Mount Rainier National Park – Paradise

Aujourd’hui on découvre la face sud du Mont Rainier, dans le secteur de Paradise. J’ai réussi à avoir le premier créneau de 9-11 h pour entrer dans le parc national. On fait d’abord un arrêt aux Reflection lakes dans lesquels, comme leur nom l’indique, se reflète le Mont Rainier. Le vent est en train de se lever et le reflet se brouille petit à petit, il faut faire vite pour la photo.

Skyline trail, un panorama hors norme sur le Mont Rainier

La météo est encore parfaite aujourd’hui. On a de la chance.

Le parking principal de Paradise est déjà bien rempli mais on arrive à se caser entre deux voitures. On démarre la randonnée de Skyline trail vers 10h. Le chemin monte sec (539 mètres de dénivelé) et se rapproche de la base du sommet et des glaciers. On entend d’ailleurs la glace craquer et chuter à deux reprises. Le Mont Rainier abrite la plus grande superficie de glaciers des États-Unis (hors Alaska) et leur épaisseur atteint jusqu’à 228 mètres. C’est un peu le Mont Blanc américain.

Des marmottes font le show dans les rochers.

Il reste des plaques de neige par endroits. Il a neigé jusqu’en juin. Parfois on marche dessus, parfois cela oblige à contourner le chemin et avec la fonte, on a même des arches de neige. L’été ici ne dure vraiment que 2 mois, dès le mois de septembre la neige sera probablement de retour.

La flore et la faune, en l’occurrence les marmottes et les écureuils, agrémentent la randonnée.

On aperçoit le visitor center et le parking mais ils ne sont pas encore à notre portée. Il reste du chemin à parcourir, d’autant plus qu’on a opté pour la version longue (9 km au total) alors qu’un raccourci nous faisait de l’œil !

À la fin de la rando, une dernière descente nous mène aux Myrtle falls. Une belle chute d’eau mais l’observatoire n’est pas grand et il y a trop de monde ! C’est d’ailleurs le constat global sur cette randonnée : les paysages sont magnifiques mais il y a trop de monde. Heureusement qu’ils ont mis des quotas journaliers avec les réservations !

Sur le chemin du retour vers Packwood, on fait un premier arrêt à Narada falls, puis Christine falls (pensée à ma copine de toujours) et enfin à Longmire où ont été bâtis les premiers bâtiments du parc national à sa création en 1899.

Lorsqu’on sort du parc, on croise une file interminable de voitures à partir du guichet des rangers. Les gens qui n’ont pas réussi à réserver un créneau pour entrer ont la possibilité de pénétrer dans le parc national sans réservation, mais seulement avant 7h ou après 15h. Il est 15h50 et il doit bien y avoir 2 km de bouchons ! Je n’ose pas imaginer la foule qu’il y aurait eu sur la randonnée si tous ces gens-là avaient pu entrer sans restriction.

On s’arrête au Packwood lodge car il y a un rassemblement de vieilles voitures américaines qui intéresse les garçons, puis on boit une bière locale à la brasserie de Packwood. On adore l’ambiance !

La soirée se termine comme hier, un petit tour dans le jacuzzi et une partie de poker. Axel est le premier à perdre donc c’est lui qui prépare le repas (des pâtes à la sauce tomate, ça va, c’est à sa portée !).

Mount Rainier National Park – Sunrise

Le Mont Rainier est le 2e plus haut sommet des États-Unis et le point culminant de la chaîne volcanique des Cascades. Il culmine à 4392 mètres. Ce stratovolcan est toujours actif et pourrait se réveiller à tout moment, comme l’a fait le Mont St Helens un peu plus au sud en 1980. Si cela se produisait, sa calotte glaciaire fondrait et provoquerait de terribles inondations. Mais pour le moment, il dort sous le soleil alors on va en profiter !

