Levada do Caldeirao verde

L’une des randonnées les plus populaires de Madère.

A Madère, la majorité des itinéraires de randonnées suivent des canaux (les levadas) qui permettent à l’eau de s’écouler des montagnes vers les zones plus sèches en contrebas. Beaucoup servent à l’irrigation des cultures et certaines sont utilisées pour produire de l’électricité. Les plus anciennes levadas datent du XVe siècle. Et quand on voit certains passages abruptes, à flanc de montagne, on imagine la rudesse des conditions de construction de ces canaux.

Dans le guide Rother, la levada do Caldeirao verde (n°28) et la levada do caldeirao do inferno (n°29) qui se fait à la suite, font partie du Top 5 des randos à faire à Madère.

Nous commençons la randonnée à 10h45, depuis le parking du parc forestier das Queimadas. Il ne coûte que 2,5€ la journée, pourtant certains se garent sur la route étroite pour ne pas payer…

Du début à la fin de la rando, on marche le long de la levada do Caldeirao verde, sous le couvert des arbres (cèdres, hêtres, lauriers, bruyères…), entourés d’une végétation luxuriante laissant parfois apercevoir la côte nord ou une cascade. De l’eau ruisselle le long des hautes parois et des plantes, on se mouille la tête et les pieds. Ce parcours est d’une beauté sauvage magnifique. On se croirait dans la jungle ! Dépaysement assuré !

L’itinéraire est ponctué de 3 tunnels qui nécessitent d’être équipé d’une lampe. Certains passages étant étroits et bas, il faut faire attention à la tête et aux pieds pour éviter de s’assommer ou de marcher dans les flaques et la boue. Axel n’a pas assez baissé la tête et s’est pris une pierre qui dépassait du plafond. Heureusement qu’il avait sa casquette pour limiter les dégâts !

Le chemin qui suit la levada est souvent réduit au simple rebord du canal, qui parfois n’excède pas 30 centimètres. Autant dire qu’il est difficile de se croiser ! Il faut faire marche arrière ou se coller à la paroi pour laisser passer des gens. Mieux vaut aussi ne pas trop souffrir de vertige car l’abîme n’est jamais loin. On a vu une dame, qui faisait partie d’un groupe, arriver toute tremblante au Caldeirao verde ; je ne sais pas comment elle a réussi à faire le retour qui s’effectue par le même chemin !

Le chemin le long de la paroi et le vide en dessous
Le Caldeirao verde (chaudron vert) et sa cascade de 100 mètres de haut

Après le pique-nique, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au Caldeirao do inferno. Cela représente presque 5 km de plus avec un dénivelé et des tunnels encore plus étroits et bas que ceux déjà traversés. Axel et moi ne sommes pas chauds ! D’ailleurs, sur le retour, les douleurs de dos commencent à apparaître, les mollets tirent et les cuisses chauffent ! 3 jours de marche, après des mois de confinement nous ayant poussés à l’inactivité, c’est trop pour nos muscles peu entraînés !

Pour se remettre de ces 13 km de marche (sans dénivelé) avalés en 4 heures, rien de tel qu’une petite douche et une bonne poncha maison ! El Rei da poncha nous a séduits le premier soir alors on retourne y goûter pour voir si elle est toujours aussi bonne 🙂 Et on confirme, elle est toujours excellente, tout comme leur Nikita ananas… ?

Santana

Nous avions prévu aujourd’hui une randonnée dans le nord de l’île, vers le Pico Ruivo qui est le point culminant de Madère avec une altitude de 1862 mètres. Mais à quelques kilomètres de l’arrivée, un panneau « route barrée » nous a stoppés. Vue la largeur des routes, nous n’avons pas osé tenter d’avancer, ne sachant pas si nous pourrions faire demi-tour.

Nous nous sommes rabattus sur une petite randonnée de 4,5 km, facile, dans la forêt primaire composée notamment de lauriers géants (laurisylve) classée au patrimoine mondial naturel par l’Unesco. Nous sommes partis de Pico das pedras en direction du parc forestier de Queimadas.

