De Ao Nang à Phang Nga

Nous quittons notre bel hôtel pour partir vers la dernière étape du voyage. Mise à part l’appel à la prière retransmise dans des haut-parleurs à 5h20 chaque matin, tout était parfait et tranquille ! Ah non, il y a aussi les chats : l’un deux a laissé ses empreintes en descendant du toit de notre voiture ! Heureusement qu’elle était déjà rayée, ça devrait passer inaperçu. A part ça nous avons beaucoup apprécié cet hôtel familial. 

Nous quittons la nationale pour aller visiter un petit village sur pilotis. Construit par une communauté musulmane, Ban Bang Phat vit essentiellement de la pêche et du tourisme. Les poissons y sont vendus sous toutes les formes : frais, séché, en poudre, en sauce… Il y a même des poissons d’aquarium vendus en bouteilles ! 

On ne se formalise pas de l’orthographe approximative du King of the sea.

On voit des panneaux indiquant une cascade, nous décidons de les suivre. À défaut de cascade, on trouve une rivière dans la foret, où les familles viennent se rafraîchir et pique-niquer en ce dimanche midi. 

Tiens, un autre panneau indique un temple qui a l’air beau. Allons voir.  

Le Wat Rat Uppatham est effectivement très joli et original. En observant les environs, on se rend compte qu’il se compose de plusieurs éléments distants. Au pied d’une colline, une chapelle semble embarquée sur le dos d’un dragon. 

Au sommet de la colline se trouve un magnifique chedi auquel on accède par une allée bordée de nagas.  

De là-haut, on domine la jungle et les plantations de bananes qui servent d’écrin à deux énormes statues de Bouddha assis protégé par un naga et de Kwan Yin (déesse de la miséricorde). On a la flemme de descendre et surtout remonter à pied donc on prend la voiture. On a bien fait parce que la côte est telle qu’on est obligés de la monter en première. 

À l’entrée de certains villages, il y a des portes. Je trouve celle-ci particulièrement jolie avec les deux éléphants. 

Le dimanche, c’est jour de marché et, en cherchant sur la carte, je vois qu’on passe à proximité d’un marché de produits frais ouvert jusque dans l’après-midi. Il n’est fréquenté que par des locaux, nous sommes les seuls touristes et, du coup, ce sont eux qui nous regardent et nous prennent en photo ! La viande et les poulets sont posés à même les tables sans réfrigération, un papi mutilé chante en traînant son chariot ambulant pour gagner quelques bahts, il y a plein de produits inconnus pour nous. Une immersion dans la vraie Thaïlande. 

Nous découvrons en fin de journée notre hôtel niché dans la jungle. C’est un petit bijou, le personnel est adorable, notre chambre est gigantesque (avec piscine privée siouplé !), un endroit parfait pour nos deux derniers jours. Le seul truc c’est que le restaurant ferme à 19h30, un peu tôt pour nous mais il n’y a pas grand-chose d’autre autour. 

Le lac Cheow Lan et Khao Na Nai Luang Dharma Park 

Par la grande baie vitrée face à notre lit, nous voyons que les nuages sont toujours bien bas. Tant pis, on maintient le programme. Nous nous sommes mis d’accord avec la propriétaire de l’hôtel hier soir pour qu’elle nous serve le petit-déjeuner après notre balade sur le lac. Partir tôt est la meilleure solution pour éviter les groupes qui arrivent à partir de 9h30. 

Le lac Cheow Larn 

Nous nous garons sur le parking au-dessus de l’embarcadère et allons négocier un bateau. Notre “capitaine” (c’est ainsi qu’il s’est présenté !) est très sympa et marrant. Il est ravi que je lui demande si je peux le prendre en photo et prend immédiatement la pose ! 

