Les 23 heures de voyage d’hier nous ont épuisés. Nous nous sommes levés à 6h30 pour prendre l’avion à Paris et nous sommes couchés à 21h heure du Colorado (soit 5h du matin !). On se lève donc ce matin, tranquillement, à 6h.
Le petit-déjeuner est le bienvenu car nous avons eu la flemme d’aller manger hier soir et nos estomacs grognent au lever ! Axel teste pour la première fois l’omelette-bacon grillé au petit-déj. Jusqu’à aujourd’hui, il ne voulait pas manger salé le matin mais la faim lui a fait sauter le pas.
La traversée de Denver est beaucoup plus rapide que la dernière fois que nous avons trainé nos roues par ici ! Pas de bouchons aujourd’hui, et pas d’avion à prendre non plus donc pas de pression. A 9h, nous arrivons à Colorado Springs pour faire un tour à Garden of the Gods. Malgré l’heure relativement matinale pour un dimanche, le parking principal est déjà complet. Il faut dire qu’il n’est pas grand ! Nous faisons le tour du parc (plutôt petit) et trouvons un autre parking pour faire une courte balade. Une mise en bouche sympa pour ce premier jour.
Qui dit premier jour, dit courses au Walmart. Faut bien faire le plein de boissons, goûters, pique-nique, M&M’s… Les rayons m’impressionnent toujours autant, notamment celui des cup cakes, et la taille des sacs de céréales aussi !
En début d’après-midi, nous arrivons à Great Sand Dunes. Ce parc est assez surréaliste. Il consiste en des dunes, les plus hautes d’Amérique du Nord (2 fois plus hautes que la Dune du Pilat), coincées au beau milieu du Colorado, au pied des Rocky Mountains. Le sable provient justement de ces montagnes, et notamment du Sangre de Cristo, amené par le vent et les torrents provoqués par la fonte des neiges. Nous essayons de faire l’ascension pour avoir une vue d’ensemble… Axel et moi abandonnons après quelques dunes montées. Laurent et Léo poursuivent plus loin mais s’arrêtent avant d’arriver tout en haut. C’est Léo qui réussit à aller le plus haut, sans pour autant atteindre le sommet de High Dune. La chaleur et la marche dans le sable mou c’est trop épuisant pour une mise en jambe ! Et puis l’altitude (2500m) rend le
Juste pour l’anecdote, le Ranger qui nous a accueillis est originaire du Québec et s’appelle Mr. Morin ! Un cousin éloigné sûrement…
Il y a une petite rivière à traverser pour atteindre les dunes. A cette saison, seul un filet d’eau coule et, en étant agile, nous n’avons pas besoin d’enlever les chaussures pour passer. Les moustiques sont au rendez-vous et nous attaquent sournoisement pendant que nous avons les yeux rivés sur nos pieds pour ne pas prendre l’eau ! Il y a pas mal de monde en ce dimanche ; des familles viennent là pour la journée et campent au bord de l’eau… au milieu des moustiques !
Notre hôtel, le Great Sand Dunes Lodge, a vue sur les dunes… et les colibris qui virevoltent devant notre terrasse.
Les trois garçons font un tour à la piscine pendant que je vous écris cet article. Ce soir, on dîne au restaurant l’Oasis. C’est le seul sur le site de toute façon ! En réalité, c’est un restaurant-station service-boutique de souvenirs-office de tourisme.
Glacier NP – Hidden lake C’est LA randonnée plébiscitée par la majorité des visiteurs de Glacier national park. Elle n’est pas longue et la vue sur le lac et les montagnes qui tombent dedans fait son petit effet à l’arrivée – voir les photos. Ajoutez à ça quelques chèvres des montagnes et, avec un peu de chance, un mouflon, et voilà de bonnes raisons de faire cette rando. Le plus dur est de trouver à se stationner sur le parking trop petit du visitor center. Une fois la voiture garée (pour nous c’était en contrebas, le long de la route), on longe le visitor center pour emprunter des pontons de bois et escaliers espacés, puis un chemin en bon état (sauf quand il reste de la neige !) jusqu’au lac. Le retour se fait par le même chemin. Départ : Logan pass visitor center. Durée : 2h aller-retour jusqu’au point de vue (ajouter au moins 1h30 pour aller-retour jusqu’au bord du lac) Note : 4/5
Glacier NP – Iceberg lake (Many Glacier) Pour cette randonnée, nous avons prévu la journée entière car elle fait 16 km et que nous ne sommes pas de grands marcheurs. Le chemin grimpe fort dès le début mais cela ne dure pas ; le reste de la randonnée monte tranquillement (près de 400m de dénivelé tout de même). A mi-chemin, un ruisseau qui se termine en cascade offre une halte rafraîchissante bienvenue. Le chemin passe de sous-bois en corniches au milieu de fleurs multicolores et des sommets environnants. C’est beauuuu ! Mais l’arrivée face au lac dans son cirque de montagnes l’est encore plus, surtout qu’on ne découvre le spectacle des icebergs flottant sur le lac qu’au dernier instant… Magique ! – voir les photos. Le retour se fait par le même chemin. Départ : face aux bungalows du Swift Current motor inn (derrière le bâtiment principal, à une centaine de mètres. On peut stationner au niveau du trailhead, c’est toujours ça de gagné !). Durée : longtemps ! 6h avec la pause pique-nique au lac Note : 5/5
Parce qu’un VRAI avis vaut mieux que les présentations toujours idylliques écrites par des agences ou les responsables des hébergements, je vous livre ici ce que nous avons pensé des hôtels, appartements et cabines de notre voyage au Canada. Les hébergements sont présentés suivant notre itinéraire.
