ISimangaliso wetland park

L’iSimangaliso wetland park est une large zone protégée le long de l’océan indien. Inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco, ce parc présente une multitude de paysages : plages sauvages, récifs coralliens, dunes, forêts, lacs et marais. Une vraie mosaïque de paysages où vivent éléphants, crocodiles, hippopotames, singes, léopards, tortues, baleines, requins… la liste est encore longue, je m’arrête là ! Nelson Mandela a souligné parfaitement la singularité de ce parc en disant que « ISimangaliso doit être le seul endroit sur Terre où le plus ancien mammifère terrestre, le rhinocéros, et le plus grand mammifère terrestre, l’éléphant, partagent un écosystème avec le plus ancien poisson, le cœlacanthe, et le plus grand mammifère marin, la baleine ».

Parmi cette énumération d’animaux, nous avons vu : des zèbres, des gnous, des buffles (dont un qui nous a bloqué la route pendant 10 minutes !), des antilopes, une maman rhinocéros avec son petit (mais ils étaient à 100 mètres de la route), des hippopotames (de loin aussi), et on a même vu des baleines depuis la plage de Cape Vidal.

En plus des rencontres animalières et de la plage, les paysages marécageux valent le voyage. Un air de Floride ou de bayou de louisiane.

En route vers la plage de Mission rocks

Au fil des pistes et loops

La plage de Cape Vidal

Les dauphins et baleines… de loin !

La déception arrive quand on se rend compte que l’accès à Banghazi Lake est condamné. En gros, un tiers du parc est fermé pour travaux et personne ne nous en a informé lorsqu’on a payé l’entrée (entrée qu’on a payé plein pot par contre !). On a bien aimé ce parc malgré cela. Les paysages sont variés et on ne s’attendait pas à y voir autant de faune.

Pour clore la journée, on s’offre le meilleur restaurant de Santa Lucia : Reef & Dune. Nos 4 plats, une entrée, les apéros et une bouteille de vin pour 50 euros ! À ce prix là, j’aurais envie d’aller tous les soirs au resto !

En rentrant, le jardin est éclairé, on entend les oiseaux nocturnes, les vagues… c’est top !

Santa Lucia

Nous quittons notre chalet et le camp de Mpila vers 8h30 en direction de Nyalazi gate. En route, on aperçoit encore des rhinocéros.

L’arrivée à Santa Lucia nous donne une bonne impression de cette petite station balnéaire. C’est mignon, les rues sont arborées, les jardins sont luxuriants et bien entretenus. Nous traversons toute la ville pour atteindre la plage au sud. L’estuary boardwalk nous mène, comme son nom l’indique, le long de l’estuaire jusqu’à une plage sauvage.

On déjeune chez Barraca (pas mal) et on tente d’aller au lodge, même si ce n’est pas tout à fait l’heure du Check in. Au moins on peut se reposer au soleil dans le jardin en attendant que le logement soit prêt.

Il y a quelques semaines, j’ai réservé une sortie « Hippo croc tour » sur le site de la compagnie Shakabarker. J’ai choisi cette compagnie en fonction de la taille de leurs bateaux qui me semblaient plus petits que les autres. Nous avons rendez-vous à 14h45 devant notre hôtel où un véhicule doit nous prendre pour nous transporter jusqu’à la jetée. Quand il arrive, on ne peut pas le louper ! C’est un 4×4 qui fait un bruit de tracteur !

En guise de bateau, nous embarquons sur une barge. Les cotés sont ouverts et on est presque au ras de l’eau. Si on en croise, j’espère que les hippopotames n’auront pas l’idée de venir nous faire un coucou à bord !

Et peu après notre départ, on voit des hippopotames dont seuls la tête et le dos émergent de l’eau saumâtre de l’estuaire.

On dit que la nature est bien faite mais, en ce qui concerne les hippos, ce n’est pas tout à fait vrai. Leur peau, pourtant très épaisse, ne supporte pas le soleil. C’est pour cette raison qu’ils passent leurs journées dans l’eau et ne sortent qu’à la nuit tombée pour manger.

Nous n’avons vu que deux bébés crocodiles grâce à notre guide, et un gros lézard. Les cocos ne les aiment pas du tout car ils mangent leurs oeufs. Pas de gros crocos en vue. Par contre un aigle (african eagle) a survolé le bateau et on a bien profité des magnifiques paysages du lac Sainte-Lucie au soleil couchant.

