J’avais prévu de visiter le Wat Pho ce matin mais comme nous y sommes allés hier, nous partons directement de l’hôtel pour aller à l’agence Hertz située près du parc Lumpini. Notre Yaris est récente mais pleine de rayures, ce qui est tant mieux car si jamais nous la rayons, cela se verra moins ! On est dimanche, la circulation est fluide et nous quittons Bangkok sans problème. Laurent reprend ses réflexes de conduite à gauche (on a quand même droit à quelques coups d’essuie-glace à la place du clignotant !).
Les marchés flottants
Dans la région de Bangkok, les nombreux canaux et cours d’eau sont des voies de circulation au même titre que les routes. Enfin c’était plus vrai autrefois qu’aujourd’hui mais la tradition est restée malgré le développement des routes. Les commerçants embarquent leurs marchandises sur des barques pour aller les vendre au marché sans quitter le bateau. Certains marchés sont devenus de véritables attractions touristiques sans âme (Damnoen Sudak, par exemple) mais d’autres sont restés authentiques. Nous faisons le choix d’aller à un tout petit marché où nous sommes quasiment les seuls touristes, le marché de Tha Kha.








Dans les barques, les femmes vendent des légumes mais aussi des plats préparés qui mijotent dans les woks sur le bateau. Les casseroles fument, ça sent bon. Nous achetons des petites bananes et des chips de banane.
Le marché ferroviaire de Mae Klong
En 20 minutes, nous arrivons à Mae Klong où se trouve une autre curiosité locale : un marché le long d’une voie de chemin de fer. En réalité, le marché couvert de Mae Klong est très grand et les étals le long des voies ne représentent qu’une petite partie du marché. Ce dernier existait bien avant la construction de la voie ferrée au début du XXe siècle et, lors de l’arrivée du train dans la ville, plutôt que de déménager, les commerçants se sont simplement adaptés.
L’arrivée du train est à 14h30, et il n’est que 12h45, nous prenons donc le temps de visiter deux temples à proximité et de flâner dans le grand marché couvert fréquenté par la population locale. Des crevettes royales avec leurs pattes bleues aux gigantesques moules à la coquille verte en passant par les fruits, c’est un festival de couleurs et d’odeurs.






Le marché est tellement grand que certains y circulent carrément en scooter !

Nous allons jusqu’à la gare, puis revenons le long des voies cernées de part et d’autre par les étals. Nous achetons des mangues séchées à 100 bahts les 2 sachets de 100 grammes (les moins chères que nous ayons trouvé, les prix sont très raisonnables malgré l’attrait touristique). Nous nous postons à l’angle d’un étal qui nous semble parfait pour n’avoir personne devant nous. La dame, très gentille, propose à Laurent de poser son sac derrière son stand pour se mettre à l’aise.








On entend siffler le train… en un instant, les commerçants remontent leur auvent dans une chorégraphie bien huilée, un agent ouvre la voie et pousse les gens sur les côtés, le train arrive. C’est millimétré, ça passe tout juste.
Une fois le train passé, les auvents se rabaissent, la vie du marché reprend son fil. Nous achetons du chili en poudre à la gentille dame dont nous avons squatté le stand, puis reprenons la route vers le sud.
Wat Tham Chaeng
Notre prochain arrêt est prévu à Cha-am pour visiter le Wat Tham Chaeng. Il s’agit d’un nouveau temple en cours de construction, qui promet d’être spectaculaire ! On peut déjà y voir le plus grand naga de Thaïlande. Les nagas sont des serpents sacrés dans la culture Thaï et pour les bouddhistes. Ils sont supposés protéger les temples. Celui-ci a des mensurations généreuses : 31 mètres de haut, 227 mètres de long, 2 mètres de diamètre et 9 ondulations au travers desquelles on déambule. Il est peint dans des couleurs chatoyantes qui évoquent les ailes d’un scarabée.





En contrebas du naga, des macaques se baladent dans les ateliers ou sont construits les autres éléments du futur temple. On peut déjà pénétrer dans la chapelle en construction et deviner l’ampleur du temple lorsqu’il sera terminé.



Extravagant, kitch, impressionnant… On en pense ce qu’on veut mais le cadre est plutôt charmant.
Nous arrivons à Hua Hin en fin d’après-midi et profitons de la piscine (fraîche !) de l’hôtel avant d’aller faire un tour au marché de nuit. Pour s’y rendre, nous prenons une rue qui semble attrayante avec des bars, de la musique et des guirlandes lumineuses partout… Il se trouve que c’est le Pigalle local !
Au marché de nuit, nous dînons chez Lung Ja. Les fruits de mer sont exposés dans la rue, même les cuisines sont dans la rue, et le repas est incroyablement bon à prix tout doux. Cependant, en attendant mon roti sur un stand (rien à voir avec le rôti de porc, en Thaïlande il s’agit d’une crêpe frite servie avec des bananes ou du chocolat et du lait concentré), on voit des rats se balader dans la rue…




