escaliers et des passerelles. La plus haute pagode culmine à 300 mètres d’altitude. L’entrée et le parking sont gratuits (pour l’instant !) et il n’y a quasiment personne.
Dès la porte d’entrée, nous sommes séduits. Nommée porte de Phutawadi, elle est très jolie et nichée dans une végétation dense. D’ici on mesure l’ampleur de l’effort qu’il va falloir fournir pour visiter toutes les pagodes. On les dirait comme suspendues dans les arbres.
Il fait très chaud et malgré l’ombre que procurent les grand arbres, l’ascension est fatigante. Les marches sont hyper hautes, elles font au moins 35 cm de haut, et il y en a vraiment beaucoup ! Les pagodes sont toutes différentes. Certaines sont en latérite, d’autres peintes en blanc ou encore dorées. Celle du milieu est magnifique entourée de bougainvilliers en fleurs, les deux en latérite sont agrémentées d’un bassin, l’avant-dernière est remplie de Bouddhas dans diverses positions. Chaque pagode offre une vue sur les autres, avec la jungle et les plantations de palmiers en toile de fond.
Pour se reposer, nous filons au Kuan Nom Saow Restaurant. Perché a flanc de montagne, ce petit resto de plein air est super mignon et le panorama sur les reliefs envahis par la jungle est à couper le souffle.
Nous nous installons en fin d’après-midi à l’hôtel Baan Nai situé sur les hauteurs de Ao Nang. Le cadre est somptueux, les oiseaux chantent, la chambre est top… Encore un rapport qualité-prix imbattable (47 € la nuit !).
Comme nous sommes à plusieurs kilomètres du centre, nous prenons le tuktuk gratuit proposé par l’hôtel pour aller au marché de nuit. Là nous déchantons un peu ! C’est plein de boutiques pour touristes (y compris contrefaçons) beaucoup plus chères qu’ailleurs, il y a foule, les scooters pullulent, beaucoup de restos ont la musique à fond… pas trop notre truc. On choisit l’un des seuls restaurants calmes, un italien, et il s’avère plutôt bon.
Ça ne doit pas être facile de retrouver son scooter !
Le site majeur du Parc national de Sam Roi Yot est au programme de la matinée. Il s’agit d’une grotte ouverte en son sommet et à l’intérieur de laquelle se trouve un pavillon royal. La route d’accès est en travaux, l’ancien pont est en cours de reconstruction, et il faut passer par un petit pont de bois qui semble bien artisanal.
Phraya Nakhon cave, le joyau de Sam Roi Yot
La grotte Phraya Nakhon est une cavité dont le plafond est percé, ce qui laisse passer la lumière naturelle. En hiver, entre 10h et 11h30, les rayons du soleil pénètrent dans la grotte et éclairent le pavillon royal construit en 1896 pour accueillir le roi Rama V. C’est absolument somptueux.
Pour s’y rendre, point de route ! Depuis le village de Bang Pu, il faut se farcir une rando de 3 km aller-retour qui monte, puis descend, sur la plage de Laem Sala, puis de là remonter par des escaliers taillés dans la montagne jusqu’à l’entrée de la grotte. Il y a bien des bateaux qui font la liaison du parking jusqu’à la plage mais il faut croire qu’on aime souffrir sous la chaleur puisqu’on fait tout à pied.
On arrive d’abord dans une première salle dont le plafond est percé de deux trous permettant à la végétation de pousser dans la grotte.
Puis dans la seconde salle, immense, se dévoile le fameux pavillon rouge et doré auréolé des rayons du soleil.
Les gens présents sont assez respectueux car tout le monde parle à voix basse. Sur une paroi, les rois Rama V (à droite) et Rama VII (à gauche) ont laissé leur signature lors de leur visite, faisant de Phraya Nakhon cave un lieu hautement historique pour les Thaïlandais.
En redescendant vers la plage, la propriétaire de l’hôtel nous avait dit de bien regarder dans les arbres car une colonie de singes à lunettes (Semnopithèques obscurs) vit dans la forêt aux abords de la grotte. Et pas manqué, grâce à un guide Thaï, on arrive à en voir plusieurs qui sautent dans les arbres. Impossible de les prendre en photo à cause du feuillage mais on voit bien leurs yeux cernés de blanc et leur longue queue.
Bien que la rando ne fasse que 1,5 km (3 km aller-retour), nous avons mis près d’une heure pour arriver à l’entrée de la grotte et presque 3 heures au total. Partis à 9h15, il est midi quand nous sommes de retour à la voiture.
À Prachuap Khiri Khan, nous ignorons volontairement la montée au Wat Khao Chong Krachok. Nous avons assez crapahuté ce matin et ce temple a la réputation d’être fréquenté par des macaques agressifs. Très peu pour nous ! Nous préférons tenter notre chance d’apercevoir les semnopithèques obscurs du côté de la base militaire. Nous faisons tout de même un tour sur la jetée pour voir le Wat Khao Chong Krachok qui domine la ville.