Pour la première année, le parc teste un système de réservation pour tenter de réguler le flux des nombreux visiteurs. J’ai donc réservé dès le 1er avril, à l’ouverture du planning pour le mois de juillet. Malgré cette anticipation, je n’ai pas réussi à avoir le créneau de 9-11 h mais celui de 11-13 h. On fait donc une petite grasse matinée et on arrive au guichet des rangers à 10h50. Ça passe.

Sunrise rim trail

Aujourd’hui, on explore le flanc nord du Mont Rainier, dans le secteur de Sunrise. La randonnée du jour est Sunrise Rim avec un crochet par Shadow lake. Un circuit de 8,4 km, avec 337 mètres de dénivelé, qui va nous mener à 2188 mètres d’altitude. Déjà sur le trajet, le sommet se dévoile.

Entre les prairies fleuries, les lacs et la vue quasi permanente sur les glaciers du Mont Rainier, c’est un enchantement.

On passe devant Frozen lake, qui fournit l’eau potable du secteur, puis le sentier s’élève sévèrement, offrant une vue plongeante sur le lac.

Une grosse marmotte dévale la pente et passe devant les pieds de Léo.

Arrivés en haut de la crête, on se pose pour pique-niquer. On voit au loin (mais pas si loin que ça) les fumées du feu de forêt qui sévit depuis hier soir dans la vallée de Yakima. On pourrait croire à un nuage mais c’est bien un panache de fumée.

En France, on entend beaucoup parler des feux en Californie mais dans l’Oregon, dans l’Etat de Washington et au Canada, ça brûle énormément aussi. On voit sur ces cartes le nombre de feux et l’étendue des fumées. Certains incendies pourraient bien compromettre certaines randonnées prévues dans les jours à venir en Oregon.

Maintenant on redescend, c’est plus reposant que la montée ! On a alors une belle vue sur un joli lac turquoise.

On arrive ensuite à Shadow lake dans lequel les sapins se reflètent.

Avec la pause pique-nique, on a mis à peu près 3h30 à boucler cette rando. On termine par un petit tour au visitor center et on file au chalet pour une séance de jacuzzi suivie d’une partie de poker que j’ai fini par perdre sur tapis en duel avec Axel. Pourtant mon tas de jetons était bien fourni ! Je l’aurai demain !!!

Direction le Mont Rainier

On prend tranquillement la direction du Mont Rainier en faisant une pause aux magasins outlets d’Auburn (encore !). Axel n’a apporté que des shorts pour randonner alors que les températures annoncées au Mont Rainier sont proches de 5° le matin. On achète un bas de jogging dans un magasin de destockage, ça fera l’affaire.

Notre objectif est la randonnée de Naches peak. Quand on arrive au niveau du parking, on est dans les nuages ! Décidément ! Il fait assez beau partout autour mais ici les nuages stagnent. On poursuit sur 1 km pour retrouver le soleil afin de pique-niquer et on retourne ensuite vers le parking qui est toujours dans la brume. C’est fous cette différence de météo à si peu de distance d’intervalle. Tant pis, on se lance en espérant que le ciel se dégage.

Naches Peak loop

On se gare en face de Tipsoo lake, recouvert pour l’instant d’une chape brumeuse.

La randonnée n’offre forcément que des vues limitées dans ces conditions, donc on se focalise sur le premier plan : les fleurs et les écureuils.

À peu près à mi-chemin, les nuages se dissipent et on commence à apprécier les paysages plus lointains.

Puis le soleil s’impose et on profite vraiment de la beauté des lacs qui rythment la randonnée, avec toutes ces fleurs qui apportent leur touche multicolore. C’est magnifique.

Mine de rien, on a parcouru une partie du Pacific Crest Trail. Une partie infime de cette randonnée mythique de 4240 km qui suit les crêtes de la chaîne des Rocheuses, du sud de la Californie à la frontière canadienne. Il faut entre 4 et 6 mois pour la faire en entier. Avant de partir on a re-regardé Wild pour se mettre dans l’ambiance !

