Du Golfe de Thaïlande à Khao Sok National park 

Un long trajet nous attend aujourd’hui pour rejoindre le Parc national de Khao Sok. Pour la première fois du séjour, le ciel est très couvert et nous essuyons quelques averses. Nous faisons une première halte au Wat Ang Suwan qui est un temple unique en Thaïlande – et peut-être même dans le monde entier – puisqu’il est le seul dont l’ubusot (chapelle principale) est construit intégralement en bois de palme. On entre d’abord dans une sorte d’enceinte en brique qui, de salles en couloirs, débouche sur la cour où se tient ce beau bâtiment en bois de palme.  

Les extérieurs tout comme l’intérieur sont très chaleureux, c’est hyper calme (il n’y a que nous et des poules !). Ici aussi on retrouve des statues sur lesquelles les fidèles ont déposé des feuilles d’or. 

Sur la route, on double des véhicules aux chargements improbables.  

La circulation sur les autoroutes est particulière : sur ce qui est l’équivalent de la bande d’arrêt d’urgence chez nous, les scooters roulent à double sens et aussi il n’y a pas de pont, si on veut tourner à droite on doit traverser toutes les voies. Parfois c’est un peu chaud mais normalement ça passe ! Nous tournons donc à droite pour quitter la nationale et arrivons en vie à la deuxième étape : le Wat Tham Khao Kriap. Le parking est désert. Nous prenons un sentier qui monte vers la colline et grimpons 370 marches dans la moiteur de la jungle pour atteindre l’entrée de la grotte-temple.  

Le temps est plus couvert par ici. L’humidité s’ajoute à la chaleur et rend l’effort plus difficile.

Un petit passage derrière un Bouddha dévoile une grande salle pleine de stalactites et stalagmites énormes incrustées de quartz qui scintille. Il y a 2 interrupteurs sur le chemin mais comme on ne sait pas quelle est la positon on/off, nous l’avons actionné au pif et ça ne fonctionne pas. Le plafond étant percé à l’entrée de la grotte, on y voit finalement assez bien.

Pour éclairer le fond de la cavité, Laurent sort la lampe de poche et, avec la torche des téléphones en complément, on parvient à voir une petite terrasse en travertin où s’écoule l’eau qui s’infiltre par le plafond et coule le long d’une imposante stalagmite. 

Nous n’avons croisé absolument personne ici, ce qui est surprenant car cette grotte n’est pas loin de la nationale et elle vaut franchement le détour. 

Arrivés au Porsampao hotel, le temps est toujours maussade. La vue est plus ou moins bouchée par les nuages et une grosse averse tombe pendant que nous sommes au restaurant. Pas étonnant que la jungle soit si dense dans le coin ! J’espère qu’il fera meilleur demain…

La merveilleuse Phraya Nakhon cave

J’adore les petit-déjeuners en Thaïlande !

Le site majeur du Parc national de Sam Roi Yot est au programme de la matinée. Il s’agit d’une grotte ouverte en son sommet et à l’intérieur de laquelle se trouve un pavillon royal. La route d’accès est en travaux, l’ancien pont est en cours de reconstruction, et il faut passer par un petit pont de bois qui semble bien artisanal.  

Phraya Nakhon cave, le joyau de Sam Roi Yot 

La grotte Phraya Nakhon est une cavité dont le plafond est percé, ce qui laisse passer la lumière naturelle. En hiver, entre 10h et 11h30, les rayons du soleil pénètrent dans la grotte et éclairent le pavillon royal construit en 1896 pour accueillir le roi Rama V. C’est absolument somptueux. 

Pour s’y rendre, point de route ! Depuis le village de Bang Pu, il faut se farcir une rando de 3 km aller-retour qui monte, puis descend, sur la plage de Laem Sala, puis de là remonter par des escaliers taillés dans la montagne jusqu’à l’entrée de la grotte. Il y a bien des bateaux qui font la liaison du parking jusqu’à la plage mais il faut croire qu’on aime souffrir sous la chaleur puisqu’on fait tout à pied.  

On arrive d’abord dans une première salle dont le plafond est percé de deux trous permettant à la végétation de pousser dans la grotte.  