On vient visiter le Parc national de Khao Sok principalement pour sa forêt tropicale, plus ancienne encore que la forêt amazonienne, et pour le lac Cheow Larn. Ce dernier est apparu lors de la construction du barrage Ratchaprapha dans les années 1980, qui a provoqué l’inondation de la vallée et nécessité l’évacuation de 5 villages désormais immergés. Des eaux émeraude du lac émerge aujourd’hui une centaine de pitons karstiques calcaires envahis de végétation sur fond de jungle, une sorte de Baie d’Halong en eau douce. Ces pitons, qui forment un paysage spectaculaire, sont les sommets et crêtes de massifs montagneux dont la base disparaît dans les profondeurs du lac. 

Malheureusement pour nous, la météo gâche un peu le moment et assombrit la surface de l’eau. Une averse nous fouette le visage sur le retour à l’embarcadère. Cela nous fera un argument de plus pour revenir un jour et visiter le Parc national de Khao Sok plus en profondeur. 

En partant du parking, j’envoie un message à la propriétaire de l’hôtel et, à notre retour, le petit-déj est servi sur la terrasse devant notre chambre. Royal ! 

Khao Na Nai Luang Dharma Park

Le site vers lequel nous nous dirigeons maintenant, je l’ai découvert en fouillant la carte sur Google maps. Uthayan Tham Na Nai Luang, ou Khao Na Nai Luang Dharma Park, est un temple composé de 6 pagodes disséminées dans la montagne, reliées par des escaliers et des passerelles. La plus haute pagode culmine à 300 mètres d’altitude. L’entrée et le parking sont gratuits (pour l’instant !) et il n’y a quasiment personne. 

Dès la porte d’entrée, nous sommes séduits. Nommée porte de Phutawadi, elle est très jolie et nichée dans une végétation dense. D’ici on mesure l’ampleur de l’effort qu’il va falloir fournir pour visiter toutes les pagodes. On les dirait comme suspendues dans les arbres. 

Il fait très chaud et malgré l’ombre que procurent les grand arbres, l’ascension est fatigante. Les marches sont hyper hautes, elles font au moins 35 cm de haut, et il y en a vraiment beaucoup ! Les pagodes sont toutes différentes. Certaines sont en latérite, d’autres peintes en blanc ou encore dorées. Celle du milieu est magnifique entourée de bougainvilliers en fleurs, les deux en latérite sont agrémentées d’un bassin, l’avant-dernière est remplie de Bouddhas dans diverses positions. Chaque pagode offre une vue sur les autres, avec la jungle et les plantations de palmiers en toile de fond. 

Pour se reposer, nous filons au Kuan Nom Saow Restaurant. Perché a flanc de montagne, ce petit resto de plein air est super mignon et le panorama sur les reliefs envahis par la jungle est à couper le souffle. 

Nous nous installons en fin d’après-midi à l’hôtel Baan Nai situé sur les hauteurs de Ao Nang. Le cadre est somptueux, les oiseaux chantent, la chambre est top… Encore un rapport qualité-prix imbattable (47 € la nuit !). 

Comme nous sommes à plusieurs kilomètres du centre, nous prenons le tuktuk gratuit proposé par l’hôtel pour aller au marché de nuit. Là nous déchantons un peu ! C’est plein de boutiques pour touristes (y compris contrefaçons) beaucoup plus chères qu’ailleurs, il y a foule, les scooters pullulent, beaucoup de restos ont la musique à fond… pas trop notre truc. On choisit l’un des seuls restaurants calmes, un italien, et il s’avère plutôt bon.

Ça ne doit pas être facile de retrouver son scooter !

La merveilleuse Phraya Nakhon cave

J’adore les petit-déjeuners en Thaïlande !

Le site majeur du Parc national de Sam Roi Yot est au programme de la matinée. Il s’agit d’une grotte ouverte en son sommet et à l’intérieur de laquelle se trouve un pavillon royal. La route d’accès est en travaux, l’ancien pont est en cours de reconstruction, et il faut passer par un petit pont de bois qui semble bien artisanal.  

