Royal Natal national park

Au lever, en ouvrant les rideaux de notre chambre, on voit un chacal passer devant la fenêtre. Avec les matelas chauffants nous avons bien dormi et Leo aussi, il n’a pas eu froid. En revanche, dans la pièce principale il fait tellement froid que de la vapeur d’eau sort de nos bouches ! On va prendre le petit-déjeuner dans la chambre, il y fait meilleur !

On avait envisagé de faire la célèbre rando des échelles pour monter à Sentinel Peak mais ces températures glaciales nous incitent à passer la matinée au chaud dans la voiture plutôt que sur un chemin de randonnée ! On décide de refaire les deux loops pour voir s’il y a des animaux. Hier on a vu des gnous et on sait qu’il peut aussi y avoir des zèbres et des antilopes. Bingo ! Ce matin il y a tout ça. Par contre ils sont peureux et fuient en courant dès qu’on s’approche en voiture donc on les observe de loin.

On profite de faire quelques arrêts pour photographier la lumière du soleil levant sur les paysages du Golden gate, qui porte bien son nom avec toutes ces couleurs dorées.

Nous poursuivons la découverte du Drakensberg en virant sur le versant est du massif. Nous arrivons à Thendele camp vers 13h et la réceptionniste nous donne la clé de notre logement même si le Check in est normalement à 14h. Ça nous permet de manger au chaud.

Nous découvrons le fameux Amphithéâtre. Cet ensemble de falaises est plus impressionnant encore que ce que j’imaginais en voyant des photos. Avec ses 5 km de long et 1200 mètres de haut, encadré par des sommets de plus de 3000 mètres d’altitude, il donne le tournis ! Notre cottage offre une vue magnifique.

Rassasiés, nous partons faire le Policeman’s helmet trail. C’est un peu ambitieux car la rando fait plus de 10 km et le soleil se couche dans 3 heures. Surtout qu’en montagne il passe vite derrière les sommets et on se retrouve dans l’ombre bien avant 17h. L’objectif de la randonnée est d’atteindre le pied du rocher nommé Policeman’s helmet pour sa ressemblance avec une tête de policier anglais avec son casque. On le distingue au bout à gauche de l’escarpement rocheux au premier plan sur cette photo :

On traverse plusieurs fois la rivière dans des zones boisées mais, la majorité du temps, le sentier offre des vues splendides sur les sommets. La lumière de fin de journée fait ressortir les reliefs, c’est magnifique.

Nous avons mis un peu plus de 2h30 pour faire la randonnée en aller-retour et n’avons croisé personne sur le chemin. Comme tous les soirs, on allume un feu dans la cheminée. Il fait bon dans le chalet, ça fait du bien de se réchauffer un peu. On est tous au lit à 21h.

Golden gate highlands national park

La journée commence par une surprise : il n’y a pas d’eau au robinet ce matin. Il y a des travaux pour installer la fibre à Clarens et ils ont endommagé l’alimentation d’eau du village !

Ce n’est pas ça qui va nous empêcher d’entamer la journée agréablement, autour d’un petit-déjeuner aussi délicieux et appréciable que peut l’être le premier petit-déj des vacances. The courtyard bakery nous offre un bon moment et de quoi compléter nos courses de bons produits gourmands.

En continuant de longer la chaîne de montagnes des Maluti, qui font partie du massif du Drakensberg et marquent la frontière nord avec le Lesotho, nous entrons dans le Golden gate highlands national park. Le paysage est caractérisé par des falaises de gré érodées. L’orange, l’ocre, le jaune… entre la végétation jaunie par les températures hivernales et la roche, c’est une palette de couleurs chaudes qui s’offre à nous.

Glen Reenen camp, où nous dormons ce soir, tient un emplacement de choix au coeur de ces falaises :

En lisant le guide du routard, j’ai été très surprise de voir que la rédaction a choisi de faire l’impasse sur ce secteur. Pas un mot sur les nombreuses randonnées et beaux paysages de ce parc. Il a fallu trouver les infos ailleurs (merci l’application AllTrails et les forums).

La température est plus que fraîche et il est même tombé quelques flocons de neige dans la nuit. Mais ce matin il fait beau. Une randonnée pour explorer ces merveilles à pied devrait nous réchauffer !

On commence par Echo ravine trail. Le sentier longe les falaises et mène à une sorte de tunnel naturel où coule une fine cascade.