Au parc de Queimadas, on trouve une auberge au toit de chaume et quelques sentiers forestiers. C’est surtout le point de départ de la randonnée vers le Caldeirao verde que nous ferons demain.

Pour nous remettre de notre déception, nous déjeunons au Cabo Aereo Café. L’accueil chaleureux et le repas cuit au feu de bois nous réconcilient avec cette journée mal débutée. Les brochettes de bœuf cuites sur des tiges de lauriers sont la spécialité du coin. Ce resto est simple mais excellent et offre une vue sublime. Et la poncha maison aux fruits de la passion offerte par le patron est super bonne !

Un peu plus loin en allant vers l’ouest, un autre mirador permet de voir la côte et les falaises qui tombent dans l’océan. Sous le soleil, c’est magnifique mais j’imagine que sous la pluie ça doit être très austère. Pour agrémenter ces sublimes paysages, des fleurs poussent partout au bord des routes et des chemins : agapanthes, hortensias, lauriers roses, bougainvilliers… Ce n’est pas pour rien que Madère est appelée le jardin de l’Atlantique.

C’est à Santana que l’on peut voir les fameuses maisons traditionnelles de Madère, en V inversé avec leur toit de paille. Malheureusement elles se font rares. On en voit encore par ci par là dans le village en cherchant un peu. Certaines sont recouvertes de tôle, bien plus facile à entretenir qu’un toit végétal, d’autres carrément à l’abandon. Quant à celles qui sont dans le haut du bourg, elles sont presque trop bien rénovées ! Et surtout elles sont envahies de touristes adeptes de selfies et de poses très étudiées, déposés là par les bus.

Au parc de Queimadas, on trouve même des poulaillers calqués sur ces jolies maisons !

Pour éviter de reprendre la route côtière et ses nombreux tunnels (moi qui suis claustrophobe, je dois prendre sur moi !), on rentre à Funchal en coupant par la montagne. A Ribeiro Frio, on trouve une place sur le mini parking en bord de route et faisons la jolie balade de la levada dos balcoes. 2,5 km aller-retour pour atteindre un belvédère qui, par temps clair, permet de voir le Pico Arieiro, les montagnes environnantes et la côte nord… mais les nuages ont squatté les sommets, avalant le Pico Arieiro. Le panorama est malgré tout splendide avec ces vallées encaissées et recouvertes de forêts de lauriers. Toute cette zone fait partie du Réseau Natura 2000.

Du côté de la côte, le ciel est plus dégagé. Le belvédère permet de voir jusqu’à Faial et d’observer plein de mignons petits oiseaux.

Demain on continue sur notre lancée, on fait la randonnée classée dans le Top 5 des randos à Madère : le Caldeirao verde. Il faut éliminer tout ce qu’on a accumulé pendant les confinements !!!

Pointe Sao Lourenço

Première journée à Madère et première randonnée.

Nous étant levés à 4h45 hier, nous ne partons pas trop tôt ce matin. Le départ de la maison est assez épique, les rues de Funchal nous impressionnent tant elles sont étroites et pentues. On a vite compris qu’à Madère, le meilleur moyen pour relier un point A à un point B est la ligne droite et ce, quel que soit le dénivelé ! Certaines rues affichent une pente de 32% ! En revanche, les routes expresses sont très confortables et les nombreux tunnels coupant à travers les montagnes permettent de rouler à bonne vitesse. A 11h30, nous sommes au parking et partons vers la ponta Sao Lourenço ou pointe Saint Laurent en français (nº 12 sur la carte).

La ponta Sao Lourenço

L’île de Madère est recouverte d’une végétation luxuriante, à une exception près : la ponta de Sao Lourenço. Ce cap, situé à l’extrémité est de Madère, est très exposé aux vents et la végétation y est rase et sèche. Quel contraste avec le reste de l’île (pour le peu qu’on en a vu pour l’instant) ! Toute la pointe, y compris la zone maritime, est classée Natura 2000. Elle abrite des plantes rares et des oiseaux endémiques.

La randonnée mène jusqu’au point culminant de la ponta Sao Lourenço, le mont Furado, que l’on voit sur les photos. Au-delà de ce promontoire, les îlots ne sont pas accessibles à pied.