Les semnopithèques obscurs de Prachuap
Nous reprenons la voiture pour 5 minutes et j’indique à Laurent de tourner à gauche sur la base aérienne. Un garde nous fait signe d’avancer sans même nous contrôler. C’est assez surprenant mais les visiteurs ont le droit de circuler librement. Il y a même un golf, des restaurants, une plage… Nous passons un 2e poste de contrôle, on dit qu’on vient voir les singes et le militaire me remet une plaque à mettre sur le tableau de bord de la voiture en échange de mon passeport. C’est quand même bizarre comme situation : on est en train de chercher des singes et un camion plein de soldats armés s’arrête à côté pour faire des exercices !
On cherche mais on ne les trouve pas. Il y a une autre famille qui cherche aussi et le monsieur finit par repérer un singe au loin. Un guide Thaï arrive avec un sac plein d’épis de maïs et les singes se rapprochent.
Attirés par le maïs, tout un groupe vient finalement à notre rencontre pour casser la croûte. Il y a même un bébé, très repérable avec son pelage jaune. Chez les semnopithèques, les petits naissent jaune pour être facilement repérés et mieux protégés par les adultes, puis ils deviennent gris vers l’âge de 5 mois.
Je vais chercher des bananes dans la voiture mais le monsieur Thaï me dit qu’ils n’aiment pas ça. Comment ?!? On m’aurait menti toute ma vie ? Les singes ne mangent pas de bananes ?!? En effet, ils boudent mes bananes et le monsieur, très gentiment, me donne son sac de maïs.
Cependant, l’un des singes n’apprécie pas et jette le maïs que je lui tends.
Je retente ma chance avec une banane, la maman s’en saisit et part la manger avec son petit. Et paf monsieur le guide, les singes aiment les bananes ! La vérité est rétablie et la preuve en image est irréfutable.
Ces singes sont sociables et pas du tout agressifs, contrairement aux macaques. Et avec leur pelage duveteux et leurs petits yeux cernés de blanc, on est au comble de la mignonnerie.
En fin de journée, nous profitons un peu de notre hôtel 4* face à la plage au sud de Prachuap. C’est le plus cher de notre séjour : 90€ pour une suite de 85 m², petit-déj buffet inclus. D’un point de vue rapport qualité-prix, on est pas mal.
Encore peu proposé dans les circuits touristiques classiques, le Parc national de Sam Roi Yot est une pure merveille.
Bueng Bua, le lac du Parc national de Sam Roi Yot
Le parc national est divisé en plusieurs parties, toutes accessibles avec le même ticket d’entrée valable 1 journée.
Nous nous rendons à Bueng Bua, un lac marécageux encadré de montagnes où les oiseaux trouvent refuge dans les lotus sacrés et les nénuphars. Un ponton permet de “marcher sur l’eau” pour s’approcher de la faune et de la flore du lac mais c’est en bateau que l’on profite le mieux du site. Nous prenons donc un bateau et nous laissons guider parmi les joncs et les étendues de lotus sacrés dont les feuilles immenses abritent les aigrettes et autres nombreux volatiles qui peuplent le marais. Le pilote coupe régulièrement le moteur pour avancer à la rame, sans bruit.
Avec les montagnes en toile de fond, les paysages sont somptueux. C’est vraiment magnifique et, comme ils ont pensé à tout, notre barque est même assortie aux couleurs des lotus !
Le pilote nous indique une grotte dans la montagne. Nous accostons sur un ponton et entreprenons l’ascension dans la forêt jusqu’à l’entrée de la cavité. A l’intérieur, stalagmites, stalactites et un Bouddha. Probablement des chauves-souris aussi… on entend bruisser dans l’obscurité au fond.
La balade à pied sur le ponton flambant neuf (l’ancien a été détruit) est chouette aussi mais on voit beaucoup moins d’oiseaux, très peu de lotus et le panorama sur les montagnes manque de recul.
Khao Daeng viewpoint
Après avoir traînassé dans le bateau, un peu d’exercice s’impose ! Au sud du parc national de Sam Roi Yot, nous partons à l’assaut du Khao Daeng pour une vue sur les environs depuis le sommet. La montée est difficile, sur un terrain irrégulier dans des rochers très coupants. En haut, on a vue sur le Golfe de Thaïlande et les élevages de crevettes.
On croise le chemin d’une scolopendre, charmante petite bête style mille-pattes dont la morsure très douloureuse peut-être mortelle. On ne dirait pas comme ça ! Et aussi des macaques qui jouent à cache-cache.
