23 juillet – Le canyon de Chelly

Nous avons passé une bonne nuit à l’Econo Lodge old town d’Albuquerque. Un peu écourtée par les voisins lève-tôt mais la gentillesse des gérants a vite fait oublier ce détail. Ils nous ont proposé des bouteilles d’eau et des fruits pour la route. Sympa.

Après un arrêt pour quelques courses à Grants, nous nous arrêtons à Window Rock. Ce village Navajo est niché au pied d’une falaise trouée d’une belle arche.

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Le Hubbel Trading Post, à Ganado, offrant des tables de pique-nique à l’ombre, nous choisissons d’y sortir notre glacière.

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Vers 15h, nous nous enregistrons au Holiday Inn de Chinle et piquons une tête dans la piscine super agréable et chaude de l’hôtel. C’est la plus chaude dans laquelle nous avons eu l’occasion de nous baigner. Toutes les autres étaient fraîches – voire froides – alors qu’il fait près de 40° tous les jours… comprends pas !

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Vers 16h30, nous prenons le chemin du Canyon de Chelly dont l’entrée se trouve tout près de l’hôtel. Après une fausse route en direction de la rive nord du canyon, nous faisons demi-tour et trouvons la route de la rive sud. Chaque point de vue sur le canyon est magnifique. Le contraste du vert des arbres et des cultures avec la roche rouge est splendide. Des familles Navajo habitent le canyon et cultivent le fond qui est irrigué par une rivière (à sec en été).

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Un seul chemin de randonnée permet de descendre au fond du canyon sans besoin de prendre un guide. C’est le White House trail. On descend 360 mètres de dénivelé sur un chemin de 2 km (4 km aller-retour) plus ou moins escarpé et aménagé le long de la falaise… puis on les remonte ! Tout cela pour voir de près la White House, la plus belle ruine du canyon. Et ça vaut l’effort.

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Qui arrivera à voir la White House sur cette photo ?

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Tout au bout de la route, se trouve la vue emblématique du parc : Spider Rock. On a droit à un timide coucher de soleil voilé par les nuages.

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Nous retournons rapidement à Chinle car le resto de l’hôtel ferme à 20h30 le week-end. Comme il n’y a pas grand choix de restos dans le village, on se dépêche. Nous y arrivons à 20h20 ! Il font des réductions pour les enfants donc la note finale est douce : 27$ pour quatre plats et les boissons !

22 juillet – White Sands et Albuquerque

Au réveil, le ciel est bien bleu. Nous quittons rapidement notre hôtel, sans regret (je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit à cause de la clim tellement elle était bruyante au démarrage). Même si ce ciel est un peu trop bleu pour faire de belles photos, nous retournons à White Sands pour capter cette ambiance différente et voir un autre secteur qu’hier, avec davantage de végétation. En effet, sur l’Alkali flat trail, que nous avons fait hier, il n’y a pas de végétation car les dunes sont trop hautes et ensevelissent les plantes.

Notre voiture est la seule sur le parking.

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Les racines des buissons forment des monticules solides lorsque la dune se déplace. Cela sert de refuge aux animaux du désert.

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Plus elles sont basses, plus les dunes sont recouvertes de végétation.

Après un contrôle de la police des frontières pour vérifier que nous ne cachons pas de passager clandestin ni de substance illicite, nous pique-niquons dans un village au nom surprenant : Truth or consequences. C’était le nom d’une émission dans les années 50 et la ville qui osait se rebaptiser ainsi voyait l’ensemble des émissions tournées dans ses rues. Bizarre. En tous cas il y a un parc sympa avec des tables ombragées pour déjeuner.

Nous arrivons en début d’après-midi à Albuquerque où nous faisons un tour dans la vieille ville, à deux pas de notre hôtel. Ce quartier ancien est petit mais mignon. On y trouve plein de patios et arcades, des arbres, des fontaines… Par contre, avec 41° on a longé les murs et cherché l’ombre !

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Le Nouveau-Mexique célèbre le « Day of the death », tradition mexicaine. C’est début novembre mais on voit des têtes de mort et squelettes même en été.

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Nous dînons au Church street café, dans la vieille ville. Les fajitas sont très bonnes et le patio à l’arrière du resto est super joli. Quand on voit la façade toute étroite, on ne s’imagine pas que le bâtiment soit si grand ni qu’il cache un joli jardin à l’arrière.

Demain nous changeons d’Etat. Nous partons pour l’Arizona… où de gros orages sont annoncés !