Claresholm (1h30 au sud de Calgary) – Motel 6 Soyons honnêtes, cet hôtel a été choisi pour son prix et pour sa situation qui nous avançait un peu pour le trajet du lendemain vers Glaciers NP aux USA. Nous n’avons eu aucun regret à ne pas loger à Calgary même car la ville ne nous a pas plu du tout ! Le Motel 6 de Claresholm est tout neuf, bien insonorisé, la literie est confortable et la chambre assez spacieuse. Très bien pour une nuit. J’avais demandé à être à l’étage pour être tranquille et mon souhait a été respecté. Seul le petit-déj ne mérite pas d’éloges : café, thé, toasts, 3 choix de céréales… et c’est tout !
Pincher Creek – Ramada Autant vous le dire tout de suite, la ville de Pincher Creek ne présente aucun intérêt touristique ! J’ai hésité à loger dans le parc de Waterton, beaucoup plus intéressant, mais ce Ramada a un avantage non négligeable quand on voyage avec des enfants : une super piscine avec toboggan aquatique. Et, à voir Monsieur dévaler le toboggan avec sa GoPro, visiblement ça plait aussi aux adultes ! La chambre n’est pas en reste : grande, propre, confortable, avec kitchenette et tout ce qu’il faut pour passer une bonne nuit. L’hôtel est situé juste en face d’un Walmart, très pratique pour faire les courses et se préparer un repas pas cher à déguster dans la chambre (peu de restos en ville).
Banff – Rocky Mountain B&B Ce B&B est presque un hôtel tellement il y a de chambres ! Une bonne dizaine de chambres, avec ou sans salle de bain privée, pour 2, 3 ou 4 personnes. Le bâtiment est très joli et accueillant, le petit-déjeuner est excellent (cuisiné par le propriétaire), les chambres sont confortables et une place de parking est disponible pour chaque chambre. Pour Banff, le prix est abordable et ça ce n’est pas rien ! Le seul bémol, qui concerne les chambre en demi sous-sol, est qu’on entend les bruits d’eau dans la tuyauterie. Il faut prier pour que les voisins du dessus ne prennent pas leur douche trop tôt le matin ! Attention : réserver longtemps à l’avance pour juillet et août car il n’y a pas beaucoup d’hébergements à Banff avec le même rapport qualité-prix. J’ai réservé en décembre pour juillet et la chambre que je voulais n’était plus disponible, j’ai dû me rabattre sur une chambre en demi sous-sol.
Lake Louise – Lake Louise Inn Je m’attendais à une chambre sans charme, sans vue, limite déprimante… Eh bien pas du tout ! La difficulté quand on choisit cet hôtel, c’est qu’il y a tellement de types de chambres différents qu’on ne sait pas trop sur quoi on va tomber. Certaines chambres sont dans le bâtiment principal et n’ont pas de fenêtre sur l’extérieur, d’autres sont dans des annexes et ont un balcon ou juste une fenêtre, d’autres sont des suites avec kitchenette, etc. Notre chambre « deluxe queen » était dans un bâtiment annexe et nous avions un balcon avec vue sur la montagne et les écureuils qui courent partout sur les pelouses et le parking. Confortable et spacieuse. Malgré la proximité de l’autoroute, nous avons bien dormi. L’hôtel compte une piscine et un jacuzzi que nous avons fréquenté tous les soirs après les randos et où nous étions presque seuls (étonnant vu le nombre de personnes qui logeaient dans l’hôtel). Il y a aussi 2 restaurants pour les repas et le petit-déjeuner mais nous n’y sommes pas allés, préférant le Bill Peyto’s Café juste en face de l’hôtel.