Au pied du Khao Deng viewpoint se trouve le Wat Khao Daeng dans son écrin de montagnes. Un Bouddha un peu particulier, coupé en deux, est posé devant le temple.
Notre hôtel est à 20 minutes. Nous nous installons tranquillement puis partons faire un tour sur la plage juste devant.
J’ai réservé un massage thaïlandais pour 18h. J’adore ces massages énergiques, ça fait mal sur le coup mais finalement ça fait du bien ! Laurent est petit joueur, il n’a pas voulu tenter l’expérience !
Aujourd’hui nous allons explorer l’Aurlandsfjord, l’un des nombreux bras du Sognefjord. Pour le trajet entre Laerdalsoyri, où se trouve notre maison, et Aurland, deux options sont possibles : par le tunnel (le plus long du monde) en 35 minutes ou par la route touristique en 1h25. Devinez ce qu’on a choisi ?
Un virage à gauche et nous voilà en train de gravir la Snøvegen (route des neiges), l’autre nom de l’Aurlandsfjellet. Et les arbres disparaissent en effet assez vite pour laisser place aux glaciers et à la neige sur les flancs des montagnes et au bord des lacs.
Avant d’atteindre le village d’Aurland, il y a un point de vue que tout bon touriste ne peut ignorer : Stegastein viewpoint. Il s’agit d’une passerelle en bois qui forme une avancée au-dessus de la forêt, offrant un panorama grandiose sur l’Aurlandsfjord. Le plus gros challenge est de trouver une place pour se stationner sur le minuscule parking. On fait un premier passage infructueux, demi-tour, Laurent s’engeule avec un mec qui ne veut plus ni avancer ni reculer (la route est très étroite), et au deuxième passage on trouve à se garer.
AurlandsfjordLe village d’Aurland
Les toilettes étant vitrées, on a une belle vue aussi pendant la pause technique.
Un autre point de vue plus bas donne une meilleure impression de la hauteur des montagnes qui tombent dans le fjord.
Le reste du trajet jusqu’à Aurland est un peu fastidieux. La route est étroite, les gens n’osent pas se serrer sur le côté, certains s’engagent alors que le trafic est déjà engorgé, des campings-car n’arrivent pas à se croiser… c’est galère !
Sur la route d’Undredal, nous rencontrons un nouvel embouteillage, plus sympathique celui-ci ! Ce qui est drôle c’est que les chèvres, chassées de la route, filent se regrouper pile à l’endroit où des campeurs sont installés (le camping sauvage est autorisé et courant en Norvège). Les pauvres sont envahis et crient pour les faire partir.
Nous arrivons à Undredal, un village en cul-de-sac au bout du Aurlandsfjord, qui n’est desservi par une route que depuis 1988. Seulement 100 habitants… beaucoup plus de chèvres ! Justement, le fromage de chèvre est la spécialité du coin, notamment le Brunost, un fromage brun au goût sucré.
Undredal est aussi connu pour abriter la plus petite église en bois debout de Norvège. Elle a été construite autour de 1147 et mesure 12 mètres sur 4. Contrairement aux autres stavkirke que nous avons vues jusqu’ici, elle est peinte en blanc et non recouverte de goudron. Elle n’a pas non plus les ornements que l’on trouve souvent, comme les têtes de dragons ou autres motifs animaux ou végétaux. Du coup, elle n’a pas l’allure d’une stavkirke.
Nous nous installons sur la terrasse du seul resto du village pour manger une bonne pizza au fromage local.
Pour éliminer, nous nous lançons sur le Stokko trail, qui mène à une ferme en bord de fjord. La randonnée est plutôt facile et agréable car on ne quitte jamais le fjord de vue. On traverse quelques portions rocailleuses et des champs de foin. Des agriculteurs utilisent toujours cette petite ferme accessible par la mer et continuent d’entretenir ce paysage. Ils utilisent le foin comme fourrage pour leur bétail.
On s’arrête à Flåm sur le chemin du retour. Ce « village » n’en est pas vraiment un ! Il se résume à un énorme parking, des boutiques de souvenirs, un port qui accueille les paquebots et une gare. C’est d’ici que part le train qui monte à la station de ski de Myrdal, excursion hors de prix qui figure dans tous les catalogues des croisiéristes et agences de voyages. Le seul truc de bien, c’est la brasserie Ægir bryggeripub où nous prenons une bonne bière rafraîchissante.
Pour le retour à Laerdalsoyri, nous prenons le fameux tunnel routier le plus long du monde : 24,5 kilomètres. Nous avons passé très exactement 19 minutes et 30 secondes là-dedans ! Il a été construit en seulement 5 ans et il est tellement long qu’il est équipé d’une usine de traitement de l’air, il y a aussi des « cavernes » reproduisant les couleurs des aurores boréales qui ont été aménagées pour rompre la routine des conducteurs.