21 juillet – White Sands

La mise en route n’est pas rapide ce matin… ça devient une mauvaise habitude ! Nous profitons une dernière fois du fameux petit-déjeuner dans le patio de l’hôtel et je discute ensuite tout un moment avec une dame et sa fille. Nous regardons toutes les trois les bijoux exposés par une courageuse mamie indienne (89 ans, et son père de 106 ans l’aide à faire les bijoux !). Elles sont très bavardes et Axel est obligé de venir me chercher car le reste de la famille m’attend dans la voiture… et dire que d’habitude c’est moi qui presse tout le monde pour partir le matin !

Nous prenons la route pour aller encore plus vers le sud, direction Alamogordo, à 140 km de la frontière mexicaine. Le trajet présente peu d’intérêt. De grandes étendues désertiques, des routes aux lignes droites infinies, peu de villages… ah si ! Carrizozo.

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Vous avez déjà vu un âne avec des poignées ???

Après un Subway vite avalé, nous prenons possession de notre chambre au Magnuson hotel…  après le Inn of the Governors de Santa Fe, la différence de confort est cruelle mais ce n’est pas le même prix non plus !

En fin d’après-midi, malgré les nuages menaçants qui nous entourent, nous reprenons la voiture pour découvrir le parc national White Sands. C’est un désert de gypse dû à la présence de la mer il y a des millions d’années. Un endroit unique et fascinant qui invite à la contemplation, mais qui peut aussi devenir un piège mortel si on ne prend pas quelques précautions.

Armés de nos poches à eau, de casquettes et lunettes de soleil, nous parcourons une partie de l’Alkali Flat Trail. Cette randonnée est la plus longue du parc mais nous n’en faisons que 3 km environ. Encore une fois, la chaleur et la marche dans le sable ont raison de notre volonté. Cela dit, nous sommes allés suffisamment loin pour nous retrouver complètement cernés par les dunes blanches, complètement isolés, dans un silence assourdissant. Sensation étrange. Evidemment, nous avons une pensée pour les deux français décédés ici même, en août dernier, victimes de déshydratation.

Pas facile de prendre correctement les photos avec tout ce blanc et les nuages, mais voilà un aperçu des moins ratées :

J’ai acheté une luge à l’entrée du parc. Les garçons se sont amusés à descendre les dunes, comme on ferait de la luge sur de la neige :

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On trouve quelques rares bêtes :

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Le soleil se couche sur les dunes (enfin, on suppose car on ne l’a pas vu derrière les nuages !) et nous filons au Walmart acheter des choses à grignoter dans notre chambre. Demain, s’il fait beau, nous retournons faire un tour à White Sands avant de remonter vers Albuquerque.

20 juillet – Kasha Katuwe Tent Rocks

Aujourd’hui, nous vous embarquons pour une super randonnée dans le petit parc assez méconnu de Kasha Katuwe Tent Rocks. Il doit son nom à la forme des roches qui ont des airs de tipis. Il n’est même pas indiqué sur l’autoroute ; il faut donc savoir où l’on va pour le trouver. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas foule. Il y avait à peine une dizaine de voitures sur le parking.

Comme nous avons un peu traîné à l’hôtel (encore !), nous n’avons commencé la rando qu’à 10h30. A 12h15 nous étions de retour au parking et il était temps car le soleil devenait brûlant. La randonnée est très agréable et variée. On passe dans un slot canyon avant d’entamer la montée plutôt corsée vers le promontoire qui offre un point de vue spectaculaire. Je ne sais pas trop quelle distance on a parcouru ; je pense environ 6 km.

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D’après ce que j’avais vu et lu avant de programmer cette balade, je me doutais que ça allait nous plaire. Eh bien je ne me suis pas trompée !

Nous décidons de ne pas pique-niquer ici car aucune table n’est à l’ombre et il fait 38°. C’est à Madrid que nous déjeunons ! Madrid est un village sur la route de la turquoise. Des artisans font revivre cet ancien repaire de chercheur de turquoises en réhabilitant les maisons petit à petit. C’est donc plus une succession de boutiques d’artisanat et de souvenirs qu’un réel village mais ce n’est pas déplaisant.

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Dans un style différent, il y a à quelques miles de Madrid, le village de Los Cerrillos. Ses rues en terre battue et ses maisons à l’abandon lui donnent un air de village fantôme mais l’église en adobe et certaines villas ne sont pas sans charme.

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Et en fin d’après-midi, après une pause à la piscine de l’hôtel, nous visitons enfin Santa Fe. Jusqu’ici nous n’étions pas allés plus loin que la Plaza centrale.

