Dans le Damaraland il y a…

… de magnifiques paysages et surtout des éléphants du désert !

A cette saison, c’est sûr, les éléphants sont dans le coin, à la recherche de nourriture et d’eau dans le sable des rivières asséchées. Il faut juste avoir un peu beaucoup de chance pour tomber dessus !

En préparant notre circuit, j’ai lu plusieurs récits de voyageurs qui ont sillonné les pistes et les lits des rivières avec leur propre 4×4 pour trouver eux-mêmes les pachydermes tant convoités. Ça doit être grisant de les trouver et d’être seul à les contempler. Sinon il y a la possibilité de faire une sortie en 4×4 ouvert, organisée par quasiment tous les lodges du Damaraland pour leurs clients. Nous, comme on est trop des aventuriers :-), on a choisi la sortie avec le lodge ! Disons que c’est moins hasardeux et on préfère s’appuyer sur l’expertise d’un guide que sur notre bonne étoile.

Nous partons à 8h d’Omandumba et, après 4 heures de route très jolie au début dans les monts Erongo, ça devient moins agréable (encore beaucoup de tôle ondulée sur la fin). En arrivant à Twyfelfontein, nous sommes surpris par la température. Il fait 36° ici alors qu’avant-hier, on quittait Swakopmund sous 6° seulement le matin !!

Sur la piste, les camions et les 4×4 côtoient les charrettes tirées par des mules et même des piétons.

On lézarde au magnifique bar du Twyfelfontein Country Lodge le temps de pique-niquer et d’attendre que notre chambre soit prête.

Ça c’est notre chambre :

A 15h, c’est le rendez-vous pour LA sortie que j’attends depuis si longtemps. Celle qui nous permettra peut-être de rencontrer des éléphants en liberté, même pas dans une réserve mais dans les somptueux paysages rougeoyants du Damaraland.

Au bout d’une heure et demi à être ballotés dans les énormes véhicules du lodge (ils ont 65 ans ! Ils datent de la seconde guerre mondiale !), l’un d’eux s’arrête à cause d’une crevaison. Ils ont beau avoir de gros pneus, les pistes de caillasse ne pardonnent pas. L’un des guides part alors à pied sur une colline pour tenter de repérer les éléphants. On se dit que c’est foutu. On ne les verra pas.

C’est alors que le guide nous fait de grands signes et nous crie de retourner vite dans les voitures car il a aperçu les éléphants et qu’il faut contourner la colline par le lit de la rivière. Ça y est, on y croit de nouveau, l’espoir est revenu. Et là, tout à coup, on les voit. J’en ai les larmes aux yeux (ben oui, 30 ans que je rêve de cette rencontre !). Ils sont 17 avec un petit de 2 ans et deux autres d’un an. Beaux et majestueux. C’est génial.

Nous avons eu beaucoup de chance car le troupeau était prêt à passer dans un étroit goulet entre deux montagnes et alors le guide n’aurait plus réussi à les voir depuis sa colline.

L’excursion comprend un sundowner, un apéro au soleil couchant. Il nous faut donc quitter les éléphants. Les voitures filent à toute vitesse car la quête des pachydermes a pris du temps et le soleil décline rapidement. C’est l’un des plus beaux couchers de soleil que nous ayons vu. Les couleurs sont flamboyantes, allant du orange au violet.

Afin de clore dignement cette journée exceptionnelle, nous prenons une bonne bouteille de vin blanc sud africain pour arroser un bon dîner. Nous goutons pour la première fois du crocodile. Ouais, bof ! Le koudou c’est meilleur. Et on s’endort en faisant de beaux rêves.

Rencontre avec les Bushmen dans l’Erongo

Ça caille un peu sous le boma ce matin pour le petit-déj !

Mais il y a de jolis oiseaux. Des Rosy-faced lovebirds.

Après un bon café accompagné d’œufs brouillés et bacon, nous allons nous balader à Bulls Party, toujours sur la propriété d’Ameib Ranch. Il s’agit d’un amoncellement de boules de granite. Un peu grosses pour une partie de pétanque tout de même ! La balade est très agréable et, en chemin, on croise de nouveau des girafes et un girafon caché dans la végétation. Ça fait tout drôle de rencontrer ces grand animaux quand on est à pied !

Ensuite nous allons explorer Philip’s Cave, une petite grotte nichée dans la falaise, qui abrite des peintures rupestres faites par les Bushmen, dont deux éléphants blancs. L’un est un peu effacé mais on voit encore bien le second ainsi qu’une girafe et une scène de chasse. Là aussi la vue sur la savane est sympa. Par contre, ça se mérite ! La grimpette est un peu raide à travers les rochers et il commence à faire chaud.

