La météo est idéale aujourd’hui. Du soleil est annoncé et il est bien présent à notre réveil. On compte en profiter pour découvrir une pépite à l’extrémité ouest de Kvaloya : les îles de Sommaroy et de Hillesoya.
Rien que la route pour s’y rendre est magnifique. On longe des fjords bordés de jolies montagnes saupoudrées de neige. Régulièrement, des maisonnettes rouges construites au bord de l’eau apportent une touche de couleur. Ces rorbuer sont des cabanes utilisées par les pêcheurs. C’est dans les îles Lofoten qu’on en trouve en grand nombre mais il y en a quelques unes par ici aussi.



La hauteur d’enneigement est faible cette année et on s’en rend bien compte en se rapprochant de la mer. À Sommaroy, il n’y a quasiment plus de neige. Même la colline de Hillesoya que nous nous apprêtons à gravir est exempte de verglas qui est pourtant fréquent à cette saison.


Hillesoya c’est le bout du bout de l’île de Kvaloya. Une colline surmontée d’un radar côtier occupe une grande partie de cette petite île. Et c’est l’objectif de la randonnée du matin : monter jusqu’au radar par un chemin très escarpé. Tellement escarpé qu’une corde court tout du long pour s’y agripper et pouvoir progresser dans les rochers (ou la neige ou le verglas suivant les conditions météo). Le dénivelé est de 183 mètres sur 800 mètres.



Les vues sur Sommaroy et tout le chapelet d’îles environnantes se révèlent au fur et à mesure de la montée. C’est splendide ! On voit distinctement Håja, une île en forme de proue de bateau qui a inspiré l’architecture de la cathédrale arctique de Tromsø.




On aperçoit des nuages noirs qui arrivent du large. La météo annonçait effectivement quelques nuages autour de midi mais, en arrivant au radar, le ciel s’assombrit et voilà qu’il se met à neiger !

Nous sommes en haut donc il va bien falloir redescendre malgré la neige. Nous sommes bien chaussés et habillés donc pas de problème. Finalement l’épisode neigeux ne dure que quelques minutes et nous entamons la descente par le sud de l’île, par un chemin moins raide qu’à l’aller. Il y a 3 solutions pour revenir vers le parking : redescendre par le sentier très abrupte pris à l’aller (sûrement difficile dans le sens de la descente), prendre un chemin qui part à droite du radar vers le nord, ou un autre chemin qui part à gauche vers le sud.
Les vues du côté sud sont encore plus belles et le soleil refait son apparition. On voit de jolies plages bordées d’une eau limpide d’un bleu hypnotisant.




Ce chemin est moins escarpé mais il n’est tout de même pas facile. Des cordes assurent les passages les plus difficiles et on multiplie les pauses pour contempler le splendide paysage que le soleil revient vite éclairer.


Nous atteignons les criques aperçues d’en haut. L’eau est tellement claire qu’on aurait presque envie de s’y baigner s’il ne faisait pas 2° avec un vent à rendre fou. A partir de là, on rattrape la route qui va nous ramener au parking.


Hillesoya et Sommaroy sont des îles de pêcheurs. On y trouve donc de mignonnes rorbuer, dont certaines avec un toit végétal.




Nous avons mis 2 heures à boucler les 3 km de cette belle rando.
Nous déjeunons dans le seul restaurant de Sommaroy, un fast-food tout petit et pourtant très fréquenté en ce dimanche. Nous avons la chance que des gens s’en aillent lorsqu’on arrive mais d’autres doivent attendre un moment avant de pouvoir s’asseoir. Après avoir repris des forces, nous nous attaquons à une autre petite randonnée, peut-être la plus célèbre du coin : Ornfloya. Le parking est minuscule, j’imagine le bazar que ça doit être en haute saison pour trouver à se garer. Ornfloya, c’est encore une colline qui offre un panorama sur tout l’archipel de Sommaroy. Une randonnée de seulement 2 km et 115 mètres de dénivelé, plutôt facile mais très exposée au vent. Il faut bien se couvrir !



Ici encore le paysage est magnifique, entre lac gelé, mer bleu et petites îles sublimés par le soleil de fin d’après-midi. On voit au fond la colline de Hillesoya, reconnaissable par son radar et, au loin sous le soleil, l’île de Senja avec ses sommets enneigés.




Pour choisir et organiser nos randonnées, je me suis beaucoup inspirée de ce site qui détaille parfaitement les itinéraires et les points forts de chaque balade à faire autour de Tromso.
Le trajet retour vers notre maison réserve encore quelques belles surprises. Après un panneau prévenant de leur possible présence, on aperçoit trois rennes au bord d’un lac gelé. En s’approchant à pied, on se rend compte que tout un troupeau se cache dans la vallée.





Plus loin, c’est l’ancienne ferme de Straumsgård qui mérite un arrêt. Un endroit bucolique, calme et reposant au bord du fjord.





On arrive fourbus à la maison ! Les randonnées n’étaient pas longues mais assez physiques et le vent nous a assommés.