On continue vers Boskloof trail, une falaise creusée qui forme une sorte de grotte. On est à l’ombre, il y a des stalactites !

Enfin, on termine par l’ascension du Brandwag Buttress. La fin est compliquée car il faut s’aider d’une chaîne (gelée !) pour monter les derniers mètres. Le retour en descente est encore plus difficile, ça glisse. Mais ça vaut le coup car la vue depuis le sommet est franchement belle.

On peut voir le Glen Reenen camp en bas, à droite :

Brandwag buttress, c’est le promontoire rocheux que l’on voit à gauche de la photo :

L’enchaînement de ces trois randonnées représente un peu moins de 5 km, que nous avons mis moins de 3 heures à faire en comptant de nombreux arrêts photo. Nombre de personnes croisées : zéro !

Nous nous installons dans notre cottage en début d’après-midi. Parfait pour faire la pause pique-nique au chaud. La réceptionniste m’a donné la clé dès ce matin, en même temps qu’elle vérifiait nos Wild cards (le permis pour visiter les parcs nationaux sud africains).

On repart vers 15h30, à l’heure où le soleil commence à décliner (c’est l’hiver dans l’hémisphère sud), pour parcourir les deux routes panoramiques « Blesbok loop » et « Oribi loop ». Sur Blesbok loop, on voit des troupeaux de gnous… mais pas de blesbok.

En rentrant au cottage, Laurent allume la cheminée pour tenter de réchauffer un peu la pièce qui est glaciale. Heureusement, les lits sont équipés de matelas chauffants (sauf celui de Léo, le pauvre). On dîne devant le feu (repas de rois : nuggets de poulet et pâtes qui refroidissent instantanément) et au lit à 21h30 !

Clarens, aux portes du Drakensberg

Notre avion est parti avec 1 heure de retard de Paris, ne nous laissant que 1h30 pour la correspondance à Londres. Heathrow étant le plus gros aéroport d’Europe, on croise les doigts pour que ce soit suffisant. Et comme l’avion qui doit nous emmener en Afrique du Sud est aussi en retard… pas de souci, ça passe largement !

British Airways ne fait pas comme les autres compagnies. Sur un vol de 10h30, le pilote n’a pas rattrapé une seule minute du retard pris au départ. Pas cool ! On arrive donc à 10h15 au lieu de 9h15. Heureusement, on passe assez vite la police des frontières et on récupère tous nos bagages en 10 minutes. C’est un peu plus long chez Europcar. Nous partons enfin à 11h45 sur les autoroutes de Johannesburg.

Nous faisons les courses dans un Hyper Checkers repéré à l’avance et filons tout droit vers le sud, vers le massif du Drakensberg où nous avons une première étape de prévue à Clarens.

Clarens est une petite ville charmante et très touristique située à une vingtaine de kilomètres de la frontière du Lesotho. Elle porte le nom d’une ville suisse où le Président Paul Kruger s’est exilé lors de la Seconde guerre des Boers au début du XXe siècle.

Pour notre premier séjour en Afrique du Sud, nous nous laissons porter par la joie d’être là tous les quatre et allons au resto pour célébrer cette première soirée des vacances. J’ai réservé chez Clementines quelques jours avant de partir, c’est une institution à Clarens. Et effectivement, c’est très bon. En plus on nous attribue une table juste devant le poêle. Une gentille attention que nous apprécions car il fait très très froid (moins de zéro !).

Circuit du volcan Chinyero et Montaña negra

Située au nord-ouest de l’île, juste en-dehors des frontières du parc national du Teide, cette randonnée permet d’aborder les volcans les plus récents de Ténérife. L’éruption du volcan Chinyero remonte à la fin de l’année 1909. Le circuit complet (13 km) fait une sorte de 8 autour des 2 volcans Chinyero et Montaña negra. Nous avons choisi de décomposer la rando et de la faire en 2 fois. Je mets la carte issue de l’application Alltrails dont nous nous servons beaucoup :

Première partie – Randonnée autour du volcan Chinyero (8 km)

Le parking situé au départ de la rando étant complet, nous nous garons sur la TF-38, au niveau du Mirador de los Poleos (en bas de la carte). Se stationner n’est pas facile dans le coin ! De là, on marche un peu au bord de la route, puis un sentier permet de retrouver le chemin de randonnée. On marche dans la forêt de pins sur plus de 800 mètres, sans aucune vue sur les volcans mais au moins on est à l’ombre car le soleil tape déjà assez fort. Puis tout à coup, la végétation disparait et les vues sur les volcans s’offrent à nous. Le Chinyero en premier plan, le Pico viejo et le Teide en toile de fond.