Puis dans la seconde salle, immense, se dévoile le fameux pavillon rouge et doré auréolé des rayons du soleil. 

Les gens présents sont assez respectueux car tout le monde parle à voix basse. Sur une paroi, les rois Rama V (à droite) et Rama VII (à gauche) ont laissé leur signature lors de leur visite, faisant de Phraya Nakhon cave un lieu hautement historique pour les Thaïlandais. 

En redescendant vers la plage, la propriétaire de l’hôtel nous avait dit de bien regarder dans les arbres car une colonie de singes à lunettes (Semnopithèques obscurs) vit dans la forêt aux abords de la grotte. Et pas manqué, grâce à un guide Thaï, on arrive à en voir plusieurs qui sautent dans les arbres. Impossible de les prendre en photo à cause du feuillage mais on voit bien leurs yeux cernés de blanc et leur longue queue. 

Bien que la rando ne fasse que 1,5 km (3 km aller-retour), nous avons mis près d’une heure pour arriver à l’entrée de la grotte et presque 3 heures au total. Partis à 9h15, il est midi quand nous sommes de retour à la voiture.  

À Prachuap Khiri Khan, nous ignorons volontairement la montée au Wat Khao Chong Krachok. Nous avons assez crapahuté ce matin et ce temple a la réputation d’être fréquenté par des macaques agressifs. Très peu pour nous ! Nous préférons tenter notre chance d’apercevoir les semnopithèques obscurs du côté de la base militaire. Nous faisons tout de même un tour sur la jetée pour voir le Wat Khao Chong Krachok qui domine la ville. 

Les semnopithèques obscurs de Prachuap

Nous reprenons la voiture pour 5 minutes et j’indique à Laurent de tourner à gauche sur la base aérienne. Un garde nous fait signe d’avancer sans même nous contrôler. C’est assez surprenant mais les visiteurs ont le droit de circuler librement. Il y a même un golf, des restaurants, une plage… Nous passons un 2e poste de contrôle, on dit qu’on vient voir les singes et le militaire me remet une plaque à mettre sur le tableau de bord de la voiture en échange de mon passeport. C’est quand même bizarre comme situation : on est en train de chercher des singes et un camion plein de soldats armés s’arrête à côté pour faire des exercices !  

On cherche mais on ne les trouve pas. Il y a une autre famille qui cherche aussi et le monsieur finit par repérer un singe au loin. Un guide Thaï arrive avec un sac plein d’épis de maïs et les singes se rapprochent.  

Attirés par le maïs, tout un groupe vient finalement à notre rencontre pour casser la croûte. Il y a même un bébé, très repérable avec son pelage jaune. Chez les semnopithèques, les petits naissent jaune pour être facilement repérés et mieux protégés par les adultes, puis ils deviennent gris vers l’âge de 5 mois.  

Je vais chercher des bananes dans la voiture mais le monsieur Thaï me dit qu’ils n’aiment pas ça. Comment ?!? On m’aurait menti toute ma vie ? Les singes ne mangent pas de bananes ?!? En effet, ils boudent mes bananes et le monsieur, très gentiment, me donne son sac de maïs.  

Cependant, l’un des singes n’apprécie pas et jette le maïs que je lui tends.

Je retente ma chance avec une banane, la maman s’en saisit et part la manger avec son petit. Et paf monsieur le guide, les singes aiment les bananes ! La vérité est rétablie et la preuve en image est irréfutable. 

Ces singes sont sociables et pas du tout agressifs, contrairement aux macaques. Et avec leur pelage duveteux et leurs petits yeux cernés de blanc, on est au comble de la mignonnerie. 

En fin de journée, nous profitons un peu de notre hôtel 4* face à la plage au sud de Prachuap. C’est le plus cher de notre séjour : 90€ pour une suite de 85 m², petit-déj buffet inclus. D’un point de vue rapport qualité-prix, on est pas mal.

Sam Roi Yot national park

Encore peu proposé dans les circuits touristiques classiques, le Parc national de Sam Roi Yot est une pure merveille. 

Bueng Bua, le lac du Parc national de Sam Roi Yot 

Le parc national est divisé en plusieurs parties, toutes accessibles avec le même ticket d’entrée valable 1 journée. 

