Puisque la dernière fois Axel n’a pas voulu faire la boucle complète, nous retournons vers Las Roques de Garcia pour finir la rando et voir la partie basse, dans la plaine sédimentaire du Teide. Pour éviter la galère de chercher une place de stationnement sur le parking de Las Roques, nous nous garons au belvédère Llano de Ucanca. De là, on traverse entièrement la plaine avec le Teide en point de mire. Il y a un vent à rendre fou et les blousons sont de sortie malgré le soleil qui ne parvient pas à nous réchauffer.
La partie basse de la rando se fait sans aucun problème. Le panorama est magnifique.
Ensuite, le chemin grimpe dans la roche et ça se complique un peu. Je pensais que la montée serait plus simple et surtout moins longue ! Ma mère abandonne et décide de nous attendre au niveau du rocher nommé « la cathédrale » par lequel nous allons redescendre.
Arrivés au point le plus haut, on peut souffler un peu et profiter des vues sur les coulées de lave et tous ces pitons rocheux aux couleurs chaudes. On commence à avoir faim (il est midi passé) mais il y a trop de vent pour manger ici… et trop de monde aussi. C’est la grande transhumance des humains sur ce sentier !
Nous finissons la boucle en descendant depuis le mirador vers « la cathédrale ». Ceux qui font la rando dans le sens inverse ont l’air de souffrir du dénivelé autant que de la chaleur.
Faire la randonnées de Roques de Garcia depuis le mirador de Llano de Ucanca est une bonne idée. Certes, on parcourt 3 km de plus qu’en partant du parking de Roques de Garcia mais les vues lors de la marche d’approche sont top.
Retour dans le Parc rural d’Anaga pour une randonnée qui va nous mener de Las Carboneras au village troglodytique de Chinamada (7,6 km – 340 m de dénivelé).
On trouve une place assez facilement à côté de la petite église toute mignonne du village, puis nous décidons de faire la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre en partant vers le sud de Las Carboneras.
Dès le début du parcours, les vues sont très belles sur Las Carboneras et le magnifique environnement naturel de ce village perché. Le beau temps et la chaleur sont bien présents, on sue sur la première montée ! Il y a très peu de monde sur cette randonnée qui chemine à flanc de colline.
A l’arrivée à Chinamada, il y a un peu plus de monde mais c’est tout de même très tranquille. Les quelques maisons troglodytes se situent derrière l’église. Elles ne sont pas nombreuses, on s’attendait à autre chose… On a vu un village troglodyte bien plus intéressant à Grande Canarie.
Un coin à l’ombre, avec une fontaine à proximité juste à côté de l’église, tombe à point nommé pour la pause pique-nique. Après avoir rechargé les batteries, on se sent d’attaque pour poursuivre vers le Mont Aguaide. On passe au-dessus d’une autre maison troglodyte, puis le panorama sur la mer et les falaises se dévoile. La brume de chaleur fait comme un filtre flou sur la mer, c’est beau ! On s’amuse à observer plein de gros lézards noirs qui se cachent dans les pierres du mirador mais le vent nous oblige rapidement à rebrousser chemin pour retourner vers Las Carboneras.
Comme le retour est censé se faire par la route, et que ça ne nous plaît pas trop de marcher sur le bitume par cette chaleur, on reprend un bout du chemin parcouru à l’aller en remontant vers le sommet du mont Tenejias. De là, un autre sentier part sur la gauche (au niveau du petit calvaire). En alternant des passages sur la route et des portions de chemins plus escarpés, on parvient à rejoindre Las Carboneras. Comme ça fait du bien de s’asseoir dans la voiture !
Alors qu’à vol d’oiseau Taganana n’est pas si loin, il nous faut faire un grand détour par les routes sinueuses de l’Anaga pour rejoindre ce village avec ses airs de bout du monde. Une table en terrasse et à l’ombre, avec vue sur la mer, fait notre bonheur pour une pause fraicheur fort attendue. Léo prépare son drone pour aller faire quelques prises de vues du village et de la plage de Benijo un peu plus loin.