Philip’s cave : au quatrième rocher tout là-haut, tournez à gauche !

On quitte Ameib Ranch, qui nous a enchantés, vers 11h pour juste 1 heure de route vers la ferme Omandumba. On pique-nique sur notre terrasse face à la savane et aux monts Erongo, puis nous allons à la rencontre du peuple San, les Bushmen.

Une famille (grande famille !) nous montre le mode de vie ancestral de ce peuple de chasseurs-cueilleurs. Aujourd’hui, plus aucun Bushman ne vit comme cela mais les anciens tiennent à ce que les nouvelles générations n’oublient pas les traditions et continuent de transmettre leur philosophie de vie. Pour montrer leurs savoir-faire et les enseigner aux jeunes, des démonstrations ont lieu dans plusieurs endroits du pays sous la forme de « living museums ». On nous montre donc comment faire du feu avec deux morceaux de bois (en 2 minutes chrono !), comment fabriquer un piège pour chopper des pintades, un autre piège pour les antilopes, la chasse au tir à l’arc, la fabrication de bijoux en coquille d’œuf d’autruche, et enfin deux petites danses pour célébrer la pluie et la première chasse fructueuse d’un jeune Bushman.

Tout est expliqué en anglais par un homme de la famille mais lorsqu’ils parlent entre eux, on entend les fameux kliks. Cette langue est impénétrable pour nous.
Ces hommes et ces femmes quittent leur costume en fin de journée mais on sent que, bien que la modernité les ait rattrapés, ils font corps avec la nature, la comprennent et en tirent parti mieux que quiconque. Comme la plupart des namibiens, d’ailleurs, qui ont grandi avec l’idée que la nature ici est tellement immense, pure, puissante et utile qu’elle représente une richesse qui mérite un grand respect.

En fin de journée, Léo a eu droit à sa première leçon de conduite sur la piste de la propriété d’Omandumba… avec volant à gauche en plus ! Bon, c’est pas gagné pour la conduite accompagnée l’an prochain mais il a quand même su gérer deux virages (en première car le passage en seconde était trop compliqué) !

Sur la piste, ce panneau n’annonce pas un danger pour moi mais que de l’espoir :

On apprécie de se poser un peu après près d’une semaine de circuit à un rythme soutenu. Un apéro face à la savane au soleil couchant, c’est une magnifique récompense qui ponctue un magnifique voyage dans une ambiance africaine très cool. Les namibiens sont souriants et très sympas, nous adorons ce pays.

Au dîner, tous les clients mangent à la même table avec le nouveau patron de la ferme. Heureusement que des Suisses allemands parlent un peu avec nous parce que tous les autres, y compris le patron, parlent en allemand et forcément on ne comprend rien. Pas très convivial pour nous du coup !

Walvis Bay en rose et gris

Le rose des flamants, le gris des otaries et le bleu du ciel… Les couleurs douces de Walvis Bay.

Réveil à 6h15. On a assez mal dormi tellement il faisait froid dans notre chambre. Connaissent pas le chauffage ici ?!?!? En fait ils ne craignent pas le froid car le patron de la guesthouse est en short et chemisette alors qu’il ne fait que 6° !!!

Léo se lève, il va beaucoup mieux.

On prend un rapide petit-déjeuner et on file vers Walvis Bay, sous le soleil. Je suis surprise du temps dégagé que nous avons car, très souvent, la côte Atlantique est dans le brouillard jusqu’en début d’après-midi. Le courant froid du Benguela – qui longe la côte africaine de l’Antarctique vers le nord – refroidit la surface de l’océan et le contraste avec la chaleur qu’il fait dans les terres provoque du brouillard (le même phénomène qu’à San Francisco). Mais apparemment pas aujourd’hui et c’est tant mieux !

Nous nous rendons à l’heure du rendez-vous chez Pelican point kayaking, puis nous partons en 4×4 avec notre guide, Naude, vers Pelican Point en longeant la plage puis les salines. Walvis Bay est un important port industriel et de pêche. Le sel et les conserveries fournissent du travail à beaucoup de namibiens et attire également les Angolais, Zambiens et Botswanais. Malgré son caractère industriel, on trouve la ville plutôt jolie et agréable. Les flamants rose envahissent les plages, les pélicans survolent les salines et les otaries forment des masses grises et mouvantes sur le sable.

Après avoir passé les salines, la piste devient plus technique puisqu’il faut rouler dans du sable assez profond. Ça passe à l’aise pour le 4×4 et la remorque pleine de kayaks.