Phraya Nakhon cave, le joyau de Sam Roi Yot 

La grotte Phraya Nakhon est une cavité dont le plafond est percé, ce qui laisse passer la lumière naturelle. En hiver, entre 10h et 11h30, les rayons du soleil pénètrent dans la grotte et éclairent le pavillon royal construit en 1896 pour accueillir le roi Rama V. C’est absolument somptueux. 

Pour s’y rendre, point de route ! Depuis le village de Bang Pu, il faut se farcir une rando de 3 km aller-retour qui monte, puis descend, sur la plage de Laem Sala, puis de là remonter par des escaliers taillés dans la montagne jusqu’à l’entrée de la grotte. Il y a bien des bateaux qui font la liaison du parking jusqu’à la plage mais il faut croire qu’on aime souffrir sous la chaleur puisqu’on fait tout à pied.  

On arrive d’abord dans une première salle dont le plafond est percé de deux trous permettant à la végétation de pousser dans la grotte.  

Puis dans la seconde salle, immense, se dévoile le fameux pavillon rouge et doré auréolé des rayons du soleil. 

Les gens présents sont assez respectueux car tout le monde parle à voix basse. Sur une paroi, les rois Rama V (à droite) et Rama VII (à gauche) ont laissé leur signature lors de leur visite, faisant de Phraya Nakhon cave un lieu hautement historique pour les Thaïlandais. 

En redescendant vers la plage, la propriétaire de l’hôtel nous avait dit de bien regarder dans les arbres car une colonie de singes à lunettes (Semnopithèques obscurs) vit dans la forêt aux abords de la grotte. Et pas manqué, grâce à un guide Thaï, on arrive à en voir plusieurs qui sautent dans les arbres. Impossible de les prendre en photo à cause du feuillage mais on voit bien leurs yeux cernés de blanc et leur longue queue. 

Bien que la rando ne fasse que 1,5 km (3 km aller-retour), nous avons mis près d’une heure pour arriver à l’entrée de la grotte et presque 3 heures au total. Partis à 9h15, il est midi quand nous sommes de retour à la voiture.  

À Prachuap Khiri Khan, nous ignorons volontairement la montée au Wat Khao Chong Krachok. Nous avons assez crapahuté ce matin et ce temple a la réputation d’être fréquenté par des macaques agressifs. Très peu pour nous ! Nous préférons tenter notre chance d’apercevoir les semnopithèques obscurs du côté de la base militaire. Nous faisons tout de même un tour sur la jetée pour voir le Wat Khao Chong Krachok qui domine la ville. 

Les semnopithèques obscurs de Prachuap

Nous reprenons la voiture pour 5 minutes et j’indique à Laurent de tourner à gauche sur la base aérienne. Un garde nous fait signe d’avancer sans même nous contrôler. C’est assez surprenant mais les visiteurs ont le droit de circuler librement. Il y a même un golf, des restaurants, une plage… Nous passons un 2e poste de contrôle, on dit qu’on vient voir les singes et le militaire me remet une plaque à mettre sur le tableau de bord de la voiture en échange de mon passeport. C’est quand même bizarre comme situation : on est en train de chercher des singes et un camion plein de soldats armés s’arrête à côté pour faire des exercices !  

On cherche mais on ne les trouve pas. Il y a une autre famille qui cherche aussi et le monsieur finit par repérer un singe au loin. Un guide Thaï arrive avec un sac plein d’épis de maïs et les singes se rapprochent.  

Attirés par le maïs, tout un groupe vient finalement à notre rencontre pour casser la croûte. Il y a même un bébé, très repérable avec son pelage jaune. Chez les semnopithèques, les petits naissent jaune pour être facilement repérés et mieux protégés par les adultes, puis ils deviennent gris vers l’âge de 5 mois.  

Je vais chercher des bananes dans la voiture mais le monsieur Thaï me dit qu’ils n’aiment pas ça. Comment ?!? On m’aurait menti toute ma vie ? Les singes ne mangent pas de bananes ?!? En effet, ils boudent mes bananes et le monsieur, très gentiment, me donne son sac de maïs.  