On aura fait seulement 5 km des 4240 du PCT mais on a la photo du panneau !!!

De retour au Tipsoo lake, le soleil est bel et bien là et le ressenti est très différent maintenant. En moins de 2 heures, le paysage n’est plus le même.

Même le Mont Rainier commence à se dévoiler doucement.

En roulant vers Packwood, où nous posons nos valises pour 3 nuits dans un beau chalet au cœur de la forêt, on entre réellement dans le parc national du Mont Rainier.

Olympic National Park, côté montagne

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Le temps est maussade ce matin, le ciel est brumeux. On se dirige malgré tout vers Rialto beach pour voir ce que ça donne sur la côte. Plus on roule, plus il pleut et plus la température baisse ! Un bon crachin qui mouille, aucune visibilité. Les rochers de Rialto beach disparaissent dans la brume, on ne les distingue presque pas.

Après concertation et consultation du radar météo sur nos téléphones, on se rend à l’évidence : les précipitations ne sont pas prêtes de cesser. Nous décidons d’abandonner la rando sur la plage. Direction Sol Duc falls. Au moins on sera dans la forêt donc un peu à l’abri de la pluie.

Sol Duc falls

Finalement, le temps se dégage et le soleil apparaît de temps en temps. Il ne pleut plus, c’est déjà une bonne nouvelle. On pique-nique tranquillement sur une table du camping de Sol Duc quand une dame vient nous parler. Elle est en panne, sa voiture ne démarre plus, et elle nous demande si on peut l’aider. Heureusement qu’on s’est arrêtés manger là car, à part elle et nous, le camping est désert. Elle a les pinces crocodile donc on la rejoint sur son emplacement pour recharger sa batterie. Elle démarre au quart de tour.

On prend ensuite la direction de la montagne pour tenter la randonnée de Hurricane ridge. Les sommets sont dans les nuages mais on garde espoir. On roule à travers les nuages… c’est pas gagné pour la visibilité en haut !

Hurricane ridge, au sommet d’Olympic national park

On trouve miraculeusement une place sur le parking principal. On dirait que la météo n’a pas dissuadé les gens de monter jusqu’ici. Les sommets jouent à cache cache avec les nuages mais le sentier est dégagé et le soleil se montre timidement. La randonnée est toute en montée à l’aller. Il y a des fleurs par milliers, c’est super joli, et une famille de marmottes se balade.

On croise aussi une biche avec ses petits.

La météo en route ne s’est pas améliorée. Les nuages sont encore plus denses qu’à l’aller.

Par contre en bas, sur la côte, il fait beau. On passe la nuit à Poulsbo, un village de style scandinave plutôt mignon.

On se fait refouler d’un restaurant-brasserie car Axel a moins de 21 ans (la majorité aux USA). On tente alors une pizzeria ; il est 19h55 et on nous dit qu’on peut éventuellement prendre à emporter mais qu’il est trop tard pour dîner sur place, ils ferment à 20 heures. On risque un dernier coup dans un restaurant italien ; le serveur nous dit qu’ils ferment bientôt mais que si on se dépêche à commander on est les bienvenus. Ouf ! C’est dingue de fermer si tôt !

28 juillet – Ces fichues Fisher Towers

La voiture s’est bien reposée, il n’y a pas de flaque suspecte en-dessous… tout va bien. Le choc sur le rocher de la Potash road n’a pas dû être trop méchant. Oufff !

Nous quittons Moab à regret. On adore ce coin. Les paysages, la Colorado river, l’ambiance de la ville, la « coolitude » des gens, les restos, les boutiques… Tout est plaisant.