Le paysage change encore et on regagne la forêt après avoir traversé le champ de lave. L’ombre est la bienvenue pour une pause pique-nique accompagnée de gros lézards pas farouches qui semblent intéressés par nos sandwiches. En poursuivant, on longe une coulée de lave très noire où poussent plein de petites fleurs jaunes. Le contraste des couleurs est très esthétique et c’est toujours surprenant de voir que la végétation s’accommode de ces sols volcaniques qui paraissent pourtant si hostiles.

Comme nous sommes hors des limites du parc national, Léo est autorisé à faire voler son drone. On s’accorde donc une nouvelle pause pour qu’il puisse faire ses prises de vues aériennes autour du volcan Chinyero.

Normalement, il faut environ 2h15 / 2h30 pour faire cette randonnée. Nous on aura mis près de 4 heures pour faire la boucle, avec une pause pique-nique et 3 arrêts pour faire voler le drone. On a tous trouvé cette rando facile et très belle avec cette alternance de paysages, entre forêts et volcans.

Deuxième partie – Montaña negra (6 km)

Pour cette partie de la rando (qui représente la partie nord du 8), nous prenons la piste qui part de la Montañeta en direction de la zone de camping « Arenas negras ». La piste est légèrement cahoteuse mais ça passe sans problème avec notre 5008. Ici le parking est immense, pas de souci pour se garer. Il y a aussi des tables de pique-nique, des barbecues et des toilettes.

La rando commence dans la forêt et on arrive assez vite en vue de la Montaña negra. Le sentier est bien tracé, pas de risque de se perdre. Il y a juste un passage dans la lave (rien de bien difficile) sur le flanc du volcan d’où l’on a une vue dégagée sur la mer et l’île de la Palma. Puis de nouveau on se retrouve sous le couvert des pins canariens. Il ne faut pas oublier l’eau, les casquettes et la crème solaire car l’ombre est malgré tout plutôt rare sur le parcours.

D’un côté à l’autre du volcan, les couleurs sont changeantes. Le sol est tantôt noir, tantôt rouge. Le vert tendre des pins canariens vient équilibrer la palette des couleurs. On fait une pause au niveau de l’intersection avec le circuit qui continue vers le volcan Chinyero, puis on contourne la Montaña negra par la piste qui passe juste à sa base. De ce côté de la Montaña negra, on voit particulièrement bien le Teide, point culminant de Tenerife (et de l’Espagne).

Las Roques de Garcia depuis Llano de Ucanca

Puisque la dernière fois Axel n’a pas voulu faire la boucle complète, nous retournons vers Las Roques de Garcia pour finir la rando et voir la partie basse, dans la plaine sédimentaire du Teide. Pour éviter la galère de chercher une place de stationnement sur le parking de Las Roques, nous nous garons au belvédère Llano de Ucanca. De là, on traverse entièrement la plaine avec le Teide en point de mire. Il y a un vent à rendre fou et les blousons sont de sortie malgré le soleil qui ne parvient pas à nous réchauffer.

La partie basse de la rando se fait sans aucun problème. Le panorama est magnifique.

Ensuite, le chemin grimpe dans la roche et ça se complique un peu. Je pensais que la montée serait plus simple et surtout moins longue ! Ma mère abandonne et décide de nous attendre au niveau du rocher nommé « la cathédrale » par lequel nous allons redescendre.

Arrivés au point le plus haut, on peut souffler un peu et profiter des vues sur les coulées de lave et tous ces pitons rocheux aux couleurs chaudes. On commence à avoir faim (il est midi passé) mais il y a trop de vent pour manger ici… et trop de monde aussi. C’est la grande transhumance des humains sur ce sentier !

Nous finissons la boucle en descendant depuis le mirador vers « la cathédrale ». Ceux qui font la rando dans le sens inverse ont l’air de souffrir du dénivelé autant que de la chaleur.

Faire la randonnées de Roques de Garcia depuis le mirador de Llano de Ucanca est une bonne idée. Certes, on parcourt 3 km de plus qu’en partant du parking de Roques de Garcia mais les vues lors de la marche d’approche sont top.