Les roches volcaniques, en grande partie basaltiques, et la végétation forment une véritable palette de couleurs allant du noir au jaune en passant par le vert et le rouge… et l’océan apporte la touche de bleu.

Passage étroit avec l’océan 100 mètres plus bas de chaque côté.
Ça grimpe !

Une dernière volée de marches pour arriver au sommet…

Dans la montée, on voit la casa do Sardinha entourée de sa palmeraie et on profite d’une vue plongeante sur la baie d’Abra. On peut même apercevoir le parking tout au fond.

Depuis le sommet du mont Furado (160 mètres), après une montée exténuante sur un chemin en mauvais état, on découvre les derniers îlots qui forment l’extrémité de la pointe et, au loin, les îles Desertas.

Une pause boisson fraîche est la bienvenue à la casa do sardinha, au pied du mont Furado. Il fait 26° mais le ressenti est bien supérieur et j’ai l’impression d’avoir la tête en ébullition ! On fait une petite boucle au niveau du bar, puis le retour à la voiture par le même chemin qu’à l’aller tout en découvrant les paysages sous autre angle. Des nuages sont arrivés de la montagne le temps qu’on boive un coup, on apprécie d’avoir un peu moins chaud !

On a fait les 8 km aller-retour en 4 heures (pauses comprises), avec 380 mètres de dénivelé cumulé. Pas mal pour une mise en jambe !

Madinat Jumeirah et la Burj al Arab

Nous partons ce matin pour une balade dans un souk moderne mais réalisé dans l’esprit des souks traditionnels : Madinat Jumeirah. En réalité, c’est plus qu’un souk. Il y a des boutiques mais aussi des hôtels, plein de restaurants pour tous les goûts, une rivière artificielle sur laquelle on peut faire des balades en abra (petit bateau local) et la cerise sur le gâteau, c’est la superbe vue sur l’hôtel Burj Al Arab. Le classement officiel n’allant que jusqu’à 5*, cet hôtel de grand luxe s’est autoattribué 7*… Je ne saurais vous dire s’il les vaut bien car l’accès n’est autorisé que si l’on a une réservation. Et vu qu’une nuit coûte minimum 1000 euros, eh bien nous n’avons pas de réservation !

On fait ensuite un petit tour sur Kite beach pour avoir un autre point de vue sur la Burj al Arab mais il y a toujours ce voile de pollution/poussière/sable. Et il y a aussi plein de grues qui laissent présager que, bientôt, il n’y aura plus un panorama aussi dégagé sur la Burj al Arab depuis Kite beach. La plage est immense et la couleur de la mer donne envie d’y faire un plongeon même si elle est encore un peu fraîche (22 / 23°).

Nous nous arrêtons ensuite au Mall of the Emirates qui abrite des pistes de ski et de luge. Là on mesure bien la folie de certains projets. Une piste de ski en plein désert, c’est comme un stade de foot Qatari climatisé et à ciel ouvert, c’est n’importe quoi ! Par contre c’est assez drôle de voir les parents en doudoune, à faire les cent pas pour ne pas geler sur place. On voit qu’ils ne sont pas habitués au froid. En revanche, le dôme du Mall est très joli avec son style Eiffel.

On termine l’après-midi à la piscine, puis vient l’heure de boucler les valises. La tentation dans les Malls a été grande, nous avons fait quelques achats (surtout les garçons !) et nos valises ne ferment plus. Heureusement que Manue peut nous prêter un sac supplémentaire.

J’ai réservé une nuit à l’hôtel Premier Inn à l’aéroport d’Abu Dhabi car nous reprenons l’avion assez tôt demain matin. On rend la voiture sans avoir refait le plein car il n’y a pas de station essence avant l’aéroport quand on arrive de la route de Dubaï. Au pays du pétrole, c’est un comble ! Comme l’essence n’est pas chère ici, le prix que va nous faire payer le loueur ne nous inquiète pas trop. Et en effet, il nous est facturé environ 20 euros pour la moitié du plein et les péages. Ça va !