La journée se termine au restaurant Ibericos Gastro Bar, à Puerto de la Cruz. Hautement recommandable, même si, pour le cadre, on a toujours une préférence pour Tito’s Bodeguita à quelques kilomètres de là.
Voilà, les vacances touchent à leur fin. Comme s’il était triste pour nous, le ciel est gris ce matin et il tombe même quelques goutes pendant qu’on fait nos valises. La question qui occupait notre esprit depuis hier soir trouve donc sa réponse : aujourd’hui ce sera pantalon et pas short donc pas besoin de se changer à l’aéroport ce soir !
Las Grietas volcanicas
Littéralement, « grieta » se traduit par craquelure. Nous qui avons adoré les slots canyons aux États-Unis, on a espoir que cette balade nous plaise.
On se gare sur un dégagement en bord de route, on grimpe un peu sur le flanc de la montaña blanca (à ne pas confondre avec la caldera blanca) et on trouve ces mini canyons, tout en ondulations, formés par l’érosion. Plus on avance vers le volcan, plus les parois sont hautes. Certaines grietas sont plus étroites que d’autres, c’est assez marrant de partir en exploration dans ces failles très photogéniques.
Pour trouver cet endroit, il faut prendre la route LZ 35 entre Tias et San Bartolomé. Un dégagement sert de parking, il faut traverser la route à pied et monter en direction des pylônes électriques (dit comme ça ce n’est pas sexy !). Voilà le point GPS : 28°58’24.8″N 13°38’09.4″W
Casa museo del campesino
La Casa-museo del campesino et le monument à la fécondité sont un hommage du duo d’artistes César Manrique et Jésus Soto aux paysans de Lanzarote. Le monument de 15 mètres de haut est un rappel des traditions agricoles insulaires et un hommage au travail acharné que doivent fournir les agriculteurs pour dompter la terre volcanique. Il est constitué de vieux réservoirs d’eau métalliques et représente un paysan avec ses fidèles compagnons de labeur : un âne et un chameau. C’est tellement évident que si je ne l’avais pas dit, je suis sûre que vous auriez reconnu chacun des protagonistes de ce monument ?
Le musée est un joli ensemble de bâtiments conçus suivant les traditions locales : murs blancs, portes et fenêtres peintes en vert, hautes cheminées… Il accueille plusieurs ateliers d’artisans et un restaurant au sous-sol (réservé aux groupes je crois).
Arrecife
Je ne vais pas vous écrire un roman sur la capitale de Lanzarote. On n’a pas aimé ! Pour la dernière visite de notre semaine de vacances, c’est la déception. La moitié des magasins est à vendre ou à louer, les maisons sont délabrées, c’est assez sinistre !
On a hésité à déjeuner sur le Charco à Arrecife ou sur les hauteurs de Las Valles, alors en découvrant Arrecife, on se félicite d’avoir opté pour le restaurant Mirador de Las Valles !
Quelques photos quand même pour me faire mentir :
La restitution de la voiture chez Cicar est nettement plus rapide qu’à l’arrivée : 5 minutes à peine ! Volotea est toujours aussi irréprochable niveau ponctualité. On part à l’heure et on arrive à Bordeaux avec 10 minutes d’avance, de beaux souvenirs plein la tête et quelques coups de soleil sur le nez !
Ce matin commence comme tous les autres matins. Avec un petit-déjeuner en terrasse, au soleil. J’aime le mois de février à Lanzarote !
C’est tellement agréable de prendre son temps le matin que nous ne partons jamais avant 10h30. Ce matin nous allons visiter le musée LagOmar à Nazaret. LagOmar est une maison imaginée par César Manrique. Je ne vous ai pas encore trop parlé de lui et pourtant il a marqué profondément et à jamais l’architecture et l’esthétique de Lanzarote. Il est à l’origine de nombreux sites artistico-touristiques et il a réussi à passer un accord avec le gouvernement local pour préserver Lanzarote de la folie des promoteurs afin qu’aucune construction ne dépasse 3 étages (c’est le cas partout sauf à Arrecife et Puerto del Carmen) et que toutes soient blanches. L’homogénéité des habitations et l’absence de hauts immeubles contribuent grandement à la beauté des paysages et ceci grâce à César Manrique.