A Pelican Point, juste après le phare, on aperçoit des tas d’otaries au bord de l’eau. La colonie compte plus de 60 000 bêtes ! La cacophonie et une vague odeur nauséabonde règnent ici.

Les chacals creusent des terriers dans le sable et scrutent la plage pour tenter de choper un bébé otarie à manger.

Après avoir enfilé nos tenues waterproof, Naude nous invite à monter dans les kayaks et à aller librement à la rencontre des otaries. Léo et moi faisons équipe ; Laurent et Axel montent ensemble. Pendant 2 heures, nous faisons la course avec elles pour les faire sauter et jouons avec elles. Elles mordent dans les rames. L’une d’elles tente de monter dans notre kayak et mord mon anorak pour me tirer ! Elles sont craquantes avec leurs gros yeux et leur joli museau.

Naude va d’un kayak à l’autre pour prendre des photos. Il nous a envoyé le lien pour les télécharger, c’est chouette, ça fait un super souvenir !

Tout ce qui est gris foncé sur la plage derrière nous, ce sont des otaries.

Ce qui est marrant aussi, c’est quand tout un groupe dévale la plage pour se mettre à l’eau. Leur allure et leurs cris sont trop drôles.

On remonte les kayaks pour prendre un petit-déj sur la plage. On en profite pour faire sécher nos fesses car les pantalons prêtés par Naude ne sont pas si waterproof que ça !

On récupère notre voiture sur le parking du front de mer. Le matin, nous avions convenu avec un un gars qu’il garde un œil dessus. C’est comme ça ici : la voiture doit être surveillée même s’il n’y a pas vraiment de risque en journée. Ça crée des petits boulots et ça rassure les touristes. Avant qu’on aille faire du kayak, on s’est présentés et il m’a dit : « you will have a look at my nuts !», ce à quoi j’ai répondu « ok, je regarderai tes noix… sans trop comprendre ». C’est sur le trajet vers Pelican point que j’ai eu un éclair de lucidité et que je me suis souvenu de ce que j’avais lu sur les forums : ils demandent les prénoms pour graver des noix de makalani et nous les vendre ensuite. Comme il y a ton prénom dessus, tu ne peux pas trop refuser car il aurait du mal à les fourguer à quelqu’un d’autre !

Les enfants étaient tellement contents d’avoir leur noix que j’ai forcément cédé et acheté les quatre noix.

Après avoir fait le plein d’essence, on prend la direction de l’Erongo. C’est une région montagneuse située entre Windhoek et le Damaraland où nous irons ensuite. En 2h15, nous arrivons sur la propriété d’Ameib Ranch, où nous sommes accueillis par un groupe de girafes et par des springboks. Sympa !

Il y a plusieurs balades à faire sur la propriété. Le patron m’explique l’objectif et l’environnement de chacune d’entre elles. Comme l’endroit est très rocheux, je lui demande s’il n’y a pas trop de risque de rencontrer des serpents ou des scorpions. Il se fout de ma gu m’explique gentiment qu’ils sont là puisque nous sommes dans le bush mais que nous avons peu de chance d’en voir. Il me met même au défi d’en prendre un en photo si on croise un serpent et de lui montrer. Ça a le mérite de me rassurer…

L’heure est bien choisie pour aller se balader du côté d’Elephant’s head. Sur le chemin, nous croisons encore des girafes. Avec le soleil qui décline, le granite rose prend de jolies couleurs chaudes. Le sommet d’Elephant’s head offre une vue panoramique sur la savane. Le coucher de soleil est magnifique.

Vous voyez la tête d’éléphant ?

Et là, vous la voyez mieux ?

Les chambres sont rustiques, pour ne pas dire rudimentaires… Et je ne vous parle même pas de la salle d’eau, on se croirait dans une chambre de moine 😉 (d’ailleurs je crois bien que c’est une ancienne mission… ça explique tout). On verra plus tard pour le confort !

Notre salle de bain à Ameib Ranch

En revanche, l’accueil du patron est aimable, franc et convivial. On plaisante un peu avec lui sur la différence de remplissage entre un verre de vin en France (un tiers du verre) et un verre de vin en Namibie (jusqu’au bord !), avant de dîner sous un chouette boma. Comme tous les soirs, l’entrée est constituée d’une soupe de légumes, puis du springbok et de l’oryx panné. C’est très bon.