Cependant, l’un des singes n’apprécie pas et jette le maïs que je lui tends.

Je retente ma chance avec une banane, la maman s’en saisit et part la manger avec son petit. Et paf monsieur le guide, les singes aiment les bananes ! La vérité est rétablie et la preuve en image est irréfutable. 

Ces singes sont sociables et pas du tout agressifs, contrairement aux macaques. Et avec leur pelage duveteux et leurs petits yeux cernés de blanc, on est au comble de la mignonnerie. 

En fin de journée, nous profitons un peu de notre hôtel 4* face à la plage au sud de Prachuap. C’est le plus cher de notre séjour : 90€ pour une suite de 85 m², petit-déj buffet inclus. D’un point de vue rapport qualité-prix, on est pas mal.

Sam Roi Yot national park

Encore peu proposé dans les circuits touristiques classiques, le Parc national de Sam Roi Yot est une pure merveille. 

Bueng Bua, le lac du Parc national de Sam Roi Yot 

Le parc national est divisé en plusieurs parties, toutes accessibles avec le même ticket d’entrée valable 1 journée. 

Nous nous rendons à Bueng Bua, un lac marécageux encadré de montagnes où les oiseaux trouvent refuge dans les lotus sacrés et les nénuphars. Un ponton permet de “marcher sur l’eau” pour s’approcher de la faune et de la flore du lac mais c’est en bateau que l’on profite le mieux du site. Nous prenons donc un bateau et nous laissons guider parmi les joncs et les étendues de lotus sacrés dont les feuilles immenses abritent les aigrettes et autres nombreux volatiles qui peuplent le marais. Le pilote coupe régulièrement le moteur pour avancer à la rame, sans bruit. 

Avec les montagnes en toile de fond, les paysages sont somptueux. C’est vraiment magnifique et, comme ils ont pensé à tout, notre barque est même assortie aux couleurs des lotus ! 

Le pilote nous indique une grotte dans la montagne. Nous accostons sur un ponton et entreprenons l’ascension dans la forêt jusqu’à l’entrée de la cavité. A l’intérieur, stalagmites, stalactites et un Bouddha. Probablement des chauves-souris aussi… on entend bruisser dans l’obscurité au fond. 

La balade à pied sur le ponton flambant neuf (l’ancien a été détruit) est chouette aussi mais on voit beaucoup moins d’oiseaux, très peu de lotus et le panorama sur les montagnes manque de recul. 

Khao Daeng viewpoint 

Après avoir traînassé dans le bateau, un peu d’exercice s’impose ! Au sud du parc national de Sam Roi Yot, nous partons à l’assaut du Khao Daeng pour une vue sur les environs depuis le sommet. La montée est difficile, sur un terrain irrégulier dans des rochers très coupants. En haut, on a vue sur le Golfe de Thaïlande et les élevages de crevettes. 

On croise le chemin d’une scolopendre, charmante petite bête style mille-pattes dont la morsure très douloureuse peut-être mortelle. On ne dirait pas comme ça ! Et aussi des macaques qui jouent à cache-cache. 

Au pied du Khao Deng viewpoint se trouve le Wat Khao Daeng dans son écrin de montagnes. Un Bouddha un peu particulier, coupé en deux, est posé devant le temple. 

Notre hôtel est à 20 minutes. Nous nous installons tranquillement puis partons faire un tour sur la plage juste devant.

J’ai réservé un massage thaïlandais pour 18h. J’adore ces massages énergiques, ça fait mal sur le coup mais finalement ça fait du bien ! Laurent est petit joueur, il n’a pas voulu tenter l’expérience ! 

Namibie : notre avis sur les logements

Lodges, guestfarms et guesthouses en Namibie

Nous avons confié la réservation de nos hébergements et du véhicule à une agence locale : Tourmaline.