LagOmar a été construite dans une ancienne carrière, sur le flanc d’un volcan. Manrique a voulu tirer parti des formes de la paroi pour y intégrer la maison, utilisant les cavités existantes pour y créer les pièces et les jardins. Et c’est très réussi ! Le mariage de la roche ocre, du blanc de la maison et du vert des plantes est fascinant. Le bassin vient ajouter la touche de bleu offrant un miroir au ciel. L’endroit est assez poétique.
La légende dit que cette demeure aurait appartenu à Omar Sharif. Il tournait un film à Lanzarote, serait tombé amoureux de la maison et l’aurait perdue au bout de seulement une journée en la jouant au bridge. L’acteur a démenti avoir jamais acheté LagOmar. Le promoteur aurait inventé cette histoire pour faire le buzz et attirer des acheteurs. Il y a quand même la salle de jeu où la partie de bridge a eu lieu.
Je me verrais bien y vivre…
Teguise, l’anciennecapitale de Lanzarote
Attaquée et pillée par les pirates, réduite en cendres par les Berbères, Teguise a cessé d’être la capitale de Lanzarote en 1852. Arrecife lui a été préférée car, située en bord de mer, elle était plus appropriée pour le développement commercial. Ses ruelles bordées de maisons blanches aux portes et fenêtres peintes en vert confèrent un charme authentique à cette petite ville de Teguise. C’est un plaisir de se balader au hasard des rues. J’adore toutes ces vieilles portes colorées et rues pavées.
Je voulais déjeuner chez Ikarus ce midi mais le resto est fermé pour vacances. On se rabat sur celui d’à côté, la Bodega del medio, pour un repas de tapas : jambon ibérique, patates canariennes avec leur sauce mojo et boulettes de viande.
Mirador de las nieves
Sur les hauteurs de Teguise, on trouve la ermita de las nieves, une chapelle érigée à l’endroit où la vierge serait apparue à un berger. Il neige extrêmement rarement ici et la Virgen de las nieves (Vierge des neiges) est plutôt invoquée pour faire tomber la pluie propice aux récoltes. La vue depuis le haut de la falaise embrasse la côte du village de Caleta de Famara jusqu’à l’île de la Graciosa. On est ici à plus de 600 mètres d’altitude, l’un des points les plus hauts de Lanzarote, et le vent souffle si fort qu’on a du mal à ouvrir les portières de la voiture !
Allons voir maintenant le village de Caleta de Famara que l’on voit en bas.
Caleta de Famara
Situé au pied de l’escarpement « Risco de Famara », Caleta est le royaume du surf ! Il se dégage une ambiance très roots et cool de ce village dont les rues sont envahies par le sable. Avec ses petits bateaux de pêche et ses maisons blanches malmenées par les embruns et le vent, on pourrait se croire dans un village de la côte marocaine.
De nombreuses écoles de surf jalonnent la rue principale. La plage est pleine de surfeurs et les parkings sont pleins de fourgons aménagés sur lesquels sèchent les combinaisons et les planches. Vu les rouleaux énormes que forme la mer et les drapeaux rouges qui alertent, Caleta n’est pas une plage pour la baignade !
Ce matin, nous avions prévu de faire la randonnée qui fait le tour de la caldera blanca mais le parc national des volcans ferme tôt, à 15h45. Donc on décide d’inverser les visites et de commencer par le parc de Timanfaya pour aller voir les fameuses Montanas del fuego. Quelques voitures nous précèdent et il faut attendre que des voitures sortent pour pouvoir entrer à notre tour. Nous n’attendons pas très longtemps et à peine 15 minutes après notre arrivée, on peut accéder au parking.