De Rostock Ritz à Swakopmund

Pour cette journée, nous avions envisagé deux options :

  • En mode vacances pépère : prendre notre temps au Rostock Ritz Desert Lodge et rejoindre Swakopmund par la piste principale (la C14, qui a la réputation d’être longue et monotone) pour faire un peu de shopping et profiter du bord de mer.
  • En mode baroudeur : rallier Swakopmund en passant par les petites pistes non numérotées au nord de la C14 pour faire une rando vers le Blutkuppe et peut-être croiser davantage d’animaux.

Mais ces pistes nécessitent d’avoir un permis et, comme une cruche, j’ai oublié de l’acheter au bureau du NWR avant de quitter Sesriem hier. Donc, changement de programme, on profite des sentiers de randonnées sur la propriété du Rostock Ritz. Autant vous dire que ce n’est pas mal du tout et qu’on se console vite. On voit notre « bungalow-yourte-igloo » depuis la plaine.

D’un coup, on se demande quelles sont ces bêtes qu’on aperçoit dans la plaine. Oh surprise, c’est un troupeau de zèbres ! Ils nous ont repérés et s’éloignent doucement au fur et à mesure qu’on avance mais on peut quand même bien les voir. On est heureux, ce sont les premiers zèbres que l’on voit.

Il y a également plein de criquets énormes (5 à 7 cm, sans exagérer) :

Vers 11 heures, nous prenons la route pour rejoindre Swakopmund, la deuxième ville de Namibie après Windhoek, située au bord de l’Atlantique.

La C19 est en mauvais état sur les 2 tiers du trajet, de la tôle ondulée qui nous brasse et finit par donner des maux de tête et de cervicales. On passe le Tropique du Capricorne, puis de jolis paysages vers Gaub pass et Kuiseb canyon.

Après ça, le paysage devient inintéressant, aride, plat et monotone. Et pas la queue d’un animal non plus !

On s’arrête manger à Walvis Bay, et là c’est le choc ! Ça caille à mort ici !!! Il ne fait que 16° avec un vent à décorner un bœuf !

On déjeune au Raft, un resto sur pilotis sur la plage, puis on file vers Swakopmund. Sur la route, le vent fort balaye le sable. On traverse une tempête de sable !

Tempête de sable à Swakopmund from Virginie MORIN on Vimeo.

On fait quelques courses au supermarché d’à côté et ce soir, on grignote juste dans notre chambre à Sea Breeze Guesthouse car on a déjeuné tard et en plus Léo est malade ! Génial 🙁

Demain, nous sommes censés nous lever tôt pour faire une sortie en kayak à Walvis Bay. On croise les doigts pour que le Vogalène fasse effet et qu’il aille mieux. Lui qui attendait tant après cette activité pour pagayer parmi les otaries…

Sossusvlei, Deadvlei et les plus hautes dunes du monde

Nous sommes venus (à Sossusvlei)

Nous avons vu (des paysages époustouflants)

Nous avons vaincu (les plus hautes dunes du monde)

Ben c’est hyper crevant !!!

Retour sur notre journée de guerriers :
Tels des soldats bien disciplinés, nous rejoignons les rangs de voitures en attente devant les grilles du parc dès potron minet. Levés à 5h10, les valises jetées dans le coffre du 4×4 et le petit-déj bien emballé par nos hôtes stocké dans le sac à dos, nous nous mettons en route vers le Namib-Naukluft park. Les grilles ouvrant au lever du soleil, une horde de voitures rugissantes s’engouffre comme un seul homme, à 6h45, sur la route vers Sossusvlei. Et nous avec.

La file d’attente à l’entrée :

La route de 60 km qui mène au fond du parc est asphaltée, ça roule bien et même bien plus vite que la vitesse autorisée ! On fait quelques arrêts photo au niveau de la dune 45 (située à 45 km de l’entrée) et ses voisines. Beaucoup de visiteurs choisissent de monter en haut de cette dune moins haute et plus près de l’entrée que celles du secteur de Sossusvlei.

Arrivés sur le parking, deux options s’offrent à nous : se garer et prendre une navette payante pour aller à Deadvlei et Sossusvlei, ou bien s’y rendre avec notre propre voiture. Laurent hésite. Il ne reste que 5 km à parcourir mais sur une piste de sable mou. Une berline est plantée dans le sable jusqu’à mi-roues moins de 10 mètres après le début de la piste… ça met tout de suite dans l’ambiance ! En même temps, même en mode 4×4 c’est chaud, alors en 2×4, faut être un peu utopiste (pour rester polie !) pour penser que ça va passer !

