Ayutthaya, ancienne capitale du Siam

Ce deuxième jour est censé être consacré à Ayutthaya, ville historique située à 80 km au nord de Bangkok. Mais comme le petit-déjeuner n’est pas servi très tôt et qu’il serait dommage de partir le ventre vide, nous ne pouvons pas prendre le train de 8h45 comme prévu. Nous prenons le temps de déguster notre petit-déj pantagruélique et, comme le train suivant est à 10h35, nous allons visiter le Wat Suthat qui n’est qu’à 5 minutes de l’hôtel.  

Wat Suthat Thep Wararam

Le Wat Suthat fait partie des temples royaux de première classe. Sa construction a été ordonnée par le roi Rama I en 1807 et s’est terminée sous le règne de Rama III en 1847. Son Bouddha monumental, la plus grande statue de Bouddha en bronze de Thaïlande, est mis en valeur par des peintures murales magnifiques datant du 19e siècle. On retrouve également des restes de peintures dans le cloitre qui abrite 156 Bouddhas en position de méditation.  

Malgré l’agitation à l’extérieur, le calme règne à l’intérieur du temple. Mais pas question de s’endormir ! Nous commandons un taxi pour nous emmener à la nouvelle gare de Bangkok afin de prendre le train pour Ayutthaya. Au guichet, la fille nous annonce qu’il n’y a plus de place assise donc nous voyagerons debout dans un wagon sans clim. Je pensais que les trains étaient comme chez nous, en plus rustique certes mais quand même avec des fauteuils. Une heure debout, c’est marrant 5 minutes mais je vous avoue qu’on trouve le voyage un peu long… 

Arrivés à la gare d’Ayutthaya, on note les horaires de retour puis on part négocier un tuktuk pour 2 heures afin d’aller vers les temples les plus éloignés et de nous laisser ensuite au cœur du parc historique.  

Fondée vers 1350, Ayutthaya est l’une des 2 anciennes capitales du Royaume de Siam et compte un nombre important de précieux vestiges donnant une idée de sa splendeur passée, avant sa destruction par les Birmans en 1767. Bien sûr, les monuments du parc historique sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité. Initialement recouverts de stuc coloré ou doré, les temples ont subi les affres du temps et, dans la plupart d’entre eux, la brique est désormais à nu.  

La visite commence par le Wat Chai Watthanaram où nous achetons un ticket valable pour la visite de 7 temples. Il est le temple bouddhiste le plus célèbre d’Ayutthaya et pourtant non inclus dans la zone du Patrimoine mondial de l’Humanité. Construit sur le modèle Khmer d’un temple d’Angkor, il est situé sur la rive ouest du Chao Phraya (le même fleuve qui coule à Bangkok), alors que le parc historique est sur la rive est. 

Notre chauffeur nous emmène ensuite au Wat Lokayasutha dont les vestiges ont presque tous disparu et dont il ne reste qu’une statue de Bouddha couché de 37 mètres de long. Je suis surprise et déçue car j’avais en tête une statue pluri centenaire patinée par les siècles et on se retrouve devant un Bouddha entièrement rénové, peint en jaune, qui semble neuf. Honnêtement je trouve ça moche. Le site a perdu tout son cachet et son intérêt historique. Notre chauffeur semble l’apprécier, il insiste pour nous prendre en photo devant !

Il nous dépose, comme prévu, devant le Wat Mahathat. Ce temple de grés, latérite et brique rouge offre un bel alignement de prangs et il est surtout connu pour son énorme figuier qui emprisonne une tête de Bouddha. 

N’ayant plus notre tuktuk à disposition, nous partons à pied à travers le parc historique pour visiter les autres temples. Je ne voyais pas ça aussi étendu ! Heureusement que les nombreux arbres nous procurent de l’ombre. Nous arrivons au Wat Phra Ram après 20 minutes de marche. Le prang très imposant est quasi intact et pourtant très peu de visiteurs viennent ici. C’est le temple où on a croisé le moins de monde. 