C’était plus simple et plus rapide car tous les hébergements ne proposent pas la réservation en ligne. De plus, lorsque nous avons voulu réserver, en janvier pour le mois de juillet, beaucoup étaient déjà complets et il fallait trouver des alternatives. L’inconvénient, c’est qu’une fois les réservations faites, l’agence ne cherche plus à trouver mieux. Je suis donc restée en veille et leur ai demandé à deux reprises de changer des hôtels pour d’autres mieux situés qui s’étaient libérés entre temps.

Bon à savoir

Environ 1 mois avant la date de départ, beaucoup de chambres se libèrent suite à la restitution des alotements des agences de voyages.

De manière générale, il faut savoir que le wifi est quasiment inexistant. Nous avons pu nous connecter uniquement à Twyfelfontein country lodge (le matin après le départ de la plupart des clients, autrement ça ne fonctionnait pas) et à Hadassa guesthouse.

Nos logements dans le sud

Lapa Lange Game Lodge (11 et 12 juillet)

Un très beau Lodge qui propose des chalets avec 2 chambres et 2 salles de bain. Bien pratiques pour les familles ou deux couples, à un prix très accessible pour la destination. La vue sur le point d’eau est super, des animaux viennent y boire en fin de journée. Les prestations sont de bon niveau. Quant à la réserve privée, elle compte de nombreux animaux, dont  2 rares rhinocéros blancs. Nous avons apprécié de pouvoir marcher librement dans la réserve pour aller à la rencontre des animaux à pied.

Du côté du personnel, c’est très inégal ; la fille de la réception avait 2 de tension et j’ai eu beau lui envoyer un mail et lui confirmer oralement notre réservation pour le game drive et la rencontre avec les guépards, elle a réussi à l’oublier ! Au resto et pour les activités, en revanche, le personnel est très agréable et professionnel.

Weltevrede guestfarm (13 juillet)

Une guestfarm toute simple. Nous avions une chambre familiale relativement spacieuse avec un lit double et deux lits individuels. La terrasse offre un joli point de vue sur le coucher de soleil. Le bémol : les portes ne ferment pas bien et laissent passer les insectes (j’avais apporté un rouleau de scotch marron qui m’a été bien utile !).

Le dîner est servi à heure fixe (18h30 en hiver) dans une ambiance sympathique. Pour les boissons, on se sert soi-même dans le frigo et on note sur une fiche ce qu’on a pris, en toute confiance. Très pratique : un breakfast pack est proposé spontanément si on veut partir tôt à Sossusvlei qui se trouve à 45 minutes. L’idéal aurait été de dormir plus près de Sesriem mais l’offre d’hébergements dans ce secteur est inférieure à la demande.

Rostock Ritz Desert Lodge (14 juillet)

Ce Lodge est original et offre une vue superbe sur la plaine et les Rostock mountains. Les bungalows en ferro-ciment sont bien isolés et confortables. Pour le dîner, le resto propose un repas à la carte et non un buffet comme dans la plupart des lodges. Cela permet de ne prendre qu’un plat, c’est moins cher qu’un buffet si l’on n’a pas trop faim le soir. Le petit plus, ce sont les suricates qui sont recueillis et logés dans un enclos près du resto. Trop mignons. Par contre, le coin grouille de criquets énormes (5/6 cm) assez rebutants. La piscine (non testée car trop froide en hiver) est très belle avec la vue sur la plaine. Les chemins de rando permettent de découvrir les magnifiques paysages et des troupeaux de zèbres des montagnes.

Sea Breeze guesthouse (15 juillet)

Ça aurait dû être l’un des meilleurs hébergements de notre voyage mais nous n’avons pas eu la chambre prévue. On nous a logés dans la nouvelle aile, juste rénovée. Au lieu d’un petit appartement avec kitchenette, nous avons eu deux chambres communicantes, certes neuves et jolies mais sans cuisine.