Jasper – Patricia Lake Bungalows Je trouvais que le parc de Jasper se prêtait bien à un hébergement de type cabane au milieu de la forêt. Les hôtels de la ville sont tous en bord de rue avec la voie ferrée en face. Moi je voulais que la magie des paysage se prolonge le soir et au lever. Comme son nom l’indique, ce resort est situé au bord du lac Patricia, dans une forêt très agréable où se baladent de magnifiques wapitis et cerfs mulets. Notre cabine était spacieuse, avec un lit double dans la pièce principale et deux lits simples dans une chambre, une cuisine équipée et même une cheminée. Seule la salle de bain était un peu petite mais bien suffisante quand même. Le plus sympa c’était l’espace extérieur, parfait pour dîner (trop froid le matin pour prendre le petit-déj dehors), et la proximité du lac pour faire une balade digestive. Attention : l’offre d’hébergements de Jasper est inférieure à la demande en pleine saison. Il faut réserver longtemps à l’avance pour avoir du choix.
Kamloops – Maverick Motor Inn Le raté du voyage ! Dès la première impression, on sent bien que ce ne sera pas une étape mémorable ! Je m’y attendais un peu mais pas à ce point. L’hôtel est plein de familles en goguette, d’enfants qui courent dans les couloirs, sautent sur le plancher de l’étage (on est au RDC… mauvais choix !), etc. Notre chambre est au ras du parking et à 3 portes de la piscine où on entend les enfants crier comme s’ils étaient à côté de nous. Ceci dit, la chambre est basique mais spacieuse et propre. La piscine avec toboggan (raison qui m’a poussée à choisir cet hôtel) a fait le bonheur des garçons. Malgré les quelques déconvenues de l’arrivée, une fois tous les enfants de l’hôtel couchés, nous avons très bien dormi. Même la proximité de l’autoroute n’a pas été gênante. Le petit-déjeuner, inclus dans le prix, est correct.
Burnaby (Vancouver) – Best Western Plus Kings Inn Un Best Western classique où nous avons bien dormi. Rien de spécial à mentionner, chambre propre, assez grande, petit-déjeuner complet avec plats chauds, accueil sympa. Pas mal de restaurants sur l’avenue, un centre commercial et deux supermarchés à proximité. Pratique pour une étape ou pour se loger pour moins cher qu’en centre-ville de Vancouver (un arrêt du métro aérien est proche de l’hôtel).
Campbell River – Travelodge Un hôtel tout simple mais qui remplit bien sa mission. Les chambres sont de taille correcte, l’hôtel est calme, la salle de petit-déjeuner est petite mais la vue sur l’océan est bien agréable (des jumelles sont à disposition des clients pour observer les baleines). Il faut prendre la voiture pour se rendre dans le centre de Campbell River où on trouve pas mal de restaurants pour tous les budgets (on a bien aimé Quay West). On a eu la piscine rien que pour nous tous les soirs ! Bon rapport qualité-prix.
Ucluelet – Water’s Edge Resort Les hôtels du coin étant soit chers soit pas terribles, j’ai orienté mes recherches vers des cabines, B&B ou locations d’appartements. On m’avait conseillé le Water’s Edge Resort mais c’était hors budget pour nous. Je suis alors tombée sur une annonce d’un particulier sur le site abritel, qui proposait son propre appartement pour bien mois cher qu’en réservant par le resort. Bingo ! On a passé 3 nuits dans cet appartement tout confort, avec cuisine équipée, lave-linge et sèche-linge (gratuits, contrairement aux hôtels), jacuzzi sur le balcon et une vue imprenable sur le port d’Ucluelet. Le bonheur ! Juste une chose à signaler : le canapé-lit n’est pas très confortable pour des adultes.
Victoria – Ramada L’hôtel Ramada de Victoria n’est pas aussi récent ni aussi bien que celui de Pincher Creek. Cela dit, le confort est bien suffisant pour 2 ou 3 nuits et la piscine extérieure est très agréable aux heures les plus chaudes de la journée. Il est un peu éloigné du centre-ville, ce qui nécessite de prendre la voiture mais on trouve facilement à se stationner à Victoria, même en juillet. Il faut dire que le prix de cet hôtel est imbattable ! J’ai payé 204 CAD pour 2 nuits (sans petit-déjeuner).
Vancouver – Victorian Hotel Situé à 2 blocs de Gastown, le quartier historique de Vancouver, cet hôtel a beaucoup de charme et propose un petit-déjeuner (un peu limité mais avec des croissants, ce qui est assez rare pour être souligné). Le personnel est très sympa et efficace : chambre donnée avant l’heure du check-in, aide pour monter les bagages, appel d’un taxi… Notre chambre familiale avec salle de bain privée (d’autres ont une sdb à partager) était très spacieuse, avec une literie confortable et plutôt bien isolée des bruits de la rue. Le seul bémol est qu’il n’y a pas de clim et qu’avec la fenêtre ouverte on dort moins bien ! Une très bonne adresse pour découvrir la ville à pied.