En face, nous entrons dans le Wiharn Phra Mongkhon Bophit. C’est le seul bâtiment religieux du parc historique d’Ayutthaya en activité. Des feuilles d’or sont vendues pour être déposées sur les statues du sanctuaire. C’est une pratique que nous retrouverons dans beaucoup de temples en Thaïlande. 

Juste à côté, nous pénétrons dans le Wat Phra Si Sanphet qui était autrefois dans l’enceinte du Palais royal. Ses trois chedis alignés renferment les reliques des rois d’Ayutthaya. 

Nous terminons par la visite du Wat Ratchaburana, nécropole royale qui abrite les cendres des princes Ai Phraya et Yi Phraya ayant lutté à dos d’éléphant et péri pour la couronne d’Ayutthaya. Le prang en pain de sucre, caractéristique des temples de style Khmer, est remarquablement bien conservé et restauré. 

Pour rejoindre la gare, nous marchons d’abord 30 minutes (pfiou fait chaud !), puis nous prenons un petit bateau pour traverser la rivière et nous éviter un grand détour à pied par le pont. La gare est juste en face du débarcadère. 

Au guichet, on nous annonce encore que nous voyagerons debout ! C’est vachement moins drôle qu’à l’aller parce que là on est fatigués de notre journée. On a 17 km dans les pattes quand même ! Le train arrive à 16h40 et nous nous entassons dans les wagons. Il y a moins de monde que ce matin donc je décide de m’asseoir par terre, je n’en peux plus de rester debout ! 

Un taxi nous ramène à l’hôtel, on fait une pause, on prend une douche, puis on repart vers le quai du Wat Arun car hier nous avons réservé chez Rongros, un bon resto Michelin au bord du Chao Phraya. Bangkok est une ville magnifique et de nuit c’est somptueux. 

Bangkok, la claque culturelle

31 décembre… Après un vol sans encombre et avec Champagne sur Air France, nous atterrissons à Bangkok Suvarnabhumi le 1er janvier. 

Il est 9h en Thaïlande, 3h en France, nous manquons de sommeil mais l’effervescence de la ville nous motive et estompe la fatigue. Nous faisons du change au guichet puis prenons un ticket qui nous oriente vers un taxi. Comme il n’est pas décidé à mettre le compteur en route (comme la majorité des taxis qui partent de l’aéroport), on se met d’accord avec le chauffeur sur le prix : 550 bahts. J’avais lu que la norme était 500 bahts pour le centre-ville. On ne va pas se battre pour 1,35 € ! 

Petit aparté : à chaque fois qu’un Thaï sera content du prix négocié, il nous dira avec un grand sourire “Bonne année !” et nous on se dira “Mince, on aurait pu payer moins cher !”.  

Il nous dépose au bout de la petite rue où se trouve notre hôtel. Il est impossible de d’effectuer un demi-tour dans cette allée qui longe un canal, et c’est pour cela que j’ai choisi cet emplacement. Au moins nous n’aurons pas à subir le bruit de la circulation. 

Nous déposons nos bagages, nous nous changeons (il fait plus de 30° alors qu’il faisait 5° à Paris), et partons vers le secteur où se trouvent les principaux temples royaux de Bangkok. Notre idée est de traverser le Chao Phraya – le fleuve qui traverse Bangkok – pour visiter le Wat Arun sur la rive ouest. Lorsqu’on arrive au Tah Tian pier, qui est l’embarcadère pour le Wat Arun, la file d’attente nous refroidit direct ! On se dit qu’on en a pour au moins 1 heure avant d’obtenir un ticket. A croire que tout le monde s’est donné rendez-vous ici en ce jour férié. Nous partons à la recherche d’un plan B. Une glace à la pulpe de noix de coco fraîche m’aidera à réfléchir ! 