Les chambres, bien que neuves, ne sont pas chauffées ; en plein hiver austral il faisait 6° le  matin… Nous avons eu du mal à dormir tellement nous avons eu froid (pas de couvertures supplémentaires dans notre chambre mais les enfants en avaient ; vu le froid et le vent nous n’avons pas eu le courage de retourner à la réception pour en réclamer). Le wifi ne fonctionnait pas dans cette aile mais marchait bien dans le bâtiment de la réception où nous aurions dû loger.

Un bilan mitigé donc pour cette guesthouse car nous nous attendions à des prestations qui se sont avérées inexistantes.

Nos hébergements dans le nord

Ameib Ranch (16 juillet)

L’hébergement le plus simple de notre voyage. Nous nous attendions à des chambres spartiates, voire inconfortables et laissant pénétrer toutes sortes de bestioles malvenues. En réalité, les chambres sont rudimentaires mais propres et très spacieuses. Attention toutefois à se protéger des moustiques car, même en hiver, il y en avait au restaurant et dans les chambres.

L’ameublement et la déco ne sont pas le fort du propriétaire des lieux mais peu importe. A défaut de décoration dans les chambres, l’environnement compense par sa beauté et la richesse en faune. Les balades vers Elephant’s head, Bulls Party et Philip’s cave sont vraiment très chouettes et méritent de passer au moins une journée sur place. Le dîner et le petit-déjeuner sont bons et variés et servis sous un joli boma. Malgré la simplicité des chambres, c’est un coup de cœur pour trois d’entre nous. Avec un petit coup de peinture et une déco moins vieillotte, Ameib pourrait devenir une guesthouse de charme.

Omandumba guest farm (17 juillet)

Cette ferme propose 8 chambres doubles avec salle d’eau et terrasse. Les chambres sont simples, grandes, meublées de façon assez sommaire et propres. Les repas se prennent à une table commune avec les autres clients. Pour le dîner, il n’y avait ni entrée ni dessert ! Les boissons sont en libre service dans un frigo à la réception : on note ce que l’on consomme sur une fiche et on paye à la fin du séjour.

En fin de repas, le patron propose de se retrouver autour d’un feu en plein air ; cela pourrait être sympa s’il faisait l’effort de converser avec tout le monde et pas seulement avec ses clients allemands. A priori, la famille qui était propriétaire d’Omandumba auparavant a vendu la ferme et la personne qui nous a accueillis serait un administrateur ; Ceci explique peut-être l’implication timide de ce nouveau patron.
L’avantage d’Omandumba c’est d’être tout près du living museum of San people, mais on peut aussi rendre visite aux Bushmen sans loger à la ferme.

Twyfelfontein Country Lodge (18 juillet)

Ayant lu du bon et du moins bon sur ce lodge, nous arrivions sans idée préconçue mais avec quelques doutes. Finalement, nous l’avons trouvé très bien : environnement de toute beauté, magnifique bâtiment principal, belles chambres bien qu’un peu petites, salle d’eau pratique et jolie, ensemble propre. Le fait que le parking soit éloigné des chambres n’est pas gênant puisqu’on peut approcher la voiture pour décharger et charger les bagages avec l’aide du personnel ; et ça a le mérite de conserver le caractère calme et sauvage du coin. Le buffet du restaurant est copieux, varié et bon, au dîner comme au petit-déjeuner. Le personnel est très agréable.

Nous avons fait la sortie « nature drive » et avons eu la chance de voir des éléphants du désert. Les guides se sont vraiment démenés pour les trouver et pour que nous puissions les observer le plus longtemps possible.

Ugab Terrace Lodge (19 juillet)

La cote vertigineuse qui mène à ce lodge est impressionnante et la vue une fois en haut de la falaise est grandiose. On surplombe la savane, d’où émergent des girafes et antilopes, et on profite du coucher de soleil sur le Vingerklip. Même vue depuis la terrasse du bar et du resto. Superbe.