La personne qui nous a accueillis à l’aéroport nous a expliqué qu’il fallait dégonfler les pneus à 1,5 bars et comment s’en sortir si on s’ensablait. Alors Laurent décide finalement de tenter le coup mais sans dégonfler les pneus car nous n’avons pas de manomètre et personne sur le parking ne semble en posséder. Par endroits, le sable est vraiment mou et les traces sont profondes. On se croirait dans le Paris-Dakar 🙂 On est secoués. Laurent essaie de suivre les traces déjà faites par les voitures précédentes et on avance jusqu’au moment où, en voulant rétrograder pour reprendre un peu de vitesse, la voiture cale et… on s’ensable légèrement en voulant repartir. Laurent applique les conseils qu’on lui a donnés et, en boîte courte, il s’en sort nickel !

Au bout de la piste de sable, nous atteignons le Paradis ! Que c’est beau !

Deux dunes les plus hautes du monde nous dominent. L’une, surnommée Big Daddy – la plus haute, environ 350 mètres – est bondée de monde ; l’autre, surnommée Big Mama, est beaucoup moins plébiscitée. C’est sur cette dernière que nous jetons notre dévolu. Une famille de quatre est en train de monter pendant que nous prenons notre petit-déj entourés d’oiseaux voraces qui guettent nos miettes. Le temps qu’on se mettent en route, ils descendent déjà et nous avons la dune rien que pour nous. Trop bien !

On monte tranquillement, chacun à son rythme. C’est à dire que j’arrive 5 bonnes minutes après les garçons ! Voyez, ils sont déjà au sommet alors qu’il me reste encore un bout de chemin à faire !

Le panorama est époustouflant ! On voit Big Daddy et, à son pied, Deadvlei, le fameux salar (désert de sel et d’argile) avec ses arbres morts où nous irons ensuite.

Au pied de Big mama, c’est Sossusvlei, un autre salar.

Après avoir rempli les appareils photo, on dévale la pente en courant en direction de Sossusvlei. Léo et Axel s’en donnent à cœur joie.

Autant vous dire que le vidage des chaussures est obligatoire en arrivant en bas !

Nous reprenons la voiture jusqu’au parking de Deadvlei (Laurent maîtrise trop bien la conduite dans le sable maintenant !). Là c’est les Champs-Elysées ! Il y a un monde fou alors qu’il n’y avait presque personne à Sossusvlei. C’est que Deadvlei est l’un des sites touristiques les plus visités de Namibie alors c’est la rançon du succès. Cela ne nous empêche pas de profiter nous aussi de la beauté du site en plaignant les touristes qui entreprennent l’ascension de Big Daddy en pleine chaleur. Parce qu’autant ça caillait ce matin (12°), autant vers 11h il fait bien chaud et ils doivent bien galérer.

Les contrastes sont saisissants entre le blanc immaculé du sol, le brun des arbres, l’orange des dunes et le bleu du ciel. Les salars de Sossusvlei et Deadvlei sont la conséquence de l’assèchement d’anciens marais créés par la rivière Tsauchab. Les dunes ont fini par empêcher l’arrivée d’eau, les arbres se sont desséchés et le sel s’est déposé sur l’argile, constituant ce sol tout blanc.

On pique-nique avec une vue 4 étoiles sur les dunes, puis on reprend la piste de sable pour repartir vers notre prochaine étape : Rostock Ritz Desert Lodge. Sur le retour, on s’ensable encore légèrement mais le passage en boîte courte nous sauve à nouveau. En fait, le mode 4×4 ne suffit pas, il faut se mettre en boîte courte en gardant une vitesse constante et ça passe tranquilou même sans dégonfler les pneus.

Sur la route, on voit des cercles de fée. C’est un phénomène naturel inexpliqué qui consiste en des cercles parfaits, vierges de végétation au centre et avec une végétation plus haute que celle environnante sur le pourtour. Nous faisons une brève étape à Solitaire, un mini village au milieu de nulle part aux airs de Bagdad Café.

Notre étape du soir, le Rostock Ritz Desert Lodge est super sympa. En plus on nous surclasse et on se voit attribuer la chambre honeymoon avec une belle terrasse qui donne sur la savane.

Le lodge recueille des suricates orphelins ou abandonnés par des particuliers. Ils sont trop mimis ! En revanche on est surpris par leur taille car on pensait qu’un suricate mesurait dans les 40 / 50 cm debout alors qu’ils doivent faire à peine plus de 20 cm.

Eh oh, c’est par là qu’il faut regarder ! Le soleil se couche sur les bungalows tout ronds du Rostock Ritz (les nôtres sont les deux derniers à gauche).

Ce soir, on teste le steak d’oryx. C’est très bon mais pas autant que le steak de koudou du Lapa Lange.