50 mètres plus loin, nous prenons une allée qui débouche sur le Chao Phraya et trouvons un tout petit quai où une dame vend des tickets. Je lui demande si son bateau va au Wat Arun et c’est bien le cas. Ici il n’y a quasiment personne ! En revanche on se dit que ça va être invivable au Wat Arun si tous les gens qui attendent sur l’autre quai y vont. Et effectivement, il y a pas mal de monde mais on parvient à faire le tour du temple et à en profiter malgré tout. 

Haut de près de 100 mètres, le prang principal du temple et les 4 prangs qui l’entourent sont recouverts de décorations faites avec des morceaux de porcelaine de Chine. Un travail minutieux époustouflant ! Le prang central, de style Khmer, symbolise le Mont Meru qui représente l’axe du monde dans la cosmologie bouddhique. Il est protégé par des statues de gardiens chinois. On peut monter au premier niveau du prang par de très hautes marches.

La visite se poursuit dans les autres bâtiments du temple, dont l’ubusot qui abrite la salle d’ordination des bonzes. 

Nous reprenons un bateau en direction du quartier Chinois. Nous traversons d’abord le Pak Khlong Talat, le marché aux fleurs de Bangkok. C’est ici que sont confectionnées les couronnes et autres décorations florales que les bouddhistes apportent en offrandes dans les temples. Ça sent bon et certaines couronnes sont vraiment de petits bijoux tant leur confection est soignée et esthétique. 

On traverse une étroite allée où sont suspendues des lanternes chinoises et qui débouche dans les rues de Chinatown.

Le quartier est très calme mais quand on approche du Wat Mangkon Kamalawat, surnommé le temple du dragon, il y a davantage de monde. C’est un temple bouddhiste chinois qui mélange également les traditions taoïste et confucianiste. Les fidèles de ces différentes croyances coexistent ainsi dans le même espace. Il se distingue des autres temples par son architecture et ses ornements typiquement chinois, et c’est pour cette raison qu’on voulait le visiter. 

Le quartier commence à s’animer en fin de journée mais nous sommes crevés et décidons de retourner vers l’hôtel pour manger. Nous n’avons pas déjeuné à midi – avec le décalage horaire nous n’avions pas faim – alors on commence à avoir un petit creux et envie d’une bière fraîche. On prend un tuktuk qui nous emmène à Khao San road, LA rue de la débauche et du mauvais goût à Bangkok ! Pourquoi alors aller précisément là-bas me direz-vous ? Eh bien parce qu’on voulait voir, parce que l’hôtel est tout près et parce qu’il y a beaucoup de bars et de restos. Celui que nous choisissons, le Buddy beer, est même plutôt sympa car il a une cour intérieure donc on n’est pas directement sur la rue.  

Le reste de Khao San est sans grand intérêt : des boutiques de fringues et de souvenirs, bars à weed et CBD, salons de massage, stands de nourriture plus ou moins douteuse (crocodile grillé alors qu’il n’y a quasiment plus de crocos en Thaïlande, mygales et insectes en tous genres…), et du bruit, du bruit, du bruit. J’achète juste une barquette de mango sticky rice (riz gluant, mangue fraîche et crème de coco, trop trop bon !) et en 15 minutes à pied nous sommes à l’hôtel. À 19h nous nous écroulons dans notre lit après une bonne douche fraîche. 

Oslo

En se levant, on constate que la météo ne s’est pas trompée. Il pleut. Nous laissons définitivement tomber la randonnée et partons pour Oslo où nous trouvons un ciel plus clément et 21°.

Si je n’avais pas prévu la visite de la capitale à la base, c’est parce que j’avais du mal à y trouver un réel intérêt. Disons qu’on a vu Oslo et qu’Oslo ne nous laissera pas un souvenir indélébile ! Il doit être agréable d’y vivre, surtout dans certains quartiers aérés et très verts comme Bygdøy et Holmenkollen, mais on a visité des villes bien plus séduisantes sur le plan touristique. Ceci dit, comme nous n’avons pas préparé cette journée, il est possible que nous soyons passés à côté de lieux intéressants.