Une journée safari à Hluhluwe-iMfolozi

Le camp de Mpila a quelque chose de militaire. Le soir, c’est extinction des feux à 22h. L’électricité est coupée jusqu’à 6h du matin, à l’heure où la faune se réveille. En guise de clairon, ce matin, c’est un lion qui a rugi juste après que le réveil ait sonné à 6h30. On a vu les impalas détaler à toute vitesse devant la fenêtre de la cuisine. Malheureusement nous n’avons pas vu le lion.

Juste en sortant du camp, notre première rencontre animale est deux gros éléphants qui ne daigneront montrer que leur postérieur.

Nous partons sur les pistes en terre de la partie iMfolozi de la réserve. Premier arrêt pour un point de vue sur la réserve dans la brume matinale.

Pendant des kilomètres nous ne voyons que des impalas. Elles sont mignonnes mais il y en a par milliers donc on se lasse vite.

Sur un loop, un gnou broute tranquillement au bord de la piste, puis on traverse une zone pleine d’arbres morts. Une sorte de forêt maudite qu’on verrait bien comme décor dans un film Walt Disney avec des vautours perchés. Et justement, les vautours sont nombreux ici.

En fin de matinée on croise un petit groupe de zèbres. L’un d’entre eux, le plus jeune, a deux oiseaux accrochés à ses flancs.

À midi on déjeune au Centenary center. C’est simple, bon et pas cher ! On a payé une quinzaine d’euros pour un plat de lasagnes, un burger-frites et deux club sandwiches, avec les boissons.

En début d’après-midi, on passe dans la partie Hluhluwe. C’est beaucoup plus vallonné que dans la partie iMfolozi, la vue porte loin.

On aperçoit au loin un énorme éléphant solitaire et deux rhinocéros qui descendent la colline. Puis on voit nos premières girafes. En fait, on en voit d’abord une, immense, puis en regardant de l’autre côté de la piste, on voit une jeune girafe cachée derrière un arbre. D’après leurs tâches irrégulières, on pense que ce sont des girafes Masaï. Au bout de la piste, on aperçoit une dizaine de girafes avec des zèbres mais ils sont assez loin.

En poursuivant vers le Hiltop camp, un petit groupe d’éléphants nous coupe la route. La végétation est tellement dense qu’on ne les voit pas arriver, ça surprend ! Et dès qu’ils rentrent à nouveau dans le Bush, ils disparaissent aussitôt. C’est fou comme des animaux aussi gros peuvent se dissimuler aussi bien dans la végétation. Et ce n’est pas surprenant que nous ayons autant de mal à voir des animaux dans cette réserve.

Un buffle solitaire se repose au bord de la rivière.

Un rhino remonte d’une baignade dans la rivière

En rentrant vers Mpila, on voit encore des girafes dans la belle lumière du soleil couchant.

Les paysages sont vraiment jolis

Au total, nous avons vu une dizaine de rhinocéros, dont 4 de très près. On reste sur notre faim pour le reste. La plupart des animaux que nous avons vus étaient en solitaire. On aurait aimé des troupeaux d’éléphants et de buffles, des lions couchés dans la savane, un léopard dans un arbre… tout cela restera dans nos rêves. On mise tout sur le parc de Kruger maintenant pour compléter notre tableau de chasse !

Le Pays Zoulou vers Hluhluwe -iMfolosi

Notre voyage dans les belles montagnes du Drakensberg s’achève. D’autres aventures nous attendent !

Hier soir c’était une antilope, ce matin c’est toute une famille de babouins qui vient nous rendre visite !

La route n’est pas de tout repos pour Laurent. Entre les gens qui marchent sur le bas-côté, les chèvres qui traversent sans prévenir, les vaches, les potholes (trous énormes dans le bitume), les dos d’âne qui ne sont jamais signalés… il faut zigzaguer et freiner sans arrêt ! Quant à la dernière portion de route, on s’est vraiment demandé si elle aboutissait à l’entrée de la réserve. Déjà aucun panneau n’indiquait Hluhluwe-imfolozi et, plus on avançait plus elle était en mauvais état, avec même de l’herbe qui poussait dessus. Je savais que Cengeni gate était une entrée secondaire mais on a bien cru se retrouver face à une entrée condamnée. Heureusement un garde était là pour nous ouvrir le portail.

Voilà à quoi peut ressembler la route par endroits :

Et plutôt que de faucher, ils allument des feux partout, sur le bord des routes mais aussi dans les parcs nationaux, les champs…

La réserve de Hluhluwe-iMfolozi

Hluhluwe-iMfolozi est la plus ancienne réserve d’Afrique. Elle est notamment connue pour être un véritable sanctuaire du rhinocéros blanc. Alors que l’espèce était presque éteinte, à la fin du 19e siècle, une petite cinquantaine de rhinocéros ont été protégés au sein de la réserve iMfolosi. Les programmes de sauvegarde ont porté leurs fruits et la population de Hluhluwe-imfolozi avoisine aujourd’hui les 1500 individus malgré le braconnage dont ils sont victimes. C’est la plus importante population au monde.