On boucle les valises puis on part pour un dernier tour en ville. Il nous faut acheter quelques souvenirs et des cartes postales (ben quoi, il est en encore temps !!!). On parcourt donc les rues de Gastown et le quartier autour de Robson street en quête de sirop d’érable, artisanat indien et compagnie.
Je ne me lasse pas d’écouter la sonnerie de l’horloge à vapeur de Gastown.
La réceptionniste de l’hôtel a accepté de nous appeler un taxi pour 13h30. Il est pile à l’heure et nous arrivons à l’aéroport peu après 14h pour notre vol prévu à 16h30.
Moi qui suis super rassurée en avion :-), je croise fortement tout ce que je peux croiser pour que ce vol soit moins stressant qu’à l’aller ! On embarque à l’heure et rapidement, on quitte notre stationnement, on roule vers la piste de décollage… tout va pour le mieux. C’est alors que le pilote nous annonce qu’il y a une anomalie sur un moteur ! Mais c’est pas possible ça, quelle poisse !!!!!! Il coupe tout, puis redémarre, et cette fois c’est bon, on peut partir. Un vol nickel, sans turbulences, et un atterrissage parfait, voilà qui clôt notre voyage en famille dans l’ouest du Canada.
Le bilan :
Les enfants ont adoré ce voyage, notamment les nombreux animaux que nous avons croisés. Je crois qu’ils garderont longtemps les souvenirs du dernier ours que nous avons vu de tout près et de l’orque qui est venue se frotter au zodiac. Ils sont fiers d’avoir réussi à faire toutes les randonnées, et particulièrement les deux plus difficiles : Iceberg lake au parc de Glacier et Big Beehive au lac Louise.
Laurent a beaucoup aimé aussi, à peu près pour les mêmes raisons que les enfants. La rencontre avec les orques qu’il attendait tant a enfin eu lieu. La combinaison faune sauvage / vacances sportives a fait l’unanimité dans la famille. En revanche, lui qui s’était acheté une doudoune légère, exprès pour le voyage sur mes recommandations, m’a gentiment fait remarquer qu’au-delà de 20° (on a rarement eu en-dessous) ce n’était pas très utile…
Pour ma part, je suis agréablement surprise. Je pensais me lasser de tous ces lacs, toutes ces montagnes et toutes ces plages. Non, je ne suis pas blasée ! c’est juste que je n’étais pas convaincue que cette destination me dépayserait vraiment. Et en fait si. C’était moins dépaysant que Yellowstone et les parcs de l’Utah, par exemple, mais ces espaces immenses, la proximité des animaux et les couleurs sont assez inédits. Et puis on a croisé très peu de français, beaucoup moins que dans l’ouest américain, et pour le coup ça dépayse !
Nous sommes tous d’accord sur autre chose : les voyage en famille, c’est génial !!! Vivre ces expériences ensemble et partager ces souvenirs, c’est une chance inouïe. On devient addict !
Pour découvrir le nord du centre-ville de Vancouver et surtout le Stanley park, ce matin nous avons décidé de louer des vélos. Ca permet de voir plus de choses en moins de temps et aussi de reposer nos pieds qui souffrent de la marche en ville (du coup, après le vélo, la douleur s’est déplacée un peu plus haut ;-)).
Le Stanley parc est 10% plus grand que Central Park à New York. C’est dire s’il est immense ! Un sentier bien aménagé pour les piétons et les vélos permet d’en faire le tour en longeant la côte. Le seul truc pas très pratique, c’est qu’il est en majeure partie à sens unique. Si on veut retourner en arrière, il faut soit descendre de vélo et prendre le sentier pour les piétons soit refaire un tour !
Le parc offre des vues sur les buildings de Downton et sur le Lions Gate Bridge, qui est à Vancouver ce que le Golden Gate Bridge est à San Francisco. L’un des symboles de la ville.
Dans le parc comme sur la route, il y a des embouteillages ! Mais quand c’est pour laisser passer un groupe de Bernaches du Canada, on patiente plus facilement… et avec le sourire même si elles ne se pressent pas !
On rend les vélos à 14h et mangeons dans le quartier proche du parc (dans un resto français ! Même pas fait exprès), puis nous longeons toute la promenade qui va du Stanley park à Canada Place le long du port. C’est sympa, on a de jolies vues et on peut voir les hydravions décoller et atterrir. Des pelouses et jeux pour enfants bordent une partie de la promenade, c’est très agréable avec le beau temps.
A 16h on est de retour à l’hôtel pour faire l’enregistrement en ligne pour notre vol de demain.