Dans le secteur piéton, on trouve la cathédrale et le Parlement

Puis on arrive à l’opéra d’Oslo, tout en granit blanc et marbre de Carrare. Tout ce blanc est éblouissant ! De chaque côté du bâtiment occupé par la scène de l’opéra, des rampes permettent de prendre de la hauteur pour voir le fjord d’Oslo et la ville.

On se dirige ensuite vers la citadelle d’Akershus, dont les plus anciens bâtiments datent du 13ème siècle. C’est dans l’église de la citadelle que reposent les couples royaux de Norvège depuis l’indépendance du pays en 1905.

À côté de l’hôtel de ville, se trouve le Centre Nobel de la Paix. Il s’agit d’un musée qui accueille des expositions ainsi que des activités inspirées par les idées et le travail des lauréats du prix Nobel de la paix ; le Prix est décerné le 10 décembre de chaque année à l’hôtel de ville.

À quelques centaines de mètres, en haut d’une petite colline, trône le Palais Royal. Pas terrible…

Après la balade dans le centre-ville, nous reprenons la voiture pour aller à Bygdøy. Cette presqu’île abrite plusieurs musées et celui qui aurait pu nous plaire, le musée des navires Vikings, est fermé pour travaux jusqu’en 2027. On se contente d’un tour en bord de mer avec la vue sur Oslo. On aperçoit le tremplin de saut à ski en haut de la colline en face et on décide d’y aller.

C’est assez impressionnant de voir le tremplin de près. Ça paraît moins grand quand on regarde les compétitions à la télé ! En service depuis 1892, c’est l’un des plus vieux tremplin du monde.

Ce qui est drôle, c’est le panneau des records enregistrés : 21,5 mètres en 1892 ; 139,5 mètres en 2010 !

De part et d’autre du tremplin, il y a la chapelle de Holmenkollen et l’hôtel Scandic à l’architecture qui rappelle celle des stavkirke.

On passe notre dernière soirée en Norvège dans un bar à tapas ! Demain nous rejoignons Kristiansand pour boucler la boucle et reprendre le ferry en direction du Danemark.

Borgund stavkirke et Jotunheimen

Le temps est toujours couvert mais assez lumineux et il ne pleut pas. On considère que c’est une chance !

Sur la route pour nous rendre à Beitøstolen où nous dormons ce soir, se trouvent deux églises en bois debout (stavkirke). La première est la plus connue et la mieux conservée des 28 restantes : Borgund stavkirke. Elle a été édifiée autour de l’an 1180. Ses portails richement sculptés, les croix et les têtes de dragons sur le toit sont remarquables mais ce qui l’est plus encore c’est le clocher-tour qui se trouve à côté. À l’époque médiévale, tous les clochers des stavkirke étaient ainsi ; ils ont tous été détruits, sauf celui-ci. Juste derrière on peut voir la nouvelle église.

La traduction de stavkirke est littéralement église en bois debout. Lorsqu’on pénètre à l’intérieur, et même en observant les piliers d’angle extérieurs, on comprend pourquoi. Des troncs d’arbres entiers, taillés à la hache, soutiennent l’étage et la toiture.

À l’intérieur, le retable représentant la Crucifixion date du 17ème siècle. Sur les deux portails, on retrouve le symbole du dragon.

Non loin de Borgund, on voit un panneau Øye stavkirke. On ne sait pas où se trouve l’église, on décide de faire un crochet pour voir. Celle-ci est totalement différente, toute petite et beaucoup plus simple. Elle trône fièrement au bord du lac et face à la nouvelle église. D’après ce que j’ai compris, l’église d’origine a été détruite car elle était sur un terrain inondable, puis reconstruite ici à partir d’éléments retrouvés sous les fondations de la nouvelle église.

On s’installe et on mange à l’appartement à Beitøstolen, puis on remonte la route touristique de Valdresflye, à l’est du parc national du Jotunheimen. On aura presque fait le tour complet du Jotunheimen !