Nous nous rendons à Bueng Bua, un lac marécageux encadré de montagnes où les oiseaux trouvent refuge dans les lotus sacrés et les nénuphars. Un ponton permet de “marcher sur l’eau” pour s’approcher de la faune et de la flore du lac mais c’est en bateau que l’on profite le mieux du site. Nous prenons donc un bateau et nous laissons guider parmi les joncs et les étendues de lotus sacrés dont les feuilles immenses abritent les aigrettes et autres nombreux volatiles qui peuplent le marais. Le pilote coupe régulièrement le moteur pour avancer à la rame, sans bruit. 

Avec les montagnes en toile de fond, les paysages sont somptueux. C’est vraiment magnifique et, comme ils ont pensé à tout, notre barque est même assortie aux couleurs des lotus ! 

Le pilote nous indique une grotte dans la montagne. Nous accostons sur un ponton et entreprenons l’ascension dans la forêt jusqu’à l’entrée de la cavité. A l’intérieur, stalagmites, stalactites et un Bouddha. Probablement des chauves-souris aussi… on entend bruisser dans l’obscurité au fond. 

La balade à pied sur le ponton flambant neuf (l’ancien a été détruit) est chouette aussi mais on voit beaucoup moins d’oiseaux, très peu de lotus et le panorama sur les montagnes manque de recul. 

Khao Daeng viewpoint 

Après avoir traînassé dans le bateau, un peu d’exercice s’impose ! Au sud du parc national de Sam Roi Yot, nous partons à l’assaut du Khao Daeng pour une vue sur les environs depuis le sommet. La montée est difficile, sur un terrain irrégulier dans des rochers très coupants. En haut, on a vue sur le Golfe de Thaïlande et les élevages de crevettes. 

On croise le chemin d’une scolopendre, charmante petite bête style mille-pattes dont la morsure très douloureuse peut-être mortelle. On ne dirait pas comme ça ! Et aussi des macaques qui jouent à cache-cache. 

Au pied du Khao Deng viewpoint se trouve le Wat Khao Daeng dans son écrin de montagnes. Un Bouddha un peu particulier, coupé en deux, est posé devant le temple. 

Notre hôtel est à 20 minutes. Nous nous installons tranquillement puis partons faire un tour sur la plage juste devant.

J’ai réservé un massage thaïlandais pour 18h. J’adore ces massages énergiques, ça fait mal sur le coup mais finalement ça fait du bien ! Laurent est petit joueur, il n’a pas voulu tenter l’expérience ! 

De Bangkok à Hua Hin

J’avais prévu de visiter le Wat Pho ce matin mais comme nous y sommes allés hier, nous partons directement de l’hôtel pour aller à l’agence Hertz située près du parc Lumpini. Notre Yaris est récente mais pleine de rayures, ce qui est tant mieux car si jamais nous la rayons, cela se verra moins ! On est dimanche, la circulation est fluide et nous quittons Bangkok sans problème. Laurent reprend ses réflexes de conduite à gauche (on a quand même droit à quelques coups d’essuie-glace à la place du clignotant !).  

Les marchés flottants 

Dans la région de Bangkok, les nombreux canaux et cours d’eau sont des voies de circulation au même titre que les routes. Enfin c’était plus vrai autrefois qu’aujourd’hui mais la tradition est restée malgré le développement des routes. Les commerçants embarquent leurs marchandises sur des barques pour aller les vendre au marché sans quitter le bateau. Certains marchés sont devenus de véritables attractions touristiques sans âme (Damnoen Sudak, par exemple) mais d’autres sont restés authentiques. Nous faisons le choix d’aller à un tout petit marché où nous sommes quasiment les seuls touristes, le marché de Tha Kha.  

Dans les barques, les femmes vendent des légumes mais aussi des plats préparés qui mijotent dans les woks sur le bateau. Les casseroles fument, ça sent bon. Nous achetons des petites bananes et des chips de banane. 