La visite du parc national se fait uniquement en bus. Un guide du parc nous indique un bus prêt à partir mais on n’a pas envie de prendre les dernières places restantes qui sont éparpillées dans le bus. Nous le laissons partir et sommes aux premières loges pour choisir nos places dans le bus suivant. On se place à l’avant et à droite, ce qui semble la meilleure option d’après les avis que j’ai lus. Les paysages volcaniques sont de toute beauté mais il est très frustrant de ne pas pouvoir descendre du bus de temps en temps pour contempler ce panorama exceptionnel. Le chauffeur marque juste quelques arrêts sans possibilité de sortir. C’est donc à travers les vitres qu’il faut se contenter d’observer le paysage. Et c’est vraiment très très beau. Tellement beau que j’ai eu beaucoup de mal à faire une sélection restreinte de photos !
Une photo moche, prise à la volée, avec le reflet du conducteur, mais qui montre bien la route fabuleuse qui traverse les volcans :
Les volcans de la zone de Timanfaya sont parmi les plus récents de Lanzarote. Ils sont issus des éruptions qui se sont succédées entre 1730 et 1736. « Le 1er septembre 1730, entre les neuf heures et les dix heures du soir, la terre s’ouvrit à Timanfaya, à deux ligues de Yaiza… et une énorme montagne s’éleva du sein de la terre » raconte le curé Lorenzo Curbelo dans son journal.
L’islote de Hilario est une zone active où la température atteint 250° en surface et 600° en profondeur. Lorsqu’un guide prend au sol du lapili qu’il nous dépose dans la main, on le jette presque aussitôt tellement c’est bouillant !
Les démonstrations organisées devant le restaurant prouvent à quel point la chaleur est intense : les broussailles déposées dans un creux s’embrasent spontanément et l’eau versée dans un tube provoque instantanément un geiser. C’est impressionnant.
On aurait pu commencer par ça mais on aime bien faire les choses à l’envers donc c’est seulement maintenant que nous allons visiter le centre d’interprétation des volcans. La visite est gratuite et pas mal faite. Je m’attendais à ce que le musée traite uniquement des volcans de Lanzarote mais il aborde les phénomènes volcaniques du monde entier, avec quand même une prédominance sur les volcans des Canaries.
On visualise bien l’ampleur des éruptions de 1730-1736, puis 1824, sur les cartes. Trente volcans sont sortis de terre. Dix villages ont alors disparu. Les terres fertiles et cultivées ont été ensevelies par la lave à l’ouest et par la cendre et le lapili à l’est.
La caldera blanca
Nous partons nous attaquer aux 9 kilomètres et 400 mètres de dénivelé de la caldera blanca, après un pique-nique au soleil sur un banc de l’ermita de las dolores à Mancha Blanca. Cette chapelle a été érigée à l’endroit où la lave se serait arrêtée, au pied des villageois qui faisaient une procession pour prier afin que la lave n’atteigne pas les maisons du village. Une jolie légende.
C’est parti pour la randonnée vers la crête de la caldera blanca. La marche d’approche n’est pas palpitante et un peu longuette. On marche dans de la caillasse grossière avant d’arriver au cratère de la montaña caldereta. Ensuite commence l’ascension vers la caldera blanca. On tâtonne un peu pour trouver le bon chemin. Il y a un départ vers la droite du volcan et un autre vers la gauche. On opte pour le chemin de gauche, réputé plus facile.
Au sommet, on domine le cratère de 300 mètres de haut et plus de 1000 mètres de diamètre. La force du vent oblige à enfiler un sweat et à se mettre à couvert ! Et encore, aujourd’hui il ne souffle qu’à 20/30 km/h mais les rafales au point le plus haut sont redoutables.
Du haut des 460 mètres de la Caldera blanca, la vue porte jusqu’à l’océan Atlantique d’un côté et aux volcans du parc de Timanfaya de l’autre.
C’est une chouette randonnée avec de chouettes paysages. On a réussi a la boucler en 2h40 (nombreuses pauses photo comprises) !
Au retour vers la maison, nous faisons un détour sur la route des vins. Les vignes abritées dans leurs trous protégés d’un muret offrent un paysage unique. Un arrêt à la Bodega la Geria pour acheter leur vin blanc sec bio et nous sommes parés pour la soirée ?