Le ciel est bas mais les paysages sont magnifiques quand même. On est à 1369 mètres d’altitude, il fait 10° et le vent souffle. Pour l’occasion, et pour dire qu’on ne les a pas apportées pour rien, on sort les doudounes !

Pas un arbre ne pousse à cette altitude, c’est très rocheux et pelé.

On avait prévu de faire la randonnée sur la crête de Besseggen demain. Vues les conditions météo, on préfère ne pas tenter. Cette rando est exigeante (1000 mètres de dénivelé positif) et la montée principale sur la crête s’approche plus de l’escalade que de la marche à pied. Dans des conditions humides, ça peut être dangereux. Sachant qu’il faut payer le parking, la navette et le ferry, on renonce car de la pluie est annoncée pour cette nuit et demain.

La crête de Besseggen, c’est cette montagne à droite du lac Gjende.

Il faut savoir jouer à « où est Charlie » mais, sur la photo suivante se trouve un troupeau de rennes ! Ce sont les rois du camouflage !

Comme le programme de demain tombe à l’eau, on va sûrement se rapprocher de Kristiansand où nous prendrons le ferry jeudi. Nous n’avions pas prévu de visiter Oslo et finalement ce sera peut-être bien notre plan B. À suivre…

Nærøyfjord

Ce matin en ouvrant les rideaux, on constate que la météo est en train de changer. On dirait que l’été norvégien s’installe !

En faisant la route entre Laerdalsoyri et Gudvangen, on passe 43 km sur 57 dans des tunnels ! L’avantage c’est que lorsqu’on est sur l’eau, on ne voit quasiment jamais les voitures et le paysage est préservé. En revanche, quand on est en voiture, on trouve le temps long !

Gudvangen se situe tout au fond du Nærøyfjord. Classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, comme le Geirangerfjord, le Nærøyfjord est l’un des bras les plus étroits du Sognefjord. Les parois vertigineuses et abruptes qui entourent ses eaux d’un vert foncé lui donnent l’air encore plus étriqué et impressionnant. On se sent tout petit quand on navigue au pied des montagnes qui l’encadrent.

Ce matin, nous faisons la visite du village Viking de Gudvangen. La ville fictive de Njardarheimr a été construite par une communauté internationale de passionnés de vikings pour restituer leur mode de vie, leur culture et la façon dont ils ont influencé le monde. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, entre attrape touristes ou écomusée. Au premier abord on penche pour l’attrape touristes. Coincé entre la station essence, la supérette et le port, le lieu paraît tout sauf crédible. Mais dès qu’on passe la porte, finalement on se laisse happer et on se plonge dans l’ambiance 1000 ans en arrière. Les odeurs de feu, les cabanes, les bénévoles habillés en vikings, les démonstrations et animations, tout est réuni pour passer un excellent moment. On a tous adoré !

Nous avons fait deux passages au tir à l’arc, les garçons se sont combattus à l’épée (le petit doigt de Léo a été durement touché, il est tout violet !), le lancer de hache a été concluant pour Léo mais désastreux pour Laurent et Axel.

On a passé deux heures dans le village viking donc on mange vite fait notre salade pour aller au rendez-vous donné par Nordic ventures pour la location de kayaks à 13h30.

L’attente est un peu longue, le briefing aussi. On part à 14h30, équipés pour affronter les 14° de l’eau du fjord.

Lors du briefing, le gars nous a dit qu’on pouvait aller jusqu’à la cascade d’Odnes. On y va tranquillement, en faisant quelques pauses pour observer l’église du mini village de Bakka, des moutons et d’autres cascades qui se jettent dans le fjord.

On s’échoue sur la plage pour monter voir Odnesfossen, puis on repart dans l’autre sens pour retourner à Gudvangen.

Ça s’avère beaucoup moins facile qu’à l’aller ! Le vent s’est levé, on l’a de face, et des vagues se forment. On galère pour progresser (le kayak recule dès qu’on s’arrête) et on en a plein les bras. On parvient malgré cela à rentrer à peu près à l’heure. On va avoir mal aux bras et aux épaules demain !