On avait l’intention de prendre un taxi pour aller dîner au Yas Mall mais, en tant que clients du Premier Inn, on a 1 repas offert pour 1 acheté au resto de l’hôtel. On reste donc sur place et, comme on s’est couchés tard la veille, tout le monde est au lit à 22h.

Le GIGANTISME de Dubaï

Quand on évoque Dubaï, les mots qui viennent à l’esprit sont : gigantesque, démesuré, soleil, fête, désert, mais aussi surconsommation, pollution… Le plus grand et le plus connu des sept Emirats Arabes Unis fait penser à Las Vegas mais avec la plage et sans les casinos. Symbole de cette démesure, la Burj Khalifa, monument emblématique de Dubaï, est à ce jour la tour la plus haute du monde (828 mètres). Une autre tour, plus haute encore, est en construction pour que Dubaï batte son propre record. Pour attirer l’attention du monde entier et devenir la première destination touristique au monde, les émiratis ne lésinent pas sur les projets plus fous les uns que les autres : hôtels ultra luxueux, îles artificielles, centres commerciaux à faire rêver Pretty woman, attractions innovantes, etc. Si on s’arrête à ça, Dubaï est un paradis.

Voici donc le Dubaï qui en jette, le Dubaï bling bling et tape à l’œil qu’on a envie de voir, même si on sait quelles peuvent être les conséquences de cette urbanisation à outrance dans ce qui n’était qu’un désert avec quelques tentes de bédouins il y a seulement une quarantaine d’années.

Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du monde

Situé au pied de la Burj Khalifa, dans le quartier de Downtown, le Dubaï Mall est un petit Guiness book à lui seul : plus d’1 million de m² (et un agrandissement est en cours), 80 millions de visiteurs par an, 1 300 magasins, 200 restos et cafés, une patinoire Olympique (oui, oui, Olympique !), l’un des plus grands magasins de bonbons au monde (on a succombé !), un squelette de diplodocus (un vrai ! de 7 mètres de haut sur 24 de long), un aquarium avec l’une des plus grandes parois vitrées du monde, un simulateur de vol en A380 sponsorisé par Emirates, une cascade de 24 mètres de haut… Et bien sûr toutes les marques de vêtements et chaussures dont vous rêvez.

En sortant du centre commercial, on tombe nez à nez avec la tour la plus haute du monde, la Burj Khalifa. Tellement haute qu’on a du mal à la photographier de près. On peut monter à 2 niveaux différents de la tour mais nous ne l’avons pas fait. La visibilité était relativement limitée et je crois que c’est souvent le cas ; le sable, la poussière et la pollution créent un nuage omniprésent.

Super la visibilité, non ?

On mange vite fait au food court, puis nous partons pour le quartier de la marina. On se gare dans le parking de Marina Mall et allons réserver un circuit en ferry pour 17h afin de prendre un peu de recul sur la forêt de buildings et avoir une vue sur la skyline. Le bateau fait demi-tour en face de l’hôtel Atlantis après avoir longé The Palm et ses résidences de luxe. La balade dure 1 heure et n’est pas chère par-rapport aux sorties en zodiac (environ 10€ par personne). Les fous qui font une descente en tyrolienne dans la marina et des sauts en jet-ski dans les vagues du ferry créent une attraction supplémentaire à laquelle on ne s’attendait pas !

Dubaï Marina et The Palm

Heureusement que l’essence ne coûte par cher car nous repartons ensuite vers Downtown pour voir le spectacle des fontaines au pied de la Burj Khalifa. Pour éviter la foule, on se gare dans le parking du souk Al Bahar ; en sortant du souk, on a une vue sur tout le bassin et la Burj Khalifa en face. Toutes les demi-heures à partir du coucher du soleil, les jets d’eau entrent en action au rythme d’une musique différente à chaque fois. On assiste à 2 « représentations » qui nous offrent un superbe ballet parfaitement chorégraphié. Magique !

La journée n’est pas terminée !

On mange chez Manue et Stan, puis nous partons tous ensemble au Sho Cho pour une soirée dans un bar-boite de nuit en plein air, toujours avec vue sur la Burj Khalifa. Sympa !