Notre défi de la matinée est de faire la randonnée au pied des Fisher Towers en se rendant au moins au pied du Titan, la plus grande de ces tours de pierre situées sur la route panoramique UT-128 qui longe le Colorado. Il y a deux ans, nous nous étions contentés de les contempler de loin, depuis la piste d’Onion creek et depuis la route 128.
Photos souvenir :

Onion creek - Fisher Towers, Moab
Fisher Towers, Moab

La rando en entier fait 6,8 km et seulement 5 km aller-retour jusqu’au Titan. Facile ! En plus, il paraît que si on commence la rando pas trop tard, le sentier est en partie à l’ombre.
Sur le papier, tout est parfait. Oui mais…
D’abord, comme presque tous les jours depuis le début du voyage, nous avons du mal à tenir le timing fixé et à partir à l’heure de l’hôtel. Ensuite, nous n’avons pas été prévoyants hier et n’avons rien à manger pour ce midi donc il faut faire des courses avant de partir de Moab. Pour finir, le sentier est très mal balisé et nous nous engageons sur deux fausses pistes avant d’abandonner ! Je ne sais pas si c’est fait exprès pour embrouiller les futurs randonneurs mais certains s’amusent à créer des cairns un peu partout ; du coup, on ne sait plus lesquels suivre. Pour une fois, les américains pourraient copier l’exemple français et mettre quelques traits de peinture sur les rochers. Ce serait plus fiable que les petits tas de cailloux sans pour autant dénaturer le paysage. Et pour couronner le tout, nous sommes à contrejour donc nos photos sont pourries !!!!! Un conseil : si vous y allez un jour, faites la randonnée en fin de journée et apportez une boussole 🙂

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Après 1h30 de marche et d’escalade de rochers au sein des Fisher Towers, nous n’avons pas réussi à aller au pied du Titan. Nous ne sommes pas loin et, en revenant vers le parking, nous trouvons finalement la trace du bon chemin (enfin, je crois !) mais le temps et la force nous manquent pour persévérer. Et avec tout ça, il est déjà midi donc on commence à avoir faim et trop chaud. Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre au bord du Colorado. Dernier pique-nique du voyage…

Pour rejoindre Grand Junction, notre ville étape pour la nuit, nous parcourons la totalité de l’UT-128 en faisant un arrêt à Cisco. C’est un village fantôme. Un vrai, pas une reconstitution. Deux scènes de Thelma et Louise ont été tournées ici. Malheureusement, il a été pillé et la plupart des bâtiments sont détruits. Ce qui nous surprend, ce sont les 2 ou 3 maisons en bon état relatif au fond du village. Des gens habitent ici !!! Il faut en vouloir ou vraiment ne pas avoir le choix pour vivre au milieu de véhicules rouillés, maisons écroulées, caravanes abandonnées… il y a même un mouflon mort en décomposition au bord de la route !!! C’est glauque !!! Drôle de dernière rencontre avant de quitter l’Utah.

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De retour dans l’Etat du Colorado, nous parcourons les 37 km du Colorado National Monument. C’est un petit parc qui offre des vues sur des formations rocheuses et des canyons. C’est joli mais après les grandioses parcs d’Arches, Canyonlands et même le Canyon de Chelly, il ne fait pas le poids ! Pas assez rouge, pas assez profond, pas d’arches, pas de ruines, pas de rivière qui coule au fond (trop loin pour être visible)… Et la proximité de Grand Junction gâche le paysage puisqu’on voit la ville en arrière-plan. Pas très « wild west » tout ça…

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Entrés dans le parc à Fruita, nous ressortons à l’autre bout à Grand Junction. Sur la route qui rejoint le centre-ville, on voit de magnifiques villas aux proportions énormes. Ca doit être sympa d’habiter là !

Arrivés à l’hôtel Clarion, nous faisons un tour à la piscine. Elle est très agréable, chaude et entourée d’arbres et de fleurs. Bizarrement il n’y a pas grand monde alors que l’hôtel est énorme. Pour le dîner, nous avons trouvé un petit resto super sympa, The Ale House, où on peut manger en terrasse ou dans le jardin. Les frites de patate douce sont excellentes !