Les bungalows sont distants d’une dizaine de mètres les uns des autres. C’est parfait pour s’isoler des voisins mais lorsqu’on voyage en famille cela peut être un inconvénient. Les toits en tôle sont juste masqués à l’intérieur par un faux plafond végétal (petites branches attachées les unes aux autres),. Il n’y a aucune isolation entre les deux. Pas très grave durant l’hiver austral mais en été il doit faire très chaud dans les bungalows. On entend la tôle craquer lorsqu’elle se rétracte le soir et le matin quand elle commence à se dilater. Sinon les chambres et la literie sont confortables, l’eau de la douche est super chaude grâce au donkey et la terrasse bien agréable. Le dîner n’est pas un buffet mais un menu unique.

Halali Resort – Bush Chalet (20 & 21 juillet)

A part le personnel de l’aéroport, nous n’avons rencontré personne de plus désagréable et méprisant que le personnel des Namibian Wildlife Resorts (NWR) ! Il n’y a qu’au resto qu’ils étaient sympas.

A Halali, nous avons logé dans un chalet avec 2 chambres, kitchenette et barbecue. Pour le barbecue, il faut apporter son bois car il n’est pas fourni et faire les courses ailleurs car le magasin ne vend pas de viande. Ce n’est pas le grand luxe mais c’est propre, assez grand et confortable pour 4 personnes, bien que trop cher pour le niveau de prestations.

Les deux gros avantages, c’est d’être au cœur du parc d’Etosha et d’avoir accès toute la nuit au point d’eau de Moringa qui est éclairé. Le fait de dormir dans le parc permet de profiter au maximum des belles lumières du matin et de la fin de journée ; quant au point d’eau éclairé, il permet, entre autres, de voir des animaux nocturnes.

Le restaurant ne restera pas dans nos mémoires comme le meilleur du séjour mais, au moins, il n’est pas très cher. Les lunch packs à emporter que l’on peut commander sont basiques mais bien pratiques puisque les boutiques ne vendent pas grand chose d’intéressant à manger.

Mokuti Etosha Lodge (22 juillet)

Le plus beau lodge de notre séjour, avec le Lapa Lange Game Lodge à Mariental, et aussi le plus grand. Le Mokuti compte plus de 100 chambres mais il n’était pas complet et la disposition des différents bâtiments préserve l’intimité de chacun. Les chambres sont très jolies, bien aménagées et confortables, toutefois pas très grandes. Les extérieurs du lodge sont magnifiques ; on peut voir des mangoustes rayées et des antilopes se balader sur les pelouses.

Le buffet du restaurant n’est qu’opulence et tentations ! Le choix est grand, tout est appétissant, très bon et bien présenté, au dîner comme au petit-déjeuner.
Pour quasiment le même prix qu’à Halali, il n’y a pas photo sur la différence de niveau des prestations !

Hadassa guesthouse (23 & 24 juillet)

Un cocon à prix doux.
Hadassa est située à Otjiwarongo, ville idéalement placée entre Windhoek et Etosha. Les chambres sont simples, grandes, confortables et dotées d’un petit frigo, ce qui est assez rare pour être mentionné et salué. Elles donnent sur un mini jardin fleuri et la piscine. Tout est bien entretenu, on s’y sent bien, et l’accueil chaleureux des propriétaires, Anne et Pascal, y est pour beaucoup. Et pour le plus grand bonheur des enfants, le wifi fonctionne parfaitement ici !

Les plats maison servis au dîner sont savoureux, tout comme le petit vin sud-africain que nous avons goûté.

Pascal nous avait réservé un drive au CCF pour voir les guépards (réduction quand on vient de la part d’Hadassa) ; nous avons été un peu déçus car les animaux sont complètement amorphes alors que l’activité Run doit être bien plus intéressante. Pascal nous avait prévenus mais Axel était trop jeune pour avoir le droit d’entrer dans l’enclos à pied.