En plus des rhinocéros, la réserve abrite également les autres « big five », c’est à dire des éléphants, buffles, lions et léopards. Le terme de « big five » a été créé par les chasseurs pour qualifier les animaux d’Afrique les plus difficiles et gratifiants à chasser. Bien évidemment, la chasse est interdite dans la réserve de Hluhluwe-iMfolozi (seuls les braconniers n’ont pas bien intégré le concept !).

On espère bien apercevoir quelques uns de ces big five ! Les paris sont ouverts dans la voiture : quel animal verrons-nous en premier ? Léo et Laurent misent sur les antilopes (ils ne se mouillent pas trop), Axel sur les rhinocéros (ambitieux le petit) et moi sur les phacochères (je ne me mouille pas trop non plus). Et c’est moi qui remporte la mise !

Après les phacochères, nous avons vu une quantité inestimable d’impalas, des zèbres, des buffles et 4 rhinocéros blancs. Pas trop mal pour un début !

Entrés dans la réserve à 14h45, nous faisons le Check in à 17h au camp de Mpila. La réceptionniste nous conseille de nous méfier des singes qui tentent par tous les moyens d’entrer dans les voitures et les logements. Au moment de sortir nos affaires de la voiture, pas de singe en vue… et 3 secondes plus tard l’un d’entre eux entre par le coffre ! Il faut être vigilant et vif pour les chasser ! Ils sont partout !

Dans l’antre du Drakensberg

Que ce soit en Afrikaans ou en Zulu, le nom donné aux montagnes qui se dressent devant nous ne laisse planer aucun doute sur leur relief accidenté et leurs sommets acérés. Drakensberg signifie littéralement « montagnes du dragon » en Afrikaans et uKhahlamba se traduit par « barrière de lances » en Zulu. Depuis notre chalet (le nº15 du upper camp), la vue est tout simplement unique. Appelé « l’amphithéâtre », le panorama le plus célèbre de ce massif s’étale sous nos yeux. Le café semble encore meilleur face à tant de beauté. D’autant plus que les températures, à l’extérieur comme à l’intérieur, sont moins froides aujourd’hui donc le petit-déjeuner est plus appréciable qu’hier. Avec le soleil, il fait même bon dans le chalet.

Tugela gorge trail

Pour la randonnée du jour , nous partons directement du Thendele camp. Pas besoin de la voiture aujourd’hui. Nous marchons tout droit vers l’amphithéâtre, en direction des gorges de la rivière Tugela. Tombant de près de 950 mètres, du haut des falaises de gré, elles comptent parmi les plus hautes chutes d’eau du monde. Presque 1km de haut !!! Mais en cette saison, les pluies sont rares donc elles sont presque à sec.

La randonnée complète fait plus de 15 km. En faisant demi tour au niveau de l’échelle qui contourne la gorge, on peut la limiter à 13 km aller-retour. Et c’est déjà pas mal !

La marche est longue et presque toute en montée à l’aller. On alterne entre des passages avec vue sur l’amphithéâtre, sur le Policeman’s helmet (sous son autre face par rapport à hier), dans des vallées boisées. La fin est assez escarpée et on termine dans le lit de la rivière où il faut faire son chemin parmi les rochers. L’apothéose est l’entrée du canyon formé par la Tugela.

Pour la pause déjeuner, un gros rocher lisse et ensoleillé nous permet de pique-niquer et de nous réchauffer au soleil.

L’échelle, qui est censée mener en haut du lit de la rivière pour contourner le tunnel, est fermée. Nous n’avions pas l’intention de monter mais comme ça nous n’aurons aucun regret. Le retour se fait assez rapidement, chaque pas nous rapprochant un peu plus du canapé dans lequel on rêve de se vautrer ! Et dans la douleur car Axel et Laurent ont des ampoules aux pieds. On s’arrête à un moment car on entend du bruit dans les buissons. Des babouins sortent de partout. On les observe sauter dans les arbres, se suspendre… ils sont marrants à regarder tant qu’ils gardent leurs distance avec nous.

Cette randonnée est l’une des plus prisées du Drakensberg. On a croisé un davantage de monde que sur les randos précédentes : une trentaine de personnes et 10 babouins !

En rentrant au cottage, une antilope nous honore d’une petite visite alors qu’on s’apprête à boire l’apéro.

Le soleil se couche sur l’amphithéâtre.