La cathédrale :

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La plus ancienne église de la ville, la mission San Miguel :

Les cowboys au repos :

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Nous passons la soirée au Cowgirls BBQ, un resto sympa qui sert une cuisine du southwest plutôt bonne. On a particulièrement apprécié la terrasse. Le concert, en revanche, était assez spécial…

Demain nous quittons Santa Fe pour l’un des points forts du voyage : le désert de White Sands, tout au sud du Nouveau-Mexique.

19 juillet – Les troglo de Bandelier

Ce matin nous prenons le temps de déguster notre petit-déjeuner qui est excellent. Nous ne regrettons pas notre choix d’hôtel qui est en plein centre-ville et très bien en tous points. Les américains engageant facilement la conversation, nous discutons avec nos voisins de table qui connaissent un village en France : Etain. Il y aurait eu une base de l’armée américaine…

Nous partons vers 8h30 de Santa Fe pour visiter Bandelier National Monument (du nom de son découvreur : Adolph Bandelier, archéologue américain né en Suisse). J’espérais partir plus tôt pour éviter d’avoir à prendre la navette du parc, obligatoire à partir de 9h et assez chronophage. Sur Voyage Forum, j’avais lu qu’il fallait la prendre au visitor center et non au camping car elle est quasi complète dès le visitor center et ne peut prendre que très peu de passagers au camping.
Arrivés à 9h20 au Visitor Center – trop tard donc pour monter jusqu’à l’entrée du parc avec notre voiture – une navette n’attendait que nous pour partir vers le parc. Le parking était presque vide et la navette aussi… mais où sont les touristes ? On nous avait dit de ne pas arriver tard, que ce soit à Taos Pueblo ou ici à Bandelier, mais il n’y a vraiment pas foule. Et c’est tant mieux !

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Les ruines indiennes de Bandelier datent de la même époque que Mesa Verde et furent habitées elles aussi par les indiens Anasazis, ancêtres des Pueblos. Tout comme à Mesa Verde, les habitations troglodytes de Bandelier ont été creusées et construites dans la falaise du canyon. Et là aussi elles ont été désertées, sans que les experts puissent expliquer précisément pourquoi les indiens se sont fait la malle quasiment du jour au lendemain. L’hypothèse la plus probable étant une sécheresse prolongée et des conditions qui ne permettaient plus de vivre dans le canyon.

La balade est agréable, bien qu’il fasse déjà très chaud ce matin. On enchaîne les montées d’échelles pour découvrir les alcôves.

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On dirait un couple regardant dans la même direction, non ?

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Nous poursuivons jusqu’à Alcôve House. Comme son nom l’indique, c’est une alcôve mais bien plus vaste que les précédentes qui étaient vraiment petites. Pour y accéder, il faut monter à 40 mètres du sol, à flanc de falaise, par des échelles et passages étroits. On nous prévient dès le début que ce n’est pas pas une balade pour mémère et pépère !

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La vue depuis l’alcôve se mérite mais vaut bien l’ascension :

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La descente est aussi vertigineuse que la montée !

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Sur la photo de dessous, on devine les différentes échelles et la grande alcôve en haut à droite :

Nous terminons la visite vers 12h30 et, comme nous avons oublié le pique-nique à l’hôtel (c’est malin !), nous filons à Los Alamos pour trouver de quoi manger. Après consultation de mon vieux Guide du Routard durant le trajet, nous arrivons au Blue Window Bistro, super petit resto à recommander. Du coup, on en profite pour découvrir un peu cette ville à l’histoire si particulière : c’est ici qu’a été développé le projet Manhattan, visant à concevoir les premières bombes atomiques qui ont servi sans tarder au Japon durant la seconde guerre mondiale ! Aujourd’hui, le laboratoire national existe toujours et emploie 13000 personnes. Pour passer dans la zone qui longe ce fameux laboratoire, il faut montrer patte blanche et passer un check-point.

Comme la ville n’a rien d’exaltant à notre goût, nous reprenons la route pour Chimayo où se trouve une jolie petite église :

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On se croirait dans Zorro, non ?

Sur la route, on croise Camel Rock, un rocher qui évoque un chameau couché. Vous le voyez le chameau ?

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Ce soir, point d’orage ni de nuages. Le ciel est clément et l’ambiance de Santa Fe s’en ressent. Un groupe de musiciens a investit la Plaza et les terrasses sont pleines. Nous nous trouvons une place sur l’une des terrasses pour déguster une margarita, des fajitas excellentes pour moi et des ribs tout aussi bons pour Laurent. C’est très agréable de manger en terrasse et ce n’est pas si fréquent aux USA ; la plupart des restos ne proposent pas d’espace à l’extérieur.