Le marché ferroviaire de Mae Klong 

En 20 minutes, nous arrivons à Mae Klong où se trouve une autre curiosité locale : un marché le long d’une voie de chemin de fer. En réalité, le marché couvert de Mae Klong est très grand et les étals le long des voies ne représentent qu’une petite partie du marché. Ce dernier existait bien avant la construction de la voie ferrée au début du XXe siècle et, lors de l’arrivée du train dans la ville, plutôt que de déménager, les commerçants se sont simplement adaptés. 

L’arrivée du train est à 14h30, et il n’est que 12h45, nous prenons donc le temps de visiter deux temples à proximité et de flâner dans le grand marché couvert fréquenté par la population locale. Des crevettes royales avec leurs pattes bleues aux gigantesques moules à la coquille verte en passant par les fruits, c’est un festival de couleurs et d’odeurs. 

Le marché est tellement grand que certains y circulent carrément en scooter ! 

Nous allons jusqu’à la gare, puis revenons le long des voies cernées de part et d’autre par les étals. Nous achetons des mangues séchées à 100 bahts les 2 sachets de 100 grammes (les moins chères que nous ayons trouvé, les prix sont très raisonnables malgré l’attrait touristique). Nous nous postons à l’angle d’un étal qui nous semble parfait pour n’avoir personne devant nous. La dame, très gentille, propose à Laurent de poser son sac derrière son stand pour se mettre à l’aise. 

On entend siffler le train… en un instant, les commerçants remontent leur auvent dans une chorégraphie bien huilée, un agent ouvre la voie et pousse les gens sur les côtés, le train arrive. C’est millimétré, ça passe tout juste.  

Une fois le train passé, les auvents se rabaissent, la vie du marché reprend son fil. Nous achetons du chili en poudre à la gentille dame dont nous avons squatté le stand, puis reprenons la route vers le sud. 

Wat Tham Chaeng 

Notre prochain arrêt est prévu à Cha-am pour visiter le Wat Tham Chaeng. Il s’agit d’un nouveau temple en cours de construction, qui promet d’être spectaculaire ! On peut déjà y voir le plus grand naga de Thaïlande. Les nagas sont des serpents sacrés dans la culture Thaï et pour les bouddhistes. Ils sont supposés protéger les temples. Celui-ci a des mensurations généreuses : 31 mètres de haut, 227 mètres de long, 2 mètres de diamètre et 9 ondulations au travers desquelles on déambule. Il est peint dans des couleurs chatoyantes qui évoquent les ailes d’un scarabée. 

En contrebas du naga, des macaques se baladent dans les ateliers ou sont construits les autres éléments du futur temple. On peut déjà pénétrer dans la chapelle en construction et deviner l’ampleur du temple lorsqu’il sera terminé. 

Extravagant, kitch, impressionnant… On en pense ce qu’on veut mais le cadre est plutôt charmant. 

Nous arrivons à Hua Hin en fin d’après-midi et profitons de la piscine (fraîche !) de l’hôtel avant d’aller faire un tour au marché de nuit. Pour s’y rendre, nous prenons une rue qui semble attrayante avec des bars, de la musique et des guirlandes lumineuses partout… Il se trouve que c’est le Pigalle local !  

Au marché de nuit, nous dînons chez Lung Ja. Les fruits de mer sont exposés dans la rue, même les cuisines sont dans la rue, et le repas est incroyablement bon à prix tout doux. Cependant, en attendant mon roti sur un stand (rien à voir avec le rôti de porc, en Thaïlande il s’agit d’une crêpe frite servie avec des bananes ou du chocolat et du lait concentré), on voit des rats se balader dans la rue… 

Bangkok, khlongs et temples

Encore un petit-déjeuner copieux pour démarrer la journée ! Tellement copieux que cela nous dispense de manger à midi, on ne fait que 2 repas par jour. 

L’hôtel est à une vingtaine de minutes à pied du Palais royal où nous nous rendons. A l’entrée, Laurent se fait refouler car son short est trop court ; il est obligé d’acheter un pantalon avec des éléphants dessus qui lui va à ravir ! Au Laos et à Bali on nous prêtait des sarongs pour cacher les jambes ; ici il faut acheter. 

Le Palais royal de Bangkok 

Construit par le roi Rama 1er en 1782, le Palais royal s’est vu agrémenter de nouveaux bâtiments au fil des règnes successifs. Outre la résidence royale et la salle du trône, il abrite des bureaux gouvernementaux et le Wat Phra Kaeo, le temple du Bouddha d’émeraude le plus vénéré de Thaïlande. C’est immense et superbe ! Il nous faut bien 3 heures pour visiter les différents palais, les pavillons, le cloitre et le temple du Bouddha d’émeraude dans ses habits d’hiver (le roi change sa parure à chaque saison). 

Balade dans les khlongs 

En sortant, un rabatteur nous propose une promenade en bateau dans les khlongs. Ça tombe bien, c’est ce que j’avais prévu de faire ! Il nous emmène au quai et nous partons pour 1h30 sur les canaux de Bangkok. Je m’attendais à autre chose, à des canaux plus étroits, à davantage de vie sur et au bord de l’eau. C’est agréable mais on s’ennuie un peu.

On débarque pour aller au pied du Bouddha monumental du Wat Paknam dont la construction est toute récente puisqu’elle s’est achevée en 2021, ce qui ne l’a pas empêché d’être repeint en 2025. Les échafaudages ne sont plus là et la stature imposante du Bouddha se mesure bien depuis l’esplanade juste devant. On manque même de recul pour le voir en entier. 

Nous ne montons pas dans le chedi, célèbre pour sa salle verte, et préférons faire une balade dans le marché puis jusqu’à un autre temple à côté où il n’y a aucun touriste. 

Le bateau nous ramène sur les quais du Chao Phraya. Comme il est encore tôt, nous enchaînons avec la visite du Wat Pho, aussi appelé temple du Bouddha couché. 

Le Wat Pho  

Le Wat Pho, situé juste à côté du Palais royal, est l’un des plus grands, des plus connus et des plus anciens temples bouddhistes de Bangkok. Si tous les bâtiments sont magnifiques, celui qui attire toutes les convoitises est le temple du Bouddha couché, représentant Bouddha sur son lit de mort prêt à accéder au nirvâna final. A défaut de nirvâna, pour nous c’est l’enfer ! Trop de monde (10 000 visiteurs par jour) !  

Malgré tout, il faut avouer qu’il est majestueux ce bouddha de 46 mètres de long et 15 mètres de haut entièrement recouvert de feuilles d’or et agrémenté de pieds incrustés de nacre représentant les 108 états de Bouddha. Et la chapelle qui l’abrite est magnifique aussi. Le seul problème est structurel : pour loger un tel colosse, les dimensions du bâtiment sont à l’avenant et j’imagine que c’est pour supporter la charge du haut toit qu’il y a autant de piliers… qui gênent quelque peu la visibilité puisqu’ils sont presque collés à la statue. Pas facile pour les photos !

En sortant, nous passons devant les moines pour recueillir un bracelet béni et, au passage, ils nous bénissent aussi.  

Les nombreux stupas, le cloitre, les statues, les chapelles, les jardins… L’ensemble est somptueux et lorsqu’on s’éloigne du Bouddha couché, on y trouve même le calme et la sérénité. On est juste surpris de trouver des marchands ambulants à l’intérieur du temple. Il faut croire que commerce et spiritualité ne sont pas antinomiques. 

Wat Saket, le Mont d’or 

Pour terminer, nous nous dirigeons vers le Wat Saket en traversant le quartier des grossistes en Bouddhas.

Le Wat Saket a été construit sur les restes d’un ancien temple qui s’est écroulé et dont les vestiges sont restés à l’abandon. La nature a repris ses droits sur les vestiges et une colline s’est formée avec le temps. Au 19e siècle, Rama IV fit construire un petit chedi au sommet de la colline. Aujourd’hui, 344 marches permettent d’atteindre le chedi doré d’où l’on embrasse une vue à 360° sur la ville. 

Au pied du temple, une sorte de foire a pris place. On y trouve des jeux et des stands de nourriture, y compris des bêbêtes grillées. 

Pour le dîner, nous rejoignons un couple Suisse avec qui j’échange depuis des années sur Voyage Forum. C’est sympa de se retrouver en même temps à 10 000 km de chez nous et de pouvoir se voir “en vrai” pour parler voyages (Ticapi, si tu lis ces